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Paulo Pereira : " Quintana est dans notre mémoire "

En Attendant le TQO

mercredi 10 mars 2021 - © Yves Michel

 8 min 45 de lecture

C’est une équipe du Portugal amoindrie mais surtout métamorphosée après le décès fin février de son gardien Alfredo Quintana qui arrive ce mercredi à Montpellier afin de participer pour la 1ère fois de son histoire à un Tournoi de Qualification Olympique. Face à la Tunisie, la Croatie et la France, le défi est de taille, surtout dans les circonstances actuelles mais Paulo Pereira, l’entraîneur national entend bien le relever.

S’entretenir avec Paulo Pereira, c’est avant tout échanger avec un passionné. Un passionné de sport en général et de handball en particulier. Le quinquagénaire dirige l’équipe nationale du Portugal depuis l’été 2016 après avoir entraîné le FC Porto, Cangas en Espagne puis les équipes féminines d’Angola et de Tunisie. Moins de cinq ans se sont écoulés et le travail a payé puisque jamais dans son histoire, le hand lusitanien n’avait atteint un pareil niveau couronné par quelques succès mémorables et une 6ème place à l’Euro 2020. Un mois et demi après s’être classé 10ème au Mondial égyptien, le Portugal joue sa qualification pour les J.O de Tokyo, à Montpellier avec comme adversaires, la France, la Croatie et la Tunisie. Tout aurait été tellement enjoué, si cette "Seleçao", il y a très exactement douze jours, n’avait pas perdu l’un des siens. Le gardien Alfredo Quintana, décédé à 32 ans des suites d’un arrêt cardiaque pendant un entraînement avec son club, le FC Porto. 

Paulo, avec la disparition d’Alfredo Quintana, c’est une période très particulière que vous vivez...
C’est malheureusement la dure réalité de la vie. Il y a des moments de joie que nous aimons partager ensemble et des injustices. A mon niveau, il y a encore une semaine, je ne cessais de penser à ce qui était arrivé mais il faut vite reprendre le dessus. C’est difficile mais on doit être fort et surtout respecter les joueurs qui sont les acteurs principaux. 

Comment s’est déroulée la prise de contact avec vos joueurs ?
On sent qu’ils souffrent en silence. Vous imaginez dix d’entre eux évoluent au FC Porto et Alfredo était leur partenaire en club. Mais d’un autre côté et on en a parlé longuement ce lundi, on doit revenir à une vie normale… pour nous et surtout pour lui. Quintana est dans notre mémoire, nous ne l’oublierons jamais et quoi qu’il se passe, il sera avec nous. Et si on réalise quelque chose de bien, ce sera aussi grâce à lui. 

La réalité sportive, c’est aussi l’absence de votre 2ème gardien, Humberto Gomes, le vétéran (43 ans) de l’équipe…
On sait que c’est un poste où l’expérience est un énorme facteur et on va devoir faire confiance à trois jeunes gardiens (voir plus bas). Ils vont devoir prendre ce qu’il leur arrive comme une belle opportunité pour aider l’équipe. C’est l’avenir de notre handball, ils auront c’est vrai, très rapidement, une lourde responsabilité à assumer. 

Votre infirmerie est bien remplie avec Gilberto Duarte, Joao Ferraz et en dernière minute Alexis Borges…
Alexis, je comptais vraiment sur lui. Je dois dire que la communication avec le club de Montpellier n’a pas été... évidente. Le joueur a fait une échographie (au niveau d'un mollet) qui n’a rien révélé. Il n’était pas blessé et j’ai du mal à comprendre que pendant tout ce temps, on l'a laissé au repos, sans activité ! Conséquence malheureuse pour nous: on ne peut pas l'utiliser. J’ai dû changer mes plans, revoir des associations. Sans ces trois joueurs, la défense est amoindrie et la montée de balle perturbée. Si on peut maintenir un niveau d’efficacité en attaque, on arrivera à compenser. 

Le plus difficile sera de gérer l’enchaînement de matches sur trois jours…
Oui, parce que le problème qu’on va avoir au niveau physique, si on compare avec les autres sélections, c'est que j'ai dix joueurs du FC Porto qui ont vécu directement le drame avec le décès de Quintana. Et ils ne se sont entraînés que trois fois depuis. Tout a été arrêté. Ils n'avaient envie de rien. Depuis le début du stage, j’ai dû les protéger et surtout me montrer patient. 

