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Malgré Palicka, le PSG a capitulé

Champion's League

jeudi 25 avril 2024 - © Yves Michel

 4 min 49 de lecture

Sale période pour le PSG. Après s'être inclinés en finale de la Coupe de France face à Nantes, les champions de France en titre ont été largement dominés par Barcelone (22-30) qui plus est, dans leur antre de Coubertin. Menés de 4 longueurs à la 32ème, les Catalans se sont ressaisis et ont initié un véritable raz de marée par la suite.. Si Palicka avait été le grand bonhomme de la 1ère période dans la cage parisienne, Gonzalo Perez de Vargas lui a vite volé la vedette après la pause. Avec huit buts à remonter dans une semaine au Palau Blaugrana, la tâche s'annonce plus que compliquée pour Luka Karabatic et ses partenaires, en vue du quart de finale retour.

Si Kiel peut encore compter sur ses supporters dans l'immensité de sa salle pour espérer renverser Montpellier et remonter un handicap de neuf buts, le PSG n'aura pas cet avantage... populaire pour une "remontada" jeudi prochain au Palau Blaugrana. Avant le quart retour en Catalogne, le Barça a non seulement creusé l'écart (22-30) mais s'est imposé à Coubertin. Au terme d'une rencontre que les Parisiens toujours privés de Balaguer et de Grébille et qui ont (re) perdu Elohim Prandi (après le coup d'envoi sur un problème à la cheville gauche) avaient plutôt bien négociée dans les trente premières minutes. Grâce notamment à leur gardien Andreas Palicka qui a retrouvé la plénitude de ses moyens après avoir soigné un genou récalcitrant. Avec cinq parades (dont un 7 mètres face à Aleix Gomez) dans les treize premières minutes, le Suédois a donné le ton et ses partenaires ont suivi. Luc Steins n'a pas été avare de passes décisives et s'est fait plaisir en profitant du jeu de transition, Syprzak et Tonnesen étaient parfaitement dans le rythme pour tromper la vigilance d'Emil Nielsen, complètement à la rue. Le Danois sera remplacé par Gonzalo Perez de Vargas, dès le 1er quart d'heure passé, alors que ses stats étaient déplorables (1 arrêt sur 12 tirs). A ce moment-là, tout allait bien pour le PSG qui caracolait en tête (10-7). Si la pépite Petar Cikusa (le frère de Djordje qui la saison prochaine sera prêté à Montpellier) parvenait à ramener Barcelone à une longueur, les Parisiens vont bénéficier des maladresses adverses pour maintenir leur écart (14-11). 

Qui aurait pu penser qu'ils allaient être balayés par une vague déferlante ? En ce début de seconde période, ils avaient augmenté leur avance (15-11) et n'avaient aucune raison de s'inquiéter. Sauf que l'édifice va se fissurer. En passant sur une défense 5-1 très mobile, les Espagnols ont commencé à récuperer des ballons. Ils ont ensuite mis à mal la stratégie de Raul Gonzalez qui avait opté pour le jeu à 7. Dès lors, Arino, Richardson et surtout le pivot portugais Luis Frade vont se saisir de l'aubaine pour marquer dans la cage désertée. En un rien de temps, le vent avait tourné. Les joueurs de Paris n'étaient plus maîtres à bord. Et le 8-1 qu'ils vont encaisser (16-19), sera rédhibitoire. Après plus de six minutes sans réaction, Solé tentera d'arrêter l'hémorragie en trompant la vigilance de Perez de Vargas mais le portier catalan se reprendra aussitôt. L'écart sera élastique mais toujours en faveur des visiteurs. Dika Mem qui s'était plus illustré en 1ère mi-temps va accentuer la différence, notamment aidé par Petar Cikusa plus que jamais, valeur prometteuse d'un Barcelone radieux. En tentant de limiter la casse, le PSG a totalement lâché prise dans le money-time. Un déficit de 5-0 qui laisse un goût amer (22-30) et qui rend la tâche encore plus ardue à une semaine du retour.  «C’est très compliqué à expliquer, se confie Ferran Solé sur le site du club. Je pense que nous n’avons pas profité de l’opportunité que nous avions. On a réalisé une bonne première période, ensuite, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. On sait ce qu’on peut faire, ce n’est pas encore fini. Si on joue comme on a joué lors des 30 premières minutes, on peut le faire. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas répéter la prestation de la seconde période.» L'évidence même. Que peuvent espérer les Parisiens dans une semaine ? Avoir récupéré autant physiquement que psychologiquement après ces deux fessées qu'ils viennent de subir en cinq jours ? S'imposer au Palau Blaugrana reste dans le domaine du possible. Montpellier a réussi à le faire il y a un peu plus d'un mois et demi (34-37). Mais là, il faudra laisser les Catalans encore plus loin derrière. Et quand on sait qu'ils désirent revenir à Cologne pour la 6ème fois consécutive et remporter la Ligue des Champions comme en 2021 et 2022, ce sera difficile de les dévier de leur objectif. 

