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CM U20 F : pas neutre, cette qualif !

Mondial

jeudi 27 juin 2024 - © Laurent Hoppe

 3 min 57 de lecture

Les Bleuettes d'Enola Borg ont voulu prendre la Suisse à son propre jeu. Elles ont réussi. Leur victoire tactique (34-26) les envoie en demi-finale, une grande première en quatre saisons de vie de groupe, et du jamais vu en catégorie juniors depuis 2012. Sans transition, un plus grand défi attend les protégées d'Eric Baradat dès ce vendredi, contre le Danemark.

Pendant qu'à Metz, la relayeuse Allison Pineau acheminait la torche olympique vers sa vasque, une flamme bleue continue de brûler à Skopje. De plus en plus ardente, elle ne s'éteindra pas avant dimanche. Pas avant la fin de ce championnat du monde juniors qui restera d'ores et déjà comme l'apogée de la génération 04-05. Nina Dury et ses camarades de promo le termineront au pire à la quatrième place, au-dessus de leur marque de référence (cinquièmes du Mondial jeunes 2022). Mais on devine aisément qu'elles ne fournissent pas tous ces efforts, n'alignent pas six victoires en huit jours pour se retrouver à la fin chocolat... fut-il suisse.

Les Helvètes, parlons-en... De cet adversaire rencontré à l'Euro 2023 (38-29, en pré-classement), qui leur a donné l'hospitalité en avril (un stage, une victoire, une défaite), les Bleuettes ne s'en sont pas fait une montagne. « Nous avons très bien préparé ce match, que ce soit en vidéo, sur le terrain, entre nous, avec les coaches », commente après-coup Emma Tuccella. L'ascension du Cervin, ou de l'Eiger, n'a toutefois pas été une sinécure totale. Après que Lina Colinot et Enola Borg aient joué les premières de cordée, les Françaises ont senti quelques crevasses sous leurs pieds. Une infériorité numérique sans conséquence, immédiatement suivie d'un coup de moins bien généralisé (5-3, 9ème puis 5-7, 13ème). Une certaine Alessia Riner a tenté ippon sur ses voisines d'outre-Léman, Sev Albrecht itou (10-12, 22ème). Sans réussir à mettre au sol les joueuses d'Eric Baradat. « Nous n'avons pas paniqué, acquiesce l'ailière droit. Nous sommes restés très stables et sereines, car on sait qu'un match ne se joue pas en dix minutes et qu’on a confiance les uns envers les autres. »

Amorcé par Fatou Karamoko, le ressaisissement a pris des traits familiers. Défense, montée de balle, buts de notre interlocutrice et Lylou Borg (13-12, 24ème). Un filon inépuisable (10/13, selon les stats IHF), même au-delà du changement de côté (21-17, 36ème) et de cinq minutes de marque figée (21-18, 37ème à 42ème). Le tout à sept Suissesses dans le champ, Claire Hartz faisant des allers-retours incessants cage-banc. « Leur 7 contre 6, nous voulions en faire une opportunité, en les contraignant à faire ce qu’elles ne veulent pas faire », dévoile l'ailière messine. En les poussant à la faute (20 pertes de balle, près du double des Bleuettes). En les contrant jusqu'à plus soif, telle Manon Errard courant remettre les Bleuettes d'équerre (22-18, 42ème).

Avec les sœurs Borg (13 buts cumulés), capitaine Dury (7/8) venue fixer le score à 34-26, et une Karamoko entreprenante (4/7, une interception), les Françaises n'ont plus jamais dévié des rails du carré final. De la base arrière aux ailières, tout le monde a tiré dans le même sens, à 64 % de réussite. Puisse l'harmonie se prolonger au moins jusqu'au France – Danemark de vendredi (20h30). « C’est une première pour notre équipe, mais nous voulons beaucoup plus, indique la future latérale de Strasbourg-Achenheim. Il reste encore beaucoup de travail à parcourir. Nous nous sommes fixés des objectifs en début d’année, nous les réalisons petit à petit. » Et petit à petit, l'oiseau bleu fait son nid... En l'espèce, dans celui d'un coucou suisse. Mais gare aux prédatrices d'un autre pays à la croix blanche sur fond rouge, qui en a passé 49 aux Portugaises ce jeudi...

FRANCE – SUISSE : 34-26 (16-14)

Jeudi 27 juin 2024, à Skopje (MCD). 134 spectateurs. Arbitres : MM. Mikelic et Paradina (CRO).

FRANCE : Dury (capitaine) 7/8 ; E. Borg 7/12 ; L. Borg 6/6 ; F. Karamoko 4/7 ; Colinot 2/2 ; Tuccella 2/2 ; Texier 2/3 ; Errard 3/4 ; Mbata 1/1 ; Perret 0/1 ; Monteillet 0/2 ; A. Sissoko 0/2 ; Pintat 0/3. Gardiennes : Lehuault-Parc (30 mn, 5 arrêts dont 1 penalty) puis Tignon (29 mn, 8 arrêts). 2 minutes : Perret (8'), Errard (29'), Mbata (49'). Sélectionneur : E. Baradat.

Evolution du score : 3-1 (6') ; 5-4 (10') ; 6-7 (16') ; 10-9 (20') ; 14-12 (26') ; 20-17 (35') ; 22-18 (42') ; 24-18 (45') ; 27-21 (51') ; 29-24 (55').

Les autres quarts de finale

HONGRIE – Islande 34-31

Pays-Bas – SUEDE 25-21

Portugal – DANEMARK 22-49

Le programme des demi-finales

Vendredi, 18 heures : Pays-Bas – Hongrie. 20H30 : France – Danemark.

