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Nationaux, régionaux, départementaux dans le doute complet

Nationale 1M

vendredi 8 janvier 2021 - © François Dasriaux

 5 min 5 de lecture

Nationale, Régionale, Départementale, tous les acteurs du Handball français non professionnel, à l’exception de la D2F qui peut entrevoir la lumière et devrait redémarrer dans quelques temps, sont dans l’attente de la suite pour la saison 2020-2021 en se demandant si il est cohérent que cette suite existe.

A Aujourd’hui, les championnats nationaux sont dans le rouge au niveau des reports, des équipes comme Saint Ouen L’Aumône en poule 4 n’ont pas encore joué le moindre match, et ce ne sont pas les seuls dans ce cas-là. Que ce soit chez les féminines et chez les masculins, les matches reportés sont tellement nombreux que la liste en serait fastidieuse. Mais quand les salles seront autorisées à rouvrir, la Nationale 1 masculine aura 232 matches de retard dont 55 juste pour la poule 3 et la Nationale 1 Féminine en aura elle 203 dont 24 dans les poules 7 et 9… Cela fait froid dans le dos si on estime que la saison va devoir se terminer avec des montées et des descentes. La date du 20 janvier, prévue de réouverture des salles pour les adultes, ayant été repoussée par le gouvernement qui parle maintenant d’une possible réouverture à minima mi-février. Avec une reprise qui ne peut se faire d’un claquement de doigt, tous les spécialistes de la préparation physique annonçant un délai minimal de 6 semaines pour remettre les organismes en phase de compétition. Tout cela mis bout à bout, c’est un sacré casse-tête qui se présente, avec des impératifs, des besoins et des contraintes parfois totalement à l’opposé selon les clubs.

 

Bref, chercher la bonne résolution d’une équation diablement complexe, c’est le grand jeu du moment, même si les nouvelles données ne seront connues que dans 10 à 15 jours au niveau de l’état. Cela n’empêche pas les acteurs de se projeter et de tenter de chercher des solutions. Côté Grand Poitiers, le manager général du club, Christian Latulippe, est craintif sur la possibilité d’une saison blanche « Cela pourrait mettre beaucoup de clubs dans le dur financièrement. Les clubs comme Grand Poitiers qui ont leur budget basé sur le partenariat privé risquent de voir leurs partenaires partir si on n’arrive pas à leur proposer un championnat cohérent cette année. Jouer des matches pour du beurre ne peut pas remplacer la compétition pour les partenaires. Bien sur la saison blanche peut arranger des clubs sportivement, mais c’est une vue à court termes, la saison prochaine pourrait devenir très complexe à gérer». Pas de saison blanche, mais comment faire avec 232 matches non joués et une disparité complète entre certains clubs, le nombre de matches joués, les centres de formations professionnels qui s’entraînent avec les pros, etc... Une idée trotte dans la tête du manager canadien de Poitiers « On peut envisager plein de chose. Une refonte du championnat avec 10 à 12 matches (10 poules de 6 par exemple) joués entre fin mars et début juin. Ou encore pourquoi ne pas créer un championnat sur 18 mois, là on aurait le temps de voir venir et sportivement tout le monde y gagnerait avec une vraie compétition qui débuterai en effaçant le début totalement chaotique de 2020-2021. » Bref, une chose semble acquise pour Christian Latulippe, le schéma prévu semble à aujourd’hui impossible à tenir, même si des portes de sorties étaient prévues au bout de 11 matches.

 