Stade Pierre de Coubertin (Paris) quart de finale aller Ligue des Champions
PSG HB – FC Barcelone    22 - 30 (MT : 14-11)

Arbitres :  Robert Schulze & Tobias Tönnies (Allemagne)
Evolution du score : 2-2 (5) 4-4 (10) 8-6 (15) 11-8 (20) 12-10 (25) 14-11 (MT) 15-12 (35) 16-17 (40) 17-20 (45) 19-24 (50) 22-25 (55) 22-30 (FIN)

Paris : Green, Palicka (12 ar./35 dt 1 ar./3 à 7m) – Marchan, Steins (3/3) Ntanzi (1/4) Keita (1/1) Solé (4/5) Tönnesen (4/4) Syprzak (7/10 dt 3/3 à 7m) Karabatic L., Gibelin, Holm (1/5) Karabatic N. (0/2) Peleka (1/2) Prandi (0/1) Plantin (0/1 à 7m) 

Barcelone : Perez de Vargas (10 ar./20 dt 1 ar./3 à 7m) Nielsen (1 ar./13) – Valera (0/2) Carlsbogard (2/2) Mem (7/10) Arino (3/3) Janc (0/2) N’Guessan (1/4) Gomez (1/4 dt 0/2 à 7m) Petrus, Wanne, Langaro, Richardson (6/10 dt 3/3 à 7m) Frade (6/7) Cikusa P. (4/4) Rodriguez (1/1)



 

 

Malgré Palicka, le PSG a capitulé  

Champion's League

jeudi 25 avril 2024 - © Yves Michel

 4 min 49 de lecture

Sale période pour le PSG. Après s'être inclinés en finale de la Coupe de France face à Nantes, les champions de France en titre ont été largement dominés par Barcelone (22-30) qui plus est, dans leur antre de Coubertin. Menés de 4 longueurs à la 32ème, les Catalans se sont ressaisis et ont initié un véritable raz de marée par la suite.. Si Palicka avait été le grand bonhomme de la 1ère période dans la cage parisienne, Gonzalo Perez de Vargas lui a vite volé la vedette après la pause. Avec huit buts à remonter dans une semaine au Palau Blaugrana, la tâche s'annonce plus que compliquée pour Luka Karabatic et ses partenaires, en vue du quart de finale retour.

Si Kiel peut encore compter sur ses supporters dans l'immensité de sa salle pour espérer renverser Montpellier et remonter un handicap de neuf buts, le PSG n'aura pas cet avantage... populaire pour une "remontada" jeudi prochain au Palau Blaugrana. Avant le quart retour en Catalogne, le Barça a non seulement creusé l'écart (22-30) mais s'est imposé à Coubertin. Au terme d'une rencontre que les Parisiens toujours privés de Balaguer et de Grébille et qui ont (re) perdu Elohim Prandi (après le coup d'envoi sur un problème à la cheville gauche) avaient plutôt bien négociée dans les trente premières minutes. Grâce notamment à leur gardien Andreas Palicka qui a retrouvé la plénitude de ses moyens après avoir soigné un genou récalcitrant. Avec cinq parades (dont un 7 mètres face à Aleix Gomez) dans les treize premières minutes, le Suédois a donné le ton et ses partenaires ont suivi. Luc Steins n'a pas été avare de passes décisives et s'est fait plaisir en profitant du jeu de transition, Syprzak et Tonnesen étaient parfaitement dans le rythme pour tromper la vigilance d'Emil Nielsen, complètement à la rue. Le Danois sera remplacé par Gonzalo Perez de Vargas, dès le 1er quart d'heure passé, alors que ses stats étaient déplorables (1 arrêt sur 12 tirs). A ce moment-là, tout allait bien pour le PSG qui caracolait en tête (10-7). Si la pépite Petar Cikusa (le frère de Djordje qui la saison prochaine sera prêté à Montpellier) parvenait à ramener Barcelone à une longueur, les Parisiens vont bénéficier des maladresses adverses pour maintenir leur écart (14-11). 

