C'est une saine concurrence qui agrémentera ce samedi et qui donnera le véritable coup d'envoi de la saison. A 20h au Futuroscope de Poitiers, le Trophée des Champions entre le PSG, champion de France en titre et Montpellier, vainqueur de la dernière coupe de France. Un grand classique face à deux formations qui repartent avec de grosses ambitions et des effectifs remaniés avec notamment côté parisien, un nouveau duo d'entraîneurs danois.
Quatre heures plus tôt, St Raphaël aura débuté son marathon européen au... Danemark dans la localité de Thisted (à 100km à l'ouest d'Aalborg) face à Mors Thy, une équipe assez jeune malgré la présence de l'ancien pivot du PSG Henrik Toft Hansen (38 ans). L'adversaire est largement à la portée des Varois qui renouent avec la Ligue Européenne, six ans après un quart de finale. Classés 5èmes lors du dernier championnat, ils doivent passer par un tour préliminaire avant d'espérer se qualifier pour la phase de groupe où ils retrouveront les deux autres représentants français, Montpellier et Toulouse. L'occasion de faire le point sur la formation de Benjamin Braux avec un des joueurs les plus expérimentés du groupe, Benjamin Bataille. A 33 ans, l'ancien Francilien et Montpelliérain est dans son élément.
Vous teniez vraiment à cette 5ème place !
St Raphaël s’est imposé deux fois en championnat contre Nîmes et Toulouse. Je pense que sur la force collective de l’équipe, on était meilleurs qu’eux, malheureusement, on a fait une petite erreur, il nous a manqué un petit point pour décrocher la qualif directe en Ligue Européenne. Mais par rapport au projet construit en 3 ans qui visait la qualif en coupe d'Europe, on ne peut qu’être satisfaits.
La régularité, c’est ce qui vous avait manqué auparavant ?
Il y a trois ans, l’effectif a été profondément remanié, il a fallu un temps d’adaptation et le classement s’en est ressenti. On a ensuite gagné en stabilité avec peu de mouvements.
Avec des changements poste pour poste…
Oui et c’est un gardien et deux ailiers, donc des postes qui n’impactent pas le fond de jeu. Je rajouterai que c’est bien de s’être qualifié cette saison avec une continuité au sein du groupe. Se connaître facilite les relations.
Le fait notable en juin, c’est l’arrêt de Raphaël Caucheteux… tout un symbole…
C’est sûr que pour la vie du club, c’est particulier. De par les perfs qu’il a accomplies et puis aussi par la personnalité qu’il a dégagée. C’est le gars qui met de la bonne humeur et du dynamisme dans le groupe. Raphaël est aussi attachant qu’il peut être énervant par moments (rires). Mais je garde l’image d’un compétiteur hors pair. C’est sûr qu’à la reprise, cela a fait un vide mais on doit avancer.
Tu as prolongé jusqu’en 2027. Est-ce un aboutissement programmé de ta carrière pro ?
Non, pas forcément. C’est vrai que je suis plus proche de la fin que le contraire mais tant que j’ai envie et que le physique suit, je ne me fixe aucune limite. Même si je ne serai pas loin des 35 ans. Je ne ressens pas mon âge (sourires).
Ivry, Tremblay, retour à Ivry et puis un étage supérieur à Montpellier et St Raphaël, pour toi, c’est allé dans le bon sens…
Oui, on peut dire ça avec le bonus européen mais jouer la coupe d’Europe, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus dur. Mais ça met du sel dans une carrière. C’est sûr qu’en région parisienne, jouer presque à chaque fois, le maintien, c'était plus stressant.
Ce samedi, déplacement au Danemark face à Mors-Thy… Un tirage plutôt favorable ?
On les connait peu, c’est une jeune équipe, en reconstruction mais ça reste des Danois qui dans un bon jour, peuvent produire le meilleur handball. Il faudra imposer notre jeu, notre physique et ensuite notre identité sur cette coupe d’Europe.
Si vous passez ce tour, il faudra jouer sur plusieurs tableaux...
C’est vrai, calendrier assez dense mais on a une équipe homogène. Quand il y a des blessés, ils sont remplacés et le niveau de performance de l’équipe ne bouge pas. Tout le monde est utilisé et donc concerné et c’est atout quand il y a une multiplication de matches.
Le tiercé de tête en Starligue… Immuable avec Paris, Nantes, Montpellier ?
Aujourd’hui, le top 3 est intouchable. Par le budget du trio, le rendement, le niveau des joueurs. A partir de la 4ème place, tout est jouable, il va falloir être régulier et sérieux sur toutes les compétitions qu’on aura à disputer, l’objectif c’est d’aller chercher une place européenne comme le fait Toulouse depuis quelques années.
°°° le match retour de Ligue Européenne aura lieu à St Raphaël, samedi 6 septembre à 20h30. En cas de qualif, les Varois retrouveront le groupe A avec les coriaces Allemands de Flensburg, une équipe roumaine (Turda) et le vainqueur d'un autre match de qualif entre un club espagnol (Irun) et un portugais (Braga).