Les ambitions du Portugal sont-elles revues à la baisse ? 
Ah… je ne sais pas. Cela va dépendre beaucoup du 1er match contre la Tunisie. Pour ressentir dans quel état d’esprit est le groupe. On s’intéressera aussi au résultat de l’opposition entre la France et la Croatie… Je ne vais pas dévoiler ma pensée mais selon l’issue de ce match, cela peut nous être profitable ou pas pour la suite. 

Vous souhaiteriez un succès des Français ? 
(silence et mimique) Déjà, restons humbles, il faut battre la Tunisie. Sur le tournoi, on est un peu dans un rôle d’outsider mais on sait qu’on a des arguments à faire valoir. J’espère que dès le 1er match, les sensations seront positives. 

Êtes-vous étonné par la progression de la sélection portugaise ?
Quand il y a des bons ou même des mauvais résultats, la responsabilité n’est pas celle d’une ou deux personnes, cela revient à tout le groupe. Notre réussite passe aussi par une certaine alchimie entre plusieurs générations. Jeune, chacun a eu l’expérience d’un championnat d’Europe ou du Monde. Ce que je disais tout à l’heure sur l’ossature du FC Porto, c’est aussi une force. Les joueurs se connaissent très bien, ont des automatismes. La Fédération a beaucoup plus investi sur les moyens humains. Quand je suis arrivé il y a cinq ans, c’était totalement différent, je n’avais pas le même staff qu’aujourd’hui. Enfin, à tous les niveaux, les mentalités ont changé. 

Comment cela ? 
Avant, nos joueurs venaient dans la crainte de perdre, ils avaient un complexe par rapport à leur adversaire. Le 1er match que j’ai dirigé avec la sélection, c’était contre l’Allemagne qui venait d’être championne d’Europe. On perd de 11 buts. J’ai simplement demandé au groupe s’il n’était pas capable de faire mieux ? Avec du travail, on est arrivé à avoir un autre état d’esprit. L’important est de se persuader que toute entreprise est possible. 

Le handballeur portugais n’hésite plus à aller s’évaluer dans d’autres championnats…
Pendant longtemps, le joueur est resté dans sa zone de confort mais le handball portugais a progressé. Les clubs à l'étranger, ne sont pas insensibles à ce phénomène. C’est comme quand tu vas dans un bon restaurant, tu ne regardes pas l’addition si ce que tu manges est d’excellente qualité. Si des joueurs sont sortis, c’est parce qu’ils avaient atteint un très bon niveau. J’espère que cela va se passer de la même façon pour les entraîneurs portugais. 

Vous avez 55 ans, vous parlez très bien notre langue, ne seriez-vous pas tenté par une expérience en France ? 
(sourires) Dans la vie, je me suis toujours fixé des objectifs. Après mes études, j’ai fait un master à l’université et au bout de 15 ans, je suis parvenu à vivre du handball. C’était une 1ère étape. Travailler comme entraîneur professionnel. J’ai une idée bien arrêtée pour la suite. Je me suis aperçu qu’en Europe, il y avait un groupe de coaches qui ne bougeait pas beaucoup ou bien qui trouvait toujours une place dans un grand club. Le 2ème palier que je veux atteindre, c’est pouvoir arriver à ce niveau. Avoir l’enthousiasme de travailler dans un projet sérieux. Je suis donc ouvert à toutes propositions. J’en ai eues mais je n’ai pas donné suite. 

En France ? 
Je respecte la France pour tout ce qu’elle a fait pour le handball, il y a aussi l’Allemagne. On sait que dans ces pays, les gens aiment ce sport. Et bien-sûr, j’aimerais travailler en France. 

Dans l’immédiat, l’objectif, c’est la qualification pour les Jeux…
Ce serait grandiose, une chose unique dans l’histoire de notre sport. Se rend-on vraiment compte ? Nous sommes dans un tournoi pour faire partie des 12 équipes qui iront aux J.O ! Je ne sais pas encore comment cela va se passer mais si on y arrive, on s’est tous lancé un défi !

Lequel ? 
C’est notre docteur qui en a eu l’idée. Il est un peu âgé (75 ans) et c’est sa dernière saison dans le staff. Si nous allons à Tokyo, nous nous ferons tatouer les anneaux olympiques, tous, au même endroit (rires). 



