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A L’envers !

Mondial

vendredi 29 janvier 2021 - © François Dasriaux

 7 min 30 de lecture

Lâchés par leurs gardiens, ne trouvant aucune réponse défensive au jeu léché des Suédois de Jim Gottfridsson, les Français ne se sont pas sortis de leur demi-finale et se sont inclinés 32-26. Ils devront tenter de relever la tête dimanche à 14h30 pour la médaille de bronze. A l’évidence, les absences conjuguées de Luka Karabatic et Timothey N’Guessan auront pesé plus qu’on ne l’aurait pensé. Sans arrière gauche impactant et sans un des deux piliers de la défense, la France a subi un échec cinglant sur lequel il n’y a rien à redire, la Suède était au-dessus et... largement aujourd’hui.

 

On va garder le bébé
Il y a quelques temps, après une prestation assez tristounette des Bleus face à l’Algérie, Guillaume Gille avait dit sur un lapsus « Il ne faut pas jeter l’eau du bain avec le bébé », après cette demi-finale, c’est encore plus d’actualité. Certes, les Bleus n’ont quasiment pas existé dans leur demi-finale face à la Suède. Bien sûr, les manques vus dans les mauvais moments sont revenus à la surface au plus mauvais instant. Evidemment, la défense tricolore et les gardiens se sont troués dans les grandes largeurs et tous ces échecs défensifs ont fini par plomber l’attaque où chacun a voulu en faire un peu plus et donc souvent trop. A l’évidence, les absences ont pesé plus qu’elles ne l’auraient dû. Mais tirer à boulet rouge sur les Bleus, c’est oublier les 8 matches gagnés, même sans parfois la manière, et dans un championnat du Monde la gagne reste quand même l’essence même de la compétition. Guillaume Gille et Michael Guigou l’ont dit de façon claire et presque abrupte : Il faut que cette équipe travaille encore beaucoup pour arriver à trouver la tranquillité de jeu dans les moments difficiles. Ce qui fait un peu mal c’est que cette Suède, avec ses 8 absents majeurs, composée de joueurs qui, pour certains, n’avaient aucune expérience internationale, elle, a su trouver ce relâchement et cette sérénité dans le jeu qui a fait si mal aux Français aujourd’hui. On peut aussi se dire que question absents, la France avait son lot… Nikola Karabatic à la maison avec le genou en vrac, Wesley Pardin qui l’a rejoint avec la même blessure. Timothey N’Guessan et Luka Karabatic dont les corps lâchent face à la Hongrie. Elohim Prandi qui abdique quelques jours avant le début du Mondial… Les Bleus aussi avaient leur pesant d’absents, reste que ceux qui ont joué on dérapé dans les grandes largeurs face à une Suède joueuse, mais dont on se dit que les Tricolores de la Hongrie avaient de quoi calmer ses ardeurs.



Défense de rêver sans défense
Mais pour cela, il fallait que la défense soit au rendez-vous et elle ne l’a été que par quelques moments et surtout n’a jamais trouvé de gardien capable de valider son activité. 1 arrêt pour Vincent Gérard et un 5% de réussite famélique, 3 pour Yann Genty à 19%, tandis qu’Andrea Palicka, sans s’offrir un match de mammouth, sortait ses 11 arrêts à 31% ce qui n’est pas fou, fou à ce niveau, juste bon et solide. Compliqué de faire des choix défensifs quand tout ce qui trouve le cadre chez l’adversaire finit au fond des filets. Monter ? Contrer ? Se désaligner ? Tenter l’interception ? Chaque choix était puni systématiquement par une Suède aux talents protéiformes. A part leur jeu pivot qui a été mis à mal par les Bleus, que ce soit aux ailes où la paire Hampus Wanne – Daniel Pettersson ont été insolents de réussite, de loin avec Jonathan Carlsbogard ou en pénétration avec Jim Gottfridsson ou Albin Lagergren, ça claquait des buts de tous les côtés et pour en rajouter une couche, la fébrilité qui a fini par gagner l’attaque bleue leur a donné toutes les munitions voulues pour jouer sur grand espace.