Autre problème, autre vision des choses, le club de Villers dans la banlieue de Nancy. Club totalement amateur qui n’a pas les mêmes problématiques que Grand Poitiers et pour qui le confinement a presque été une belle opportunité. Mickael Rigolot, son manager sportif s’en explique « Notre montée en Nationale 1 a été très soudaine et tardive, on n’avait pas eu le temps d’adapter les structures de Villers Handball au niveau de jeu. L'arrêt d’octobre dernier a été l’occasion de se pencher très sérieusement la-dessus. On a défini des axes de travail, embauché 2 personnes, 1 salarié et une apprentie. On a défini les actions pour nos 3 services civiques et on a fait en sorte d’augmenter le partenariat privé avec la mise en place d'actions novatrices auprès de nos partenaires privés, visibilité réseaux sociaux, Newsletter Club Affaire, etc... en bref développer un partenariat en dehors du sportif pur. » Maintenant que le stop de fin 2020 soit une opportunité pour le club nancéen ne change pas grand-chose au questionnement sur la fin de saison avec le comment et pourquoi. Dans les paroles du manager du VHB revient en permanence le constat suivant, la santé des joueurs doit être la vraie préoccupation. « Tous nos joueurs sont amateurs, ils ont un travail, ils font leurs études, etc… et clairement la reprise ne peut se faire en deux semaines comme cela nous a été proposé en fin d’année 2020. C’est une aberration physiologique et le risque de blessure serait énorme si on faisait cela, ce serait jouer avec l'avenir aussi bien sportiif que professionnel des joueurs. Personnellement, à la vue de ce qui se profile dans les décisions gouvernementales, la saison blanche me semble le plus logique. Je ne vois pas comment on peut repartir sur ce qui s’est déjà joué, avec des clubs qui n’ont pas disputé un seul match. Avec les réserves de LNH qui, elles, se sont entraînées avec les pros. Remettre tout à plat et repartir en début de saison prochaine est peut-être la moins mauvaise des solutions »

Saison blanche, nouveau championnat raccourci et localisé géographiquement, saison complète relancée sur 18 mois ou continuer sur les formules prévues. Les options sont légions, mais il semble que la pandémie n’a pas fini de chambouler les championnats et si les Nationaux ne savent pas où ils vont aller, les régionaux et départementaux, eux commencent à se douter de la finalité de tout cela, une saison blanche et une pratique jeunes et adultes qui risque de subir les foudres de cette pandémie avec une perte majeure de licenciés annoncée dans tous les sports, Handball compris… Les dégâts sutructurels, financiers et humains risquent d'être énormes et il faudra attendre un sacrément moment avant de revoir tout se remettre en place.

Nationaux, régionaux, départementaux dans le doute complet 

Nationale 1M

vendredi 8 janvier 2021 - © François Dasriaux

 5 min 5 de lecture

Nationale, Régionale, Départementale, tous les acteurs du Handball français non professionnel, à l’exception de la D2F qui peut entrevoir la lumière et devrait redémarrer dans quelques temps, sont dans l’attente de la suite pour la saison 2020-2021 en se demandant si il est cohérent que cette suite existe.

A Aujourd’hui, les championnats nationaux sont dans le rouge au niveau des reports, des équipes comme Saint Ouen L’Aumône en poule 4 n’ont pas encore joué le moindre match, et ce ne sont pas les seuls dans ce cas-là. Que ce soit chez les féminines et chez les masculins, les matches reportés sont tellement nombreux que la liste en serait fastidieuse. Mais quand les salles seront autorisées à rouvrir, la Nationale 1 masculine aura 232 matches de retard dont 55 juste pour la poule 3 et la Nationale 1 Féminine en aura elle 203 dont 24 dans les poules 7 et 9… Cela fait froid dans le dos si on estime que la saison va devoir se terminer avec des montées et des descentes. La date du 20 janvier, prévue de réouverture des salles pour les adultes, ayant été repoussée par le gouvernement qui parle maintenant d’une possible réouverture à minima mi-février. Avec une reprise qui ne peut se faire d’un claquement de doigt, tous les spécialistes de la préparation physique annonçant un délai minimal de 6 semaines pour remettre les organismes en phase de compétition. Tout cela mis bout à bout, c’est un sacré casse-tête qui se présente, avec des impératifs, des besoins et des contraintes parfois totalement à l’opposé selon les clubs.