Gardiens en herbe

A n'en pas douter, des quatre formations présentes sur le TQO, le Portugal se présente avec le trio de gardiens de buts le plus inexpérimenté. A eux trois, Gustavo Capdeville (23 ans), Manuel Gaspar et Diogo Valério (22 ans) ne totalisent que 11 sélections dont 9 pour le 1er cité ! Si Capdeville et Gaspar évoluent à Lisbonne, respectivement au Benfica et au Sporting, Diogo Valerio (notre photo) a choisi de s'exiler pour trois saisons en Bundesliga II. Du côté de Gummersbach, actuel 3ème de la D2 allemande. Sacré défi pour le Lisboète que le Benfica n'a pas voulu conserver et qui avait été prêté à Belenenses. Et pourtant, le portier est l'un des plus prometteurs de la génération 98-99, classé parmi les meilleurs sur le poste des derniers Mondiaux U21 en 2019 (ceux remportés par la France des Villeminot, Prandi, Gaudin et consorts). Il faisait la paire avec un certain... Manuel Gaspar et le Portugal a terminé 4ème au pied du podium. Gustavo Capdeville lui a contribué sur la 1ère partie de la saison comme gardien n°2 à hisser le Sporting en 8èmes de finale de l'European League. 



Et ils sont où les Montpelliérains ?

Ils devaient être quatre, ils ne seront que deux. Après les forfaits sur blessure des Montpelliérains Duarte et Borges, Pedro Portela (photo ci-dessus) et Alexandre Cavalcanti seront les deux joueurs portugais représentant la Starligue à l'occasion de ce TQO. L'ailier droit tremblaysien est un vrai renard des zones, ses décalages et ses contre-attaques ne laissent que très peu de chance aux gardiens adverses. Depuis trois saisons en Seine St Denis, Nantes ne s'est pas trompé et l'a recruté dès l'été prochain. En D1 française, malgré les résultats poussifs de Tremblay, Portela est 10ème au classement des buteurs (69 réalisations tout comme un certain Mikkel Hansen). Il retrouvera au "H" Alexandre Cavalcanti, arrivé en Loire-Atlantique en 2019 et dont le parcours en France a été jalonné par de fréquentes blessures. L'arrière gauche n'a pas eu l'occasion de vraiment convaincre ceux qui lui ont fait confiance. Au dernier Mondial égyptien, il a été moyennement utilisé par Pereira alors que Portela lui, figure parmi les cadres de l'équipe portugaise.

Paulo Pereira : " Quintana est dans notre mémoire " 

En Attendant le TQO

mercredi 10 mars 2021 - © Yves Michel

 8 min 45 de lecture

C’est une équipe du Portugal amoindrie mais surtout métamorphosée après le décès fin février de son gardien Alfredo Quintana qui arrive ce mercredi à Montpellier afin de participer pour la 1ère fois de son histoire à un Tournoi de Qualification Olympique. Face à la Tunisie, la Croatie et la France, le défi est de taille, surtout dans les circonstances actuelles mais Paulo Pereira, l’entraîneur national entend bien le relever.

S’entretenir avec Paulo Pereira, c’est avant tout échanger avec un passionné. Un passionné de sport en général et de handball en particulier. Le quinquagénaire dirige l’équipe nationale du Portugal depuis l’été 2016 après avoir entraîné le FC Porto, Cangas en Espagne puis les équipes féminines d’Angola et de Tunisie. Moins de cinq ans se sont écoulés et le travail a payé puisque jamais dans son histoire, le hand lusitanien n’avait atteint un pareil niveau couronné par quelques succès mémorables et une 6ème place à l’Euro 2020. Un mois et demi après s’être classé 10ème au Mondial égyptien, le Portugal joue sa qualification pour les J.O de Tokyo, à Montpellier avec comme adversaires, la France, la Croatie et la Tunisie. Tout aurait été tellement enjoué, si cette "Seleçao", il y a très exactement douze jours, n’avait pas perdu l’un des siens. Le gardien Alfredo Quintana, décédé à 32 ans des suites d’un arrêt cardiaque pendant un entraînement avec son club, le FC Porto. 

Paulo, avec la disparition d’Alfredo Quintana, c’est une période très particulière que vous vivez...
C’est malheureusement la dure réalité de la vie. Il y a des moments de joie que nous aimons partager ensemble et des injustices. A mon niveau, il y a encore une semaine, je ne cessais de penser à ce qui était arrivé mais il faut vite reprendre le dessus. C’est difficile mais on doit être fort et surtout respecter les joueurs qui sont les acteurs principaux. 