L’attaque pas d’attaque
Pourtant malgré cela, les Bleus vont entrevoir la lumière quelques instants, à la 14° quand ils vont passer devant au score, mais dans la foulée manquer la balle du +2 qui aurait peut-être changé pas mal de choses. Au lieu de ça, c’est la Suède qui va renvoyer la France dans les cordes avec un 4-0 signé du duo Wanne – Lagergren et tuer le match pour de bon, on s’en rendra compte par la suite. Un bloc central où Adrien Dipanda se loupe et finit par prendre un rouge sec logique et indiscutable. Des arrières gauches Romain Lagarde et Jean Jacques Acquevillo trop timorés qui n’apportent pas de danger, permettant à la défense suédoise de se concentrer sur le reste de la base arrière, dont bien évidemment Dika Mem, et des balles qui arrivent poussivement aux ailes, avec un nombre assez impressionnants de ballons de décalage mangés, ratés, lessivés par un manque de maîtrise.

Bref, la Suède a gagné logiquement, implacablement, sereinement et les Bleus doivent maintenant se regarder en face pour tenter de réagir pour aller chercher une médaille. Finir ce dernier carré à la 4° place serait on n’en doute pas vécu comme un gros échec par beaucoup. Reste que face à l’Espagne ou le Danemark, inutile de penser que cela sera plus simple que face à la Suède, et les absents seront toujours absents.

Au Caire (EGY), Cairo Stadium Hall 1
Le vendredi 29 janvier 2021 à 20h30
France - Suède : 26 - 32 (Mi-temps : 13-16)
Arbitres : MM Schulze Robert et Tonnies Tobias (ALL)
Evolution du score : 2-3 5°, 5-6 10°, 7-8 15°, 8-11 20°, 11-15 25°, 13-16 MT - 16-19 35°, 18-22 40°, 21-24 45°, 23-27 50°, 25-29 55°, 26-32 FT. 

 

 

Les réactions
Michael Guigou (Au micro de BeIN Sports) : « On est forcément déçu de ce rendez-vous qu’on avait déjà raté par le passé avec ce groupe et il nous a manqué beaucoup de choses. De l’énergie, de la vie, de la sérénité et nos blessés qui nous ont beaucoup fait défaut et moi personnellement j’ai eu du mal après le match face à la Hongrie à me refaire, on enchaîne beaucoup c’est le 8° match de la compétition. Les Suédois ont joué de façon plus serein, avec un jeu plus posé alors que nous on a peut-être un peu trop insisté sur les duels. Ils ont été meilleurs que nous à tous les niveaux… On payé cher nos tirs ratés avec leur montée de balle que l’on redoutait. Bravo à eux et à nous de nous reconcentrer sur le match 3/4. Quand on voit ce que l’on a pu produire pendant ce Mondial, cette demi-finale laisse des regrets ! Mais il ne faut pas oublier ce que l’on a fait, on a battu la Norvège, le Portugal et la Hongrie qui était très forte sur la compétition, et par rapport à là où en était au début de la compétition, on a bien grandi et fait de belles choses, il en manque encore un peu, à nous de travailler, de se servir de tout ça pour que ce groupe connaisse des finales et des titres. »

Ludovic Fabregas (Au micro de BeIN Sports) : « On n’a pas très bien joué, on n’a pas imposé notre rythme et les Suédois ont très bien joué et nous ont été supérieurs dans tous les compartiments du jeu et leur victoire est méritée. Nous on a eu du mal défensivement, ils ont trouvé des solutions de loin, Jim Gottfridsson a été bon, Jonathan Carlsbogard aussi, et ils ont parfaitement su exploiter nos erreurs, notamment sur leur jeu rapide avec un Hampus Wanne très efficace, plus leur gardien qui a fait des arrêts et qui fini MVP… C’est dommage parce qu’on avait fait un super parcours et ce soir ça s’arrête net, c’est notre première défaite. Mais on est aussi fier d’être arrivé jusque-là, on nous l’aurait dit en début de compétition on aurait signé de suite je pense. »

