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Espagne et Croatie sermonnées !

Mondial

samedi 16 janvier 2021 - © Yves Michel

 5 min 15 de lecture

Ce sont les deux sensations de ce vendredi soir... L'Espagne championne d'Europe en titre et la Croatie, ont limité la casse en toute fin de rencontre en concédant le nul (29-29) face à respectivement de solides Brésiliens pour les Ibères (dans le groupe B) et de surprenants Japonais pour les joueurs des Balkans (dans le groupe C).

De par leur classement respectif il y a un an en Suède, l'Espagne championne d'Europe et la Croatie, son dauphin  figurent logiquement parmi les favoris de ce Mondial. Ils le resteront jusqu'à preuve du contraire. Toujours est-il que ce vendredi soir pour leur entrée dans la compétition égyptienne, les deux maisons ont été ébranlées. Sans doute, était-ce un coup de semonce. Il n'en demeure pas moins que le Brésil pour les uns et le Japon pour les autres ont pris leur rôle de trouble-fête au sérieux. Et les outsiders auraient même pu s'imposer, les coéquipiers du Raphaélois Sarmiento et ceux de l'Ivryen Sunjic ne devant le salut de l'égalisation qu'à un but inscrit dans les toutes dernières secondes. 

Même score de parité (29-29) et scénario quasi identique ? Si le vétéran Raul Entrerrios (39 ans) a inscrit l'ultime but de la rencontre face au Brésil à sept secondes du terme, Ivan Cupic (35 ans) a sauvé les siens du naufrage en réussissant lui, un jet de 7 m alors qu'il ne restait que neuf secondes au chrono. 

Le Japon prêt pour les J.O

Pour l'équipe des Balkans, c'est même immérité.  Le Japon coaché par l'Islandais Dagur Sigurdsson (celui-là même qui en 2016, à la surprise générale avait conduit les Allemands sur le toit de l'Europe avant de partir un an plus tard pour Tokyo) a été en tête pendant presque tout le match. Les Croates ont été méconnaissables en 1ère période,  menés de 6 longueurs après 23 minutes. Lino Cervar leur coach a multiplié les changements, prié les dieux, usé de son autorité et de sa voix et ses joueurs ont grignoté peu à peu leur retard pour n'arriver à la hauteur de leur adversaire qu'à la 48ème minute. Le vent était sans doute en train de tourner mais trop suffisants, Domagoj Duvnjak et consorts ont manqué de lucidité. Quatre ballons mal négociés, les Nippons qui reprennent l'avantage (29-28) et Ivan Cupic qui bénéficie d'un pénalty. Le bras gauche de l'ailier du Vardar n'a pas tremblé. 

Sitôt le match terminé, les commentaires peu flatteurs ont déferlé sur l'équipe au drapeau à damiers. Certains détracteurs pointant un doigt vindicateur sur la gestion selon eux, brouillonne de Cervar. Ce sont les mêmes qui l'applaudiront si ses joueurs se retrouvent à la fin du mois, en finale du Mondial. Quant aux Nippons, si les J.O se déroulent comme prévu en août, le signe qu'ils viennent d'envoyer est significatif: ils sont prêts à rivaliser avec les meilleurs sans se faire ridiculiser. 

Dans ce même groupe C, le Qatar qui a perdu quelques brillants et quelques plumes depuis son titre de vice-champion du monde en 2015, a battu l'Angola (30-25) grâce notamment à un sursaut en 2ème périodeLes joueurs du Golfe sont toujours dirigés par Valero Rivera mais moins de mercenaires venus des Balkans figurent dans les rangs. Seul Danijel Saric s'est accroché au palmier. A 43 ans, pour quelques dollars au soleil, l'ancien portier de Barcelone rend de fiers services à la sélection. Ce vendredi, il a été l'homme clé, crédité de 15 arrêts à 42%.



Les élèves brésiliens rivalisent avec leur maître espagnol 

Pas de raisonnements assassins pour la Roja mais une leçon de réalisme infligée par le Brésil qui a été appréciée par tous les commentateurs. Les Espagnols ont été cueillis à froid (0-4 à la 7è) et les Sud-Américains ont non seulement été boostés par l'ex Dunkerquois Haniel Langaro (photo ci-dessus - qui inscrira 7 buts au final) et ont profité de l'apathie de la 6-0 adverse. Un changement de défense avec Alex Dushebaev en pointe va permettre à l'Espagne de refaire surface. Comme si les hommes rouges avaient besoin de subir un avertissement sans frais pour réagir et maintenir un écart plus en rapport avec leur statut (24-18 à la 39ème). Mais d'un coup et de manière inexpliquée, ils ont coupé leur effort et le Brésil en a profité (24-23 à la 47ème). Sentiment que l'affaire était pliée ? Quand on s'affiche avec le blason royal sur le maillot, on ne peut tomber dans une telle suffisance. L'inquiétude des supporters de la Roja a été à son comble lorsque Rogerio Moraes le pivot auriverde de Veszprém a gagné son duel avec Perez de Vargas (28-29). il faudra un temps mort et une combinaison sur Raul Entrerrios pour ramener un peu de calme et surtout garantir le point du nul. 