 

Bref, chercher la bonne résolution d’une équation diablement complexe, c’est le grand jeu du moment, même si les nouvelles données ne seront connues que dans 10 à 15 jours au niveau de l’état. Cela n’empêche pas les acteurs de se projeter et de tenter de chercher des solutions. Côté Grand Poitiers, le manager général du club, Christian Latulippe, est craintif sur la possibilité d’une saison blanche « Cela pourrait mettre beaucoup de clubs dans le dur financièrement. Les clubs comme Grand Poitiers qui ont leur budget basé sur le partenariat privé risquent de voir leurs partenaires partir si on n’arrive pas à leur proposer un championnat cohérent cette année. Jouer des matches pour du beurre ne peut pas remplacer la compétition pour les partenaires. Bien sur la saison blanche peut arranger des clubs sportivement, mais c’est une vue à court termes, la saison prochaine pourrait devenir très complexe à gérer». Pas de saison blanche, mais comment faire avec 232 matches non joués et une disparité complète entre certains clubs, le nombre de matches joués, les centres de formations professionnels qui s’entraînent avec les pros, etc... Une idée trotte dans la tête du manager canadien de Poitiers « On peut envisager plein de chose. Une refonte du championnat avec 10 à 12 matches (10 poules de 6 par exemple) joués entre fin mars et début juin. Ou encore pourquoi ne pas créer un championnat sur 18 mois, là on aurait le temps de voir venir et sportivement tout le monde y gagnerait avec une vraie compétition qui débuterai en effaçant le début totalement chaotique de 2020-2021. » Bref, une chose semble acquise pour Christian Latulippe, le schéma prévu semble à aujourd’hui impossible à tenir, même si des portes de sorties étaient prévues au bout de 11 matches.

 

Autre problème, autre vision des choses, le club de Villers dans la banlieue de Nancy. Club totalement amateur qui n’a pas les mêmes problématiques que Grand Poitiers et pour qui le confinement a presque été une belle opportunité. Mickael Rigolot, son manager sportif s’en explique « Notre montée en Nationale 1 a été très soudaine et tardive, on n’avait pas eu le temps d’adapter les structures de Villers Handball au niveau de jeu. L'arrêt d’octobre dernier a été l’occasion de se pencher très sérieusement la-dessus. On a défini des axes de travail, embauché 2 personnes, 1 salarié et une apprentie. On a défini les actions pour nos 3 services civiques et on a fait en sorte d’augmenter le partenariat privé avec la mise en place d'actions novatrices auprès de nos partenaires privés, visibilité réseaux sociaux, Newsletter Club Affaire, etc... en bref développer un partenariat en dehors du sportif pur. » Maintenant que le stop de fin 2020 soit une opportunité pour le club nancéen ne change pas grand-chose au questionnement sur la fin de saison avec le comment et pourquoi. Dans les paroles du manager du VHB revient en permanence le constat suivant, la santé des joueurs doit être la vraie préoccupation. « Tous nos joueurs sont amateurs, ils ont un travail, ils font leurs études, etc… et clairement la reprise ne peut se faire en deux semaines comme cela nous a été proposé en fin d’année 2020. C’est une aberration physiologique et le risque de blessure serait énorme si on faisait cela, ce serait jouer avec l'avenir aussi bien sportiif que professionnel des joueurs. Personnellement, à la vue de ce qui se profile dans les décisions gouvernementales, la saison blanche me semble le plus logique. Je ne vois pas comment on peut repartir sur ce qui s’est déjà joué, avec des clubs qui n’ont pas disputé un seul match. Avec les réserves de LNH qui, elles, se sont entraînées avec les pros. Remettre tout à plat et repartir en début de saison prochaine est peut-être la moins mauvaise des solutions »

Saison blanche, nouveau championnat raccourci et localisé géographiquement, saison complète relancée sur 18 mois ou continuer sur les formules prévues. Les options sont légions, mais il semble que la pandémie n’a pas fini de chambouler les championnats et si les Nationaux ne savent pas où ils vont aller, les régionaux et départementaux, eux commencent à se douter de la finalité de tout cela, une saison blanche et une pratique jeunes et adultes qui risque de subir les foudres de cette pandémie avec une perte majeure de licenciés annoncée dans tous les sports, Handball compris… Les dégâts sutructurels, financiers et humains risquent d'être énormes et il faudra attendre un sacrément moment avant de revoir tout se remettre en place.

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