Guillaume Gille (Au micro de BeIN Sports) : « Il y a de la déception que le parcours s’arrête là mais sur cette partie on n’a pas été en mesure de livrer tout ce que l’on est capable de faire. On, a été en difficulté dans beaucoup de secteurs et on n’a pas réussi à enchaîner les phases positives et à trouver la bonne carburation. C’est ce qui a permis aux Suédois de prendre le contrôle avec beaucoup de sérénité et c’est une équipe qui, quand elle trouve cette confiance-là, est très difficile à jouer. On a eu du mal défensivement, on a aussi eu du mal en attaque où on a buté sur leur défense et leur gardien de but. C’est un bilan pas satisfaisant parce que pas suffisant pour accéder à la finale. Mais cela faisait partie des scénarii possibles, quand on se présente sur un dernier week-end de championnat du Monde, il y a deux matches, deux matches pour trouve le chemin vers une médaille. Notre premier espoir de médaille vient de s’envoler, il va falloir se reconstruire ensemble, digérer cette défaite qui fait mal parce qu’on n’a pas été au niveau de ce que l’on espérait. A nous de trouver l’énergie pour que cette dernière rencontre nous permette de valider notre beau parcours par un note positive et par une médaille. »

 

Le diaporama du match par S. Pillaud - FFHB 

A L’envers ! 

Mondial

vendredi 29 janvier 2021 - © François Dasriaux

 7 min 30 de lecture

Lâchés par leurs gardiens, ne trouvant aucune réponse défensive au jeu léché des Suédois de Jim Gottfridsson, les Français ne se sont pas sortis de leur demi-finale et se sont inclinés 32-26. Ils devront tenter de relever la tête dimanche à 14h30 pour la médaille de bronze. A l’évidence, les absences conjuguées de Luka Karabatic et Timothey N’Guessan auront pesé plus qu’on ne l’aurait pensé. Sans arrière gauche impactant et sans un des deux piliers de la défense, la France a subi un échec cinglant sur lequel il n’y a rien à redire, la Suède était au-dessus et... largement aujourd’hui.

 

On va garder le bébé
Il y a quelques temps, après une prestation assez tristounette des Bleus face à l’Algérie, Guillaume Gille avait dit sur un lapsus « Il ne faut pas jeter l’eau du bain avec le bébé », après cette demi-finale, c’est encore plus d’actualité. Certes, les Bleus n’ont quasiment pas existé dans leur demi-finale face à la Suède. Bien sûr, les manques vus dans les mauvais moments sont revenus à la surface au plus mauvais instant. Evidemment, la défense tricolore et les gardiens se sont troués dans les grandes largeurs et tous ces échecs défensifs ont fini par plomber l’attaque où chacun a voulu en faire un peu plus et donc souvent trop. A l’évidence, les absences ont pesé plus qu’elles ne l’auraient dû. Mais tirer à boulet rouge sur les Bleus, c’est oublier les 8 matches gagnés, même sans parfois la manière, et dans un championnat du Monde la gagne reste quand même l’essence même de la compétition. Guillaume Gille et Michael Guigou l’ont dit de façon claire et presque abrupte : Il faut que cette équipe travaille encore beaucoup pour arriver à trouver la tranquillité de jeu dans les moments difficiles. Ce qui fait un peu mal c’est que cette Suède, avec ses 8 absents majeurs, composée de joueurs qui, pour certains, n’avaient aucune expérience internationale, elle, a su trouver ce relâchement et cette sérénité dans le jeu qui a fait si mal aux Français aujourd’hui. On peut aussi se dire que question absents, la France avait son lot… Nikola Karabatic à la maison avec le genou en vrac, Wesley Pardin qui l’a rejoint avec la même blessure. Timothey N’Guessan et Luka Karabatic dont les corps lâchent face à la Hongrie. Elohim Prandi qui abdique quelques jours avant le début du Mondial… Les Bleus aussi avaient leur pesant d’absents, reste que ceux qui ont joué on dérapé dans les grandes largeurs face à une Suède joueuse, mais dont on se dit que les Tricolores de la Hongrie avaient de quoi calmer ses ardeurs.