CM U20 F : pas neutre, cette qualif ! 

Mondial

jeudi 27 juin 2024 - © Laurent Hoppe

 3 min 57 de lecture

Les Bleuettes d'Enola Borg ont voulu prendre la Suisse à son propre jeu. Elles ont réussi. Leur victoire tactique (34-26) les envoie en demi-finale, une grande première en quatre saisons de vie de groupe, et du jamais vu en catégorie juniors depuis 2012. Sans transition, un plus grand défi attend les protégées d'Eric Baradat dès ce vendredi, contre le Danemark.

Pendant qu'à Metz, la relayeuse Allison Pineau acheminait la torche olympique vers sa vasque, une flamme bleue continue de brûler à Skopje. De plus en plus ardente, elle ne s'éteindra pas avant dimanche. Pas avant la fin de ce championnat du monde juniors qui restera d'ores et déjà comme l'apogée de la génération 04-05. Nina Dury et ses camarades de promo le termineront au pire à la quatrième place, au-dessus de leur marque de référence (cinquièmes du Mondial jeunes 2022). Mais on devine aisément qu'elles ne fournissent pas tous ces efforts, n'alignent pas six victoires en huit jours pour se retrouver à la fin chocolat... fut-il suisse.

Les Helvètes, parlons-en... De cet adversaire rencontré à l'Euro 2023 (38-29, en pré-classement), qui leur a donné l'hospitalité en avril (un stage, une victoire, une défaite), les Bleuettes ne s'en sont pas fait une montagne. « Nous avons très bien préparé ce match, que ce soit en vidéo, sur le terrain, entre nous, avec les coaches », commente après-coup Emma Tuccella. L'ascension du Cervin, ou de l'Eiger, n'a toutefois pas été une sinécure totale. Après que Lina Colinot et Enola Borg aient joué les premières de cordée, les Françaises ont senti quelques crevasses sous leurs pieds. Une infériorité numérique sans conséquence, immédiatement suivie d'un coup de moins bien généralisé (5-3, 9ème puis 5-7, 13ème). Une certaine Alessia Riner a tenté ippon sur ses voisines d'outre-Léman, Sev Albrecht itou (10-12, 22ème). Sans réussir à mettre au sol les joueuses d'Eric Baradat. « Nous n'avons pas paniqué, acquiesce l'ailière droit. Nous sommes restés très stables et sereines, car on sait qu'un match ne se joue pas en dix minutes et qu’on a confiance les uns envers les autres. »

Amorcé par Fatou Karamoko, le ressaisissement a pris des traits familiers. Défense, montée de balle, buts de notre interlocutrice et Lylou Borg (13-12, 24ème). Un filon inépuisable (10/13, selon les stats IHF), même au-delà du changement de côté (21-17, 36ème) et de cinq minutes de marque figée (21-18, 37ème à 42ème). Le tout à sept Suissesses dans le champ, Claire Hartz faisant des allers-retours incessants cage-banc. « Leur 7 contre 6, nous voulions en faire une opportunité, en les contraignant à faire ce qu’elles ne veulent pas faire », dévoile l'ailière messine. En les poussant à la faute (20 pertes de balle, près du double des Bleuettes). En les contrant jusqu'à plus soif, telle Manon Errard courant remettre les Bleuettes d'équerre (22-18, 42ème).

Avec les sœurs Borg (13 buts cumulés), capitaine Dury (7/8) venue fixer le score à 34-26, et une Karamoko entreprenante (4/7, une interception), les Françaises n'ont plus jamais dévié des rails du carré final. De la base arrière aux ailières, tout le monde a tiré dans le même sens, à 64 % de réussite. Puisse l'harmonie se prolonger au moins jusqu'au France – Danemark de vendredi (20h30). « C’est une première pour notre équipe, mais nous voulons beaucoup plus, indique la future latérale de Strasbourg-Achenheim. Il reste encore beaucoup de travail à parcourir. Nous nous sommes fixés des objectifs en début d’année, nous les réalisons petit à petit. » Et petit à petit, l'oiseau bleu fait son nid... En l'espèce, dans celui d'un coucou suisse. Mais gare aux prédatrices d'un autre pays à la croix blanche sur fond rouge, qui en a passé 49 aux Portugaises ce jeudi...

FRANCE – SUISSE : 34-26 (16-14)

Jeudi 27 juin 2024, à Skopje (MCD). 134 spectateurs. Arbitres : MM. Mikelic et Paradina (CRO).

FRANCE : Dury (capitaine) 7/8 ; E. Borg 7/12 ; L. Borg 6/6 ; F. Karamoko 4/7 ; Colinot 2/2 ; Tuccella 2/2 ; Texier 2/3 ; Errard 3/4 ; Mbata 1/1 ; Perret 0/1 ; Monteillet 0/2 ; A. Sissoko 0/2 ; Pintat 0/3. Gardiennes : Lehuault-Parc (30 mn, 5 arrêts dont 1 penalty) puis Tignon (29 mn, 8 arrêts). 2 minutes : Perret (8'), Errard (29'), Mbata (49'). Sélectionneur : E. Baradat.

Evolution du score : 3-1 (6') ; 5-4 (10') ; 6-7 (16') ; 10-9 (20') ; 14-12 (26') ; 20-17 (35') ; 22-18 (42') ; 24-18 (45') ; 27-21 (51') ; 29-24 (55').

Les autres quarts de finale

HONGRIE – Islande 34-31

Pays-Bas – SUEDE 25-21

Portugal – DANEMARK 22-49

Le programme des demi-finales

Vendredi, 18 heures : Pays-Bas – Hongrie. 20H30 : France – Danemark.

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