Qui aurait pu penser qu'ils allaient être balayés par une vague déferlante ? En ce début de seconde période, ils avaient augmenté leur avance (15-11) et n'avaient aucune raison de s'inquiéter. Sauf que l'édifice va se fissurer. En passant sur une défense 5-1 très mobile, les Espagnols ont commencé à récuperer des ballons. Ils ont ensuite mis à mal la stratégie de Raul Gonzalez qui avait opté pour le jeu à 7. Dès lors, Arino, Richardson et surtout le pivot portugais Luis Frade vont se saisir de l'aubaine pour marquer dans la cage désertée. En un rien de temps, le vent avait tourné. Les joueurs de Paris n'étaient plus maîtres à bord. Et le 8-1 qu'ils vont encaisser (16-19), sera rédhibitoire. Après plus de six minutes sans réaction, Solé tentera d'arrêter l'hémorragie en trompant la vigilance de Perez de Vargas mais le portier catalan se reprendra aussitôt. L'écart sera élastique mais toujours en faveur des visiteurs. Dika Mem qui s'était plus illustré en 1ère mi-temps va accentuer la différence, notamment aidé par Petar Cikusa plus que jamais, valeur prometteuse d'un Barcelone radieux. En tentant de limiter la casse, le PSG a totalement lâché prise dans le money-time. Un déficit de 5-0 qui laisse un goût amer (22-30) et qui rend la tâche encore plus ardue à une semaine du retour.  «C’est très compliqué à expliquer, se confie Ferran Solé sur le site du club. Je pense que nous n’avons pas profité de l’opportunité que nous avions. On a réalisé une bonne première période, ensuite, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. On sait ce qu’on peut faire, ce n’est pas encore fini. Si on joue comme on a joué lors des 30 premières minutes, on peut le faire. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas répéter la prestation de la seconde période.» L'évidence même. Que peuvent espérer les Parisiens dans une semaine ? Avoir récupéré autant physiquement que psychologiquement après ces deux fessées qu'ils viennent de subir en cinq jours ? S'imposer au Palau Blaugrana reste dans le domaine du possible. Montpellier a réussi à le faire il y a un peu plus d'un mois et demi (34-37). Mais là, il faudra laisser les Catalans encore plus loin derrière. Et quand on sait qu'ils désirent revenir à Cologne pour la 6ème fois consécutive et remporter la Ligue des Champions comme en 2021 et 2022, ce sera difficile de les dévier de leur objectif. 

Stade Pierre de Coubertin (Paris) quart de finale aller Ligue des Champions
PSG HB – FC Barcelone    22 - 30 (MT : 14-11)

Arbitres :  Robert Schulze & Tobias Tönnies (Allemagne)
Evolution du score : 2-2 (5) 4-4 (10) 8-6 (15) 11-8 (20) 12-10 (25) 14-11 (MT) 15-12 (35) 16-17 (40) 17-20 (45) 19-24 (50) 22-25 (55) 22-30 (FIN)

Paris : Green, Palicka (12 ar./35 dt 1 ar./3 à 7m) – Marchan, Steins (3/3) Ntanzi (1/4) Keita (1/1) Solé (4/5) Tönnesen (4/4) Syprzak (7/10 dt 3/3 à 7m) Karabatic L., Gibelin, Holm (1/5) Karabatic N. (0/2) Peleka (1/2) Prandi (0/1) Plantin (0/1 à 7m) 

Barcelone : Perez de Vargas (10 ar./20 dt 1 ar./3 à 7m) Nielsen (1 ar./13) – Valera (0/2) Carlsbogard (2/2) Mem (7/10) Arino (3/3) Janc (0/2) N’Guessan (1/4) Gomez (1/4 dt 0/2 à 7m) Petrus, Wanne, Langaro, Richardson (6/10 dt 3/3 à 7m) Frade (6/7) Cikusa P. (4/4) Rodriguez (1/1)



 

 

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Résultats de la dernière journée

Jour.  Equ Rec  Equ Vis  Score  Stats  Date 
#16 Magdeburg Kiel 28 32 09/06/2024 15:00
#16 Aalborg Barcelone 30 31 09/06/2024 18:00

Prochaine journée

Journée  Equ Rec  Equ Vis  Date 
Aucune journée supplémentaire

Classement

Place Journée  Equipe  MJ  Vic  Nul  Déf 
1 Barcelone 8 4 4 0 0
2 Veszprem 6 4 3 0 1
3 Kielce 6 4 3 0 1
4 Montpellier 5 4 2 1 1
5 Paris 4 4 2 0 2
6 Kiel 4 4 2 0 2
7 Aalborg 4 4 2 0 2
8 Magdeburg 2 4 1 0 3
9 Zagreb 1 2 0 1 1
10 Plock 0 2 0 0 2
11 GOG Gudme/Svendborg 0 2 0 0 2
12 Szeged 0 2 0 0 2