Défense de rêver sans défense
Mais pour cela, il fallait que la défense soit au rendez-vous et elle ne l’a été que par quelques moments et surtout n’a jamais trouvé de gardien capable de valider son activité. 1 arrêt pour Vincent Gérard et un 5% de réussite famélique, 3 pour Yann Genty à 19%, tandis qu’Andrea Palicka, sans s’offrir un match de mammouth, sortait ses 11 arrêts à 31% ce qui n’est pas fou, fou à ce niveau, juste bon et solide. Compliqué de faire des choix défensifs quand tout ce qui trouve le cadre chez l’adversaire finit au fond des filets. Monter ? Contrer ? Se désaligner ? Tenter l’interception ? Chaque choix était puni systématiquement par une Suède aux talents protéiformes. A part leur jeu pivot qui a été mis à mal par les Bleus, que ce soit aux ailes où la paire Hampus Wanne – Daniel Pettersson ont été insolents de réussite, de loin avec Jonathan Carlsbogard ou en pénétration avec Jim Gottfridsson ou Albin Lagergren, ça claquait des buts de tous les côtés et pour en rajouter une couche, la fébrilité qui a fini par gagner l’attaque bleue leur a donné toutes les munitions voulues pour jouer sur grand espace.

L’attaque pas d’attaque
Pourtant malgré cela, les Bleus vont entrevoir la lumière quelques instants, à la 14° quand ils vont passer devant au score, mais dans la foulée manquer la balle du +2 qui aurait peut-être changé pas mal de choses. Au lieu de ça, c’est la Suède qui va renvoyer la France dans les cordes avec un 4-0 signé du duo Wanne – Lagergren et tuer le match pour de bon, on s’en rendra compte par la suite. Un bloc central où Adrien Dipanda se loupe et finit par prendre un rouge sec logique et indiscutable. Des arrières gauches Romain Lagarde et Jean Jacques Acquevillo trop timorés qui n’apportent pas de danger, permettant à la défense suédoise de se concentrer sur le reste de la base arrière, dont bien évidemment Dika Mem, et des balles qui arrivent poussivement aux ailes, avec un nombre assez impressionnants de ballons de décalage mangés, ratés, lessivés par un manque de maîtrise.

Bref, la Suède a gagné logiquement, implacablement, sereinement et les Bleus doivent maintenant se regarder en face pour tenter de réagir pour aller chercher une médaille. Finir ce dernier carré à la 4° place serait on n’en doute pas vécu comme un gros échec par beaucoup. Reste que face à l’Espagne ou le Danemark, inutile de penser que cela sera plus simple que face à la Suède, et les absents seront toujours absents.

Au Caire (EGY), Cairo Stadium Hall 1
Le vendredi 29 janvier 2021 à 20h30
France - Suède : 26 - 32 (Mi-temps : 13-16)
Arbitres : MM Schulze Robert et Tonnies Tobias (ALL)
Evolution du score : 2-3 5°, 5-6 10°, 7-8 15°, 8-11 20°, 11-15 25°, 13-16 MT - 16-19 35°, 18-22 40°, 21-24 45°, 23-27 50°, 25-29 55°, 26-32 FT. 