Pour Jordi Ribera, la farce aurait été à son comble si le Brésil que l'Espagnol a façonné au début du siècle (entre 2005 et 2016) avait triomphé. C'est lui qui pendant toutes ces années, est allé visité chaque club, de Recife à Sao Paulo en s'arrêtant à Rio et Salvador pour ne rater aucune pépite et l'incorporer à la sélection. Ce n'est pas anodin si sur ce Mondial, sur les 20 joueurs retenus, 17 évoluent en Europe. Et la Covid-19 ne les a pas épargnés puisque le Barcelonais Thiagus Petrus pilier de la défense, a été déclaré positif suivi par son compatriote Felipe Borges qui évolue à Créteil. Ce vendredi soir, le Brésil avait un fort accent espagnol. Ce qui explique sans doute beaucoup de choses. 

Dans ce même groupe B, la Pologne a difficilement battu la Tunisie (30-28).  Chaque équipe ayant eu sa période. La 1ère pour les vice-champions d'Afrique qui ont compté jusqu'à 4 longueurs d'avance et la seconde pour les partenaires de l'ancien gaucher toulousain Rafal Przybylski. A noter que les Tunisiens qui évoluent en France n'ont pas trop la côte auprès de l'entraîneur actuel. Le Tremblaysien Chouiref et l'Istréen Hosni ont été virés lors d'un stage de préparation au Qatar pour un motif fallacieux (ils auraient bu une bière... ô sacrilège !) et ce vendredi soir, Mohamed Soussi (Montpellier) n'a été utilisé que 16 minutes.  Le gardien de Sélestat Mehdi Harbaoui lui est entré 24 secondes lors d'un jet de 7 m qu'il n'a pas arrêté. 

Espagne et Croatie sermonnées ! 

Mondial

samedi 16 janvier 2021 - © Yves Michel

 5 min 15 de lecture

Ce sont les deux sensations de ce vendredi soir... L'Espagne championne d'Europe en titre et la Croatie, ont limité la casse en toute fin de rencontre en concédant le nul (29-29) face à respectivement de solides Brésiliens pour les Ibères (dans le groupe B) et de surprenants Japonais pour les joueurs des Balkans (dans le groupe C).

De par leur classement respectif il y a un an en Suède, l'Espagne championne d'Europe et la Croatie, son dauphin  figurent logiquement parmi les favoris de ce Mondial. Ils le resteront jusqu'à preuve du contraire. Toujours est-il que ce vendredi soir pour leur entrée dans la compétition égyptienne, les deux maisons ont été ébranlées. Sans doute, était-ce un coup de semonce. Il n'en demeure pas moins que le Brésil pour les uns et le Japon pour les autres ont pris leur rôle de trouble-fête au sérieux. Et les outsiders auraient même pu s'imposer, les coéquipiers du Raphaélois Sarmiento et ceux de l'Ivryen Sunjic ne devant le salut de l'égalisation qu'à un but inscrit dans les toutes dernières secondes. 

Même score de parité (29-29) et scénario quasi identique ? Si le vétéran Raul Entrerrios (39 ans) a inscrit l'ultime but de la rencontre face au Brésil à sept secondes du terme, Ivan Cupic (35 ans) a sauvé les siens du naufrage en réussissant lui, un jet de 7 m alors qu'il ne restait que neuf secondes au chrono. 

Le Japon prêt pour les J.O

Pour l'équipe des Balkans, c'est même immérité.  Le Japon coaché par l'Islandais Dagur Sigurdsson (celui-là même qui en 2016, à la surprise générale avait conduit les Allemands sur le toit de l'Europe avant de partir un an plus tard pour Tokyo) a été en tête pendant presque tout le match. Les Croates ont été méconnaissables en 1ère période,  menés de 6 longueurs après 23 minutes. Lino Cervar leur coach a multiplié les changements, prié les dieux, usé de son autorité et de sa voix et ses joueurs ont grignoté peu à peu leur retard pour n'arriver à la hauteur de leur adversaire qu'à la 48ème minute. Le vent était sans doute en train de tourner mais trop suffisants, Domagoj Duvnjak et consorts ont manqué de lucidité. Quatre ballons mal négociés, les Nippons qui reprennent l'avantage (29-28) et Ivan Cupic qui bénéficie d'un pénalty. Le bras gauche de l'ailier du Vardar n'a pas tremblé. 

