Le rêve est passé ! Montpellier n’ira pas avec Paris au Final Four de Cologne. Elle ne sera pas la première équipe à sortir des poules basses et à accéder à ce nirvana. Royaux pendant toute la première période, les Montpelliérains ont buté sur la défense en acier trempé de Veszprém en seconde mi-temps et le déficit de puissance sur la base arrière a été impitoyable pour le MHB.
Privé de Michael Guigou, Montpellier n’a pas trouvé la parade au jeu avec Andréas Nilsson au poste de pivot et au fulgurance d’un Aaron Palmarsson impressionnant de facilité sur la base arrière hongroise. On ne saura jamais ce qu’aurait pu être le match avec la présence de son capitaine. Mais il lui a été impossible de jouer sans risquer de sérieux problèmes, puisque victime d’une hernie cervicale depuis de longues semaines, suite à des examens cette semaine, le corps médical lui avait annoncé qu’il prenait de gros risques à vouloir rester sur les terrains. Il fallait faire sans, et le début de match était un petit moment d’observation avant que peu à peu le jeu de Montpellier se mette en marche. Une défense 5-1 qui perturbait toujours autant les grands gabarits hongrois. Un Vincent Gérard vigilant et qui mettait Dragan Gajic deux fois dans sa poche alors que l’ex gâchette du MHB était peu ou prou la seule option offensive efficace. Et peu à peu Montpellier calmait Roland Mikler dans les buts hongrois, arrivait à chiper quelques ballons pour jouer enfin un peu de jeu rapide et surtout l’attaque de Veszprém était dans le rouge complet avec seulement 5 buts en 15 minutes. Bougnol, plein à craquer était déjà en ébullition et ses favoris continuaient leur pression défensive et le duo Dolenec – Porte faisait mal à chaque prise de risque. Les doubles mètres centraux de Veszprém prenaient régulièrement l’eau face à la vivacité héraultaise et se faisaient régulièrement sanctionner. Mais il y avait encore de quoi répondre surtout sur cette fin de première période sans toutefois empêcher Montpellier de virer à la pause avec 4 buts d’avance ; le score idéal pour prendre le dernier ticket pour Cologne dans ces quarts de finale.

Plein d’espoir et d’enthousiasme, Bougnol grondait de plaisir et attendait les 30 dernières minutes comme un nouvel exploit majeur dans ses murs. Mais la physionomie du match allait complètement changer dans le premier quart d’heure de cette seconde période… Offensivement, le MHB n’y était plus... Manque de fraîcheur, manque de puissance, la base arrière perdait quasiment tous ses duels et surtout commençait à buter sur le géant croate Mirko Alilovic entré au relais d’un Roland Mikler éteint depuis sa belle entame de match. Alors la parole aurait pu être à la défense et Montpellier tenait de mettre encore plus de pression sur les arrières adverses. Mais tout de suite la réponse va cingler ! Andréas Nilsson attrapait tout ce qu’il pouvait en pivot et mettait la défense héraultaise dans le rouge complet. Alors au bout de 8 minutes de jeu, ce que tout le monde sentait et craignait arrivait, Veszprém passait devant au score et ce coup derrière la tête le MHB n’allait jamais s’en relever… Patrice Canayer commençait à tenter des coups, mais quasiment aucun n’arrivait à être vraiment gagnants… La 6-0 n’était pas efficace, et même le dernier quart d’heure où Montpellier va jouer à 7 joueurs de champs ne va pas changer la donne. Mirko Alilovic fermait la boutique quand les occasions étaient franches et surtout la défense du MHB pliait définitivement devant les coups de butoirs de Mate Lekaï, les coups de génie d’Aaron Palmarsson ou la vitesse du duo Ugalde Marguc…

LA fin du match était triste à pleurer, Bougnol s’était tu devant la supériorité adverse et le rêve fou de faire partie des 4 meilleurs équipes européenne cette saison était passé. Il restera quand même une superbe saison Une série d’invincibilité de 11 matches dans cette Ligue des Champions ! Des victoires sur les Moscou, Zaporojie et bien évidemment Kielce qui aura été le point d’orgue de cette superbe série. Il faut espérer que la saison prochaine, Montpellier puisse encore être dans la reine des compétitions. Avec 3 clubs dans les poules A et B, la Bundesliga s’était vu offrir un plateau royal dans cette compétition, avec aucun club dans le Final Four, il est peut-être temps de changer un tantinet la donne…

A Montpellier, Palais des Sports René Bougnol
Le dimanche 30 avril à 18h30
Montpellier HB - Telekom Veszprém : 25 - 30 (Mi-temps : 15-11)
3 500 spectateurs
Arbitres : MM Lars Geipel et Marcus Helbig (Allemagne)
Evolution du score : 2-1 5°, 5-3 10°, 7-5 15°, 8-7 20°, 13-9 25°, 15-11 MT - 17-16 35°, 18-19 40°, 21-23 45°, 23-25 50°, 23-27 55°, 25-30 FT.
Le diaporama du match par Patrick Davignon