 

 

Les réactions
Michael Guigou (Au micro de BeIN Sports) : « On est forcément déçu de ce rendez-vous qu’on avait déjà raté par le passé avec ce groupe et il nous a manqué beaucoup de choses. De l’énergie, de la vie, de la sérénité et nos blessés qui nous ont beaucoup fait défaut et moi personnellement j’ai eu du mal après le match face à la Hongrie à me refaire, on enchaîne beaucoup c’est le 8° match de la compétition. Les Suédois ont joué de façon plus serein, avec un jeu plus posé alors que nous on a peut-être un peu trop insisté sur les duels. Ils ont été meilleurs que nous à tous les niveaux… On payé cher nos tirs ratés avec leur montée de balle que l’on redoutait. Bravo à eux et à nous de nous reconcentrer sur le match 3/4. Quand on voit ce que l’on a pu produire pendant ce Mondial, cette demi-finale laisse des regrets ! Mais il ne faut pas oublier ce que l’on a fait, on a battu la Norvège, le Portugal et la Hongrie qui était très forte sur la compétition, et par rapport à là où en était au début de la compétition, on a bien grandi et fait de belles choses, il en manque encore un peu, à nous de travailler, de se servir de tout ça pour que ce groupe connaisse des finales et des titres. »

Ludovic Fabregas (Au micro de BeIN Sports) : « On n’a pas très bien joué, on n’a pas imposé notre rythme et les Suédois ont très bien joué et nous ont été supérieurs dans tous les compartiments du jeu et leur victoire est méritée. Nous on a eu du mal défensivement, ils ont trouvé des solutions de loin, Jim Gottfridsson a été bon, Jonathan Carlsbogard aussi, et ils ont parfaitement su exploiter nos erreurs, notamment sur leur jeu rapide avec un Hampus Wanne très efficace, plus leur gardien qui a fait des arrêts et qui fini MVP… C’est dommage parce qu’on avait fait un super parcours et ce soir ça s’arrête net, c’est notre première défaite. Mais on est aussi fier d’être arrivé jusque-là, on nous l’aurait dit en début de compétition on aurait signé de suite je pense. »

Guillaume Gille (Au micro de BeIN Sports) : « Il y a de la déception que le parcours s’arrête là mais sur cette partie on n’a pas été en mesure de livrer tout ce que l’on est capable de faire. On, a été en difficulté dans beaucoup de secteurs et on n’a pas réussi à enchaîner les phases positives et à trouver la bonne carburation. C’est ce qui a permis aux Suédois de prendre le contrôle avec beaucoup de sérénité et c’est une équipe qui, quand elle trouve cette confiance-là, est très difficile à jouer. On a eu du mal défensivement, on a aussi eu du mal en attaque où on a buté sur leur défense et leur gardien de but. C’est un bilan pas satisfaisant parce que pas suffisant pour accéder à la finale. Mais cela faisait partie des scénarii possibles, quand on se présente sur un dernier week-end de championnat du Monde, il y a deux matches, deux matches pour trouve le chemin vers une médaille. Notre premier espoir de médaille vient de s’envoler, il va falloir se reconstruire ensemble, digérer cette défaite qui fait mal parce qu’on n’a pas été au niveau de ce que l’on espérait. A nous de trouver l’énergie pour que cette dernière rencontre nous permette de valider notre beau parcours par un note positive et par une médaille. »

 

Le diaporama du match par S. Pillaud - FFHB 

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Le match

 vendredi 29 janvier 2021

Joueurs du match

 Top Joueur
Eval : 33 | Buts : 11 | Pd : 0 | Int : 1
 Top Gardien
Eval : 3 | Arr Tot : 11 / 35 (31,4 %)

Résultats de la dernière journée

Jour.  Equ Rec  Equ Vis  Score  Stats  Date 
#13 Espagne France 35 29 31/01/2021 14:30
#13 Danemark Suède 26 24 31/01/2021 17:30

Prochaine journée

Journée  Equ Rec  Equ Vis  Date 
Aucune journée supplémentaire

Classement

Place Journée  Equipe  MJ  Vic  Nul  Déf 
1 Danemark 6 3 3 0 0
2 Suède 4 3 2 0 1
3 Espagne 4 3 2 0 1
4 France 2 3 1 0 2
5 Hongrie 0 1 0 0 1
6 Qatar 0 1 0 0 1
7 Egypte 0 1 0 0 1
8 Norvège 0 1 0 0 1