Sitôt le match terminé, les commentaires peu flatteurs ont déferlé sur l'équipe au drapeau à damiers. Certains détracteurs pointant un doigt vindicateur sur la gestion selon eux, brouillonne de Cervar. Ce sont les mêmes qui l'applaudiront si ses joueurs se retrouvent à la fin du mois, en finale du Mondial. Quant aux Nippons, si les J.O se déroulent comme prévu en août, le signe qu'ils viennent d'envoyer est significatif: ils sont prêts à rivaliser avec les meilleurs sans se faire ridiculiser. 

Dans ce même groupe C, le Qatar qui a perdu quelques brillants et quelques plumes depuis son titre de vice-champion du monde en 2015, a battu l'Angola (30-25) grâce notamment à un sursaut en 2ème périodeLes joueurs du Golfe sont toujours dirigés par Valero Rivera mais moins de mercenaires venus des Balkans figurent dans les rangs. Seul Danijel Saric s'est accroché au palmier. A 43 ans, pour quelques dollars au soleil, l'ancien portier de Barcelone rend de fiers services à la sélection. Ce vendredi, il a été l'homme clé, crédité de 15 arrêts à 42%.



Les élèves brésiliens rivalisent avec leur maître espagnol 

Pas de raisonnements assassins pour la Roja mais une leçon de réalisme infligée par le Brésil qui a été appréciée par tous les commentateurs. Les Espagnols ont été cueillis à froid (0-4 à la 7è) et les Sud-Américains ont non seulement été boostés par l'ex Dunkerquois Haniel Langaro (photo ci-dessus - qui inscrira 7 buts au final) et ont profité de l'apathie de la 6-0 adverse. Un changement de défense avec Alex Dushebaev en pointe va permettre à l'Espagne de refaire surface. Comme si les hommes rouges avaient besoin de subir un avertissement sans frais pour réagir et maintenir un écart plus en rapport avec leur statut (24-18 à la 39ème). Mais d'un coup et de manière inexpliquée, ils ont coupé leur effort et le Brésil en a profité (24-23 à la 47ème). Sentiment que l'affaire était pliée ? Quand on s'affiche avec le blason royal sur le maillot, on ne peut tomber dans une telle suffisance. L'inquiétude des supporters de la Roja a été à son comble lorsque Rogerio Moraes le pivot auriverde de Veszprém a gagné son duel avec Perez de Vargas (28-29). il faudra un temps mort et une combinaison sur Raul Entrerrios pour ramener un peu de calme et surtout garantir le point du nul. 

Pour Jordi Ribera, la farce aurait été à son comble si le Brésil que l'Espagnol a façonné au début du siècle (entre 2005 et 2016) avait triomphé. C'est lui qui pendant toutes ces années, est allé visité chaque club, de Recife à Sao Paulo en s'arrêtant à Rio et Salvador pour ne rater aucune pépite et l'incorporer à la sélection. Ce n'est pas anodin si sur ce Mondial, sur les 20 joueurs retenus, 17 évoluent en Europe. Et la Covid-19 ne les a pas épargnés puisque le Barcelonais Thiagus Petrus pilier de la défense, a été déclaré positif suivi par son compatriote Felipe Borges qui évolue à Créteil. Ce vendredi soir, le Brésil avait un fort accent espagnol. Ce qui explique sans doute beaucoup de choses. 

Dans ce même groupe B, la Pologne a difficilement battu la Tunisie (30-28).  Chaque équipe ayant eu sa période. La 1ère pour les vice-champions d'Afrique qui ont compté jusqu'à 4 longueurs d'avance et la seconde pour les partenaires de l'ancien gaucher toulousain Rafal Przybylski. A noter que les Tunisiens qui évoluent en France n'ont pas trop la côte auprès de l'entraîneur actuel. Le Tremblaysien Chouiref et l'Istréen Hosni ont été virés lors d'un stage de préparation au Qatar pour un motif fallacieux (ils auraient bu une bière... ô sacrilège !) et ce vendredi soir, Mohamed Soussi (Montpellier) n'a été utilisé que 16 minutes.  Le gardien de Sélestat Mehdi Harbaoui lui est entré 24 secondes lors d'un jet de 7 m qu'il n'a pas arrêté. 

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