Comment s’est déroulée la prise de contact avec vos joueurs ?
On sent qu’ils souffrent en silence. Vous imaginez dix d’entre eux évoluent au FC Porto et Alfredo était leur partenaire en club. Mais d’un autre côté et on en a parlé longuement ce lundi, on doit revenir à une vie normale… pour nous et surtout pour lui. Quintana est dans notre mémoire, nous ne l’oublierons jamais et quoi qu’il se passe, il sera avec nous. Et si on réalise quelque chose de bien, ce sera aussi grâce à lui. 

La réalité sportive, c’est aussi l’absence de votre 2ème gardien, Humberto Gomes, le vétéran (43 ans) de l’équipe…
On sait que c’est un poste où l’expérience est un énorme facteur et on va devoir faire confiance à trois jeunes gardiens (voir plus bas). Ils vont devoir prendre ce qu’il leur arrive comme une belle opportunité pour aider l’équipe. C’est l’avenir de notre handball, ils auront c’est vrai, très rapidement, une lourde responsabilité à assumer. 

Votre infirmerie est bien remplie avec Gilberto Duarte, Joao Ferraz et en dernière minute Alexis Borges…
Alexis, je comptais vraiment sur lui. Je dois dire que la communication avec le club de Montpellier n’a pas été... évidente. Le joueur a fait une échographie (au niveau d'un mollet) qui n’a rien révélé. Il n’était pas blessé et j’ai du mal à comprendre que pendant tout ce temps, on l'a laissé au repos, sans activité ! Conséquence malheureuse pour nous: on ne peut pas l'utiliser. J’ai dû changer mes plans, revoir des associations. Sans ces trois joueurs, la défense est amoindrie et la montée de balle perturbée. Si on peut maintenir un niveau d’efficacité en attaque, on arrivera à compenser. 

Le plus difficile sera de gérer l’enchaînement de matches sur trois jours…
Oui, parce que le problème qu’on va avoir au niveau physique, si on compare avec les autres sélections, c'est que j'ai dix joueurs du FC Porto qui ont vécu directement le drame avec le décès de Quintana. Et ils ne se sont entraînés que trois fois depuis. Tout a été arrêté. Ils n'avaient envie de rien. Depuis le début du stage, j’ai dû les protéger et surtout me montrer patient. 

Les ambitions du Portugal sont-elles revues à la baisse ? 
Ah… je ne sais pas. Cela va dépendre beaucoup du 1er match contre la Tunisie. Pour ressentir dans quel état d’esprit est le groupe. On s’intéressera aussi au résultat de l’opposition entre la France et la Croatie… Je ne vais pas dévoiler ma pensée mais selon l’issue de ce match, cela peut nous être profitable ou pas pour la suite. 

Vous souhaiteriez un succès des Français ? 
(silence et mimique) Déjà, restons humbles, il faut battre la Tunisie. Sur le tournoi, on est un peu dans un rôle d’outsider mais on sait qu’on a des arguments à faire valoir. J’espère que dès le 1er match, les sensations seront positives. 

Êtes-vous étonné par la progression de la sélection portugaise ?
Quand il y a des bons ou même des mauvais résultats, la responsabilité n’est pas celle d’une ou deux personnes, cela revient à tout le groupe. Notre réussite passe aussi par une certaine alchimie entre plusieurs générations. Jeune, chacun a eu l’expérience d’un championnat d’Europe ou du Monde. Ce que je disais tout à l’heure sur l’ossature du FC Porto, c’est aussi une force. Les joueurs se connaissent très bien, ont des automatismes. La Fédération a beaucoup plus investi sur les moyens humains. Quand je suis arrivé il y a cinq ans, c’était totalement différent, je n’avais pas le même staff qu’aujourd’hui. Enfin, à tous les niveaux, les mentalités ont changé. 

Comment cela ? 
Avant, nos joueurs venaient dans la crainte de perdre, ils avaient un complexe par rapport à leur adversaire. Le 1er match que j’ai dirigé avec la sélection, c’était contre l’Allemagne qui venait d’être championne d’Europe. On perd de 11 buts. J’ai simplement demandé au groupe s’il n’était pas capable de faire mieux ? Avec du travail, on est arrivé à avoir un autre état d’esprit. L’important est de se persuader que toute entreprise est possible. 

Le handballeur portugais n’hésite plus à aller s’évaluer dans d’autres championnats…
Pendant longtemps, le joueur est resté dans sa zone de confort mais le handball portugais a progressé. Les clubs à l'étranger, ne sont pas insensibles à ce phénomène. C’est comme quand tu vas dans un bon restaurant, tu ne regardes pas l’addition si ce que tu manges est d’excellente qualité. Si des joueurs sont sortis, c’est parce qu’ils avaient atteint un très bon niveau. J’espère que cela va se passer de la même façon pour les entraîneurs portugais. 

Vous avez 55 ans, vous parlez très bien notre langue, ne seriez-vous pas tenté par une expérience en France ? 
(sourires) Dans la vie, je me suis toujours fixé des objectifs. Après mes études, j’ai fait un master à l’université et au bout de 15 ans, je suis parvenu à vivre du handball. C’était une 1ère étape. Travailler comme entraîneur professionnel. J’ai une idée bien arrêtée pour la suite. Je me suis aperçu qu’en Europe, il y avait un groupe de coaches qui ne bougeait pas beaucoup ou bien qui trouvait toujours une place dans un grand club. Le 2ème palier que je veux atteindre, c’est pouvoir arriver à ce niveau. Avoir l’enthousiasme de travailler dans un projet sérieux. Je suis donc ouvert à toutes propositions. J’en ai eues mais je n’ai pas donné suite. 

En France ? 
Je respecte la France pour tout ce qu’elle a fait pour le handball, il y a aussi l’Allemagne. On sait que dans ces pays, les gens aiment ce sport. Et bien-sûr, j’aimerais travailler en France. 

Dans l’immédiat, l’objectif, c’est la qualification pour les Jeux…
Ce serait grandiose, une chose unique dans l’histoire de notre sport. Se rend-on vraiment compte ? Nous sommes dans un tournoi pour faire partie des 12 équipes qui iront aux J.O ! Je ne sais pas encore comment cela va se passer mais si on y arrive, on s’est tous lancé un défi !

Lequel ? 
C’est notre docteur qui en a eu l’idée. Il est un peu âgé (75 ans) et c’est sa dernière saison dans le staff. Si nous allons à Tokyo, nous nous ferons tatouer les anneaux olympiques, tous, au même endroit (rires). 



Gardiens en herbe

A n'en pas douter, des quatre formations présentes sur le TQO, le Portugal se présente avec le trio de gardiens de buts le plus inexpérimenté. A eux trois, Gustavo Capdeville (23 ans), Manuel Gaspar et Diogo Valério (22 ans) ne totalisent que 11 sélections dont 9 pour le 1er cité ! Si Capdeville et Gaspar évoluent à Lisbonne, respectivement au Benfica et au Sporting, Diogo Valerio (notre photo) a choisi de s'exiler pour trois saisons en Bundesliga II. Du côté de Gummersbach, actuel 3ème de la D2 allemande. Sacré défi pour le Lisboète que le Benfica n'a pas voulu conserver et qui avait été prêté à Belenenses. Et pourtant, le portier est l'un des plus prometteurs de la génération 98-99, classé parmi les meilleurs sur le poste des derniers Mondiaux U21 en 2019 (ceux remportés par la France des Villeminot, Prandi, Gaudin et consorts). Il faisait la paire avec un certain... Manuel Gaspar et le Portugal a terminé 4ème au pied du podium. Gustavo Capdeville lui a contribué sur la 1ère partie de la saison comme gardien n°2 à hisser le Sporting en 8èmes de finale de l'European League. 



Et ils sont où les Montpelliérains ?

Ils devaient être quatre, ils ne seront que deux. Après les forfaits sur blessure des Montpelliérains Duarte et Borges, Pedro Portela (photo ci-dessus) et Alexandre Cavalcanti seront les deux joueurs portugais représentant la Starligue à l'occasion de ce TQO. L'ailier droit tremblaysien est un vrai renard des zones, ses décalages et ses contre-attaques ne laissent que très peu de chance aux gardiens adverses. Depuis trois saisons en Seine St Denis, Nantes ne s'est pas trompé et l'a recruté dès l'été prochain. En D1 française, malgré les résultats poussifs de Tremblay, Portela est 10ème au classement des buteurs (69 réalisations tout comme un certain Mikkel Hansen). Il retrouvera au "H" Alexandre Cavalcanti, arrivé en Loire-Atlantique en 2019 et dont le parcours en France a été jalonné par de fréquentes blessures. L'arrière gauche n'a pas eu l'occasion de vraiment convaincre ceux qui lui ont fait confiance. Au dernier Mondial égyptien, il a été moyennement utilisé par Pereira alors que Portela lui, figure parmi les cadres de l'équipe portugaise.

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