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Montpellier tombe dans le piège toulousain

LMSL

samedi 16 décembre 2023 - © Yves Michel

 5 min 59 de lecture

Entre voisins, aucune déférence ! Depuis deux saisons, Toulouse s'impose à domicile lorsqu'il s'agit d'accueillir Montpellier. Cette année, pour quelle raison cela devait être différent ? Les Héraultais ont perdu la partie (33-29) mais bien plus que ça. Leur meneur de jeu Kyllian Villeminot, victime d'une grave blessure à la cheville a du quitter le terrain. Il pourrait être absent durant de longs mois.

La veille, Nantes avait perdu pied à domicile face à Aix (37-41) et enregistré sa 2ème défaite depuis le début de la saison. Les joueurs de Montpellier pensaient avoir flairé le bon coup avec la possibilité de devancer un adversaire auquel ils rendront une visite mardi, à l’occasion de la dernière journée de la phase aller. Seulement voilà, avant cette étape, le MHB devait franchir un sacré obstacle, Toulouse qui restait sur trois revers consécutifs (Nîmes, Paris, Chambéry) mais qui depuis deux saisons, est une sorte de poil à gratter. Et ce samedi, l’histoire s’est répétée ! Les Toulousains se sont imposés (33-29). « Avec Montpellier, tu ne peux pas cocher le match pour dire, celui-là, je vais le gagner, assure Danijel Andjelkovic, le coach du Fenix. C’est tout sauf simple. Surtout qu’on était sur une série négative avec trois rencontres difficiles. Ce soir, on est vraiment parti chercher quelque chose. Il fallait que ce gros coup arrive. C’est tombé sur eux mais sincèrement, c’est l’équipe qui m’impressionne peut-être le plus. Donc je suis content et fier de mes joueurs. Ils ont montré qu’ils sont généreux, volontaires, avec beaucoup d’envie et ils ont mis beaucoup d’intensité. Personne ne s’est économisé. » Disputée dans un très bon état d’esprit, la tendance que pouvait prendre cette confrontation est longtemps restée incertaine tant les deux équipes ne donnaient aucun signe de faiblesse et surtout se montraient vigilantes. Alors c’est vrai, Montpellier avait parfaitement débuté (1-4 après 7’30). Grattant des ballons, profitant de la moindre erreur adverse avec Rémi Desbonnet parfaitement en alerte devant ses cages. Mais Toulouse s’est accroché et a remonté son handicap. Si bien qu’à la pause, les voisins héraultais n’étaient devant que d’une courte tête (14-15). Avant d’entrer dans le dernier quart d’heure, la pièce n’avait toujours pas choisi la face sur laquelle elle allait retomber. Mais un fait de jeu va en grande partie influencer la suite. 



Montpellier va perdre Kyllian Villeminot, touché à la cheville gauche (au niveau apparemment du tendon d’Achille) et dans l’impossibilité de se relever. Toulouse venait de passer devant et va poursuivre son effort. « On n’est pas arrivé à rentabiliser notre 1ère mi-temps qui n’était pas mauvaise, explique Valentin Porte. La blessure de Kyllian nous pénalise, c'est sûr. Ça nous met un petit coup derrière la tête, tout s’enchaîne mal et on prend l’eau. » Combinée aux arrêts de Jef Lettens, la réussite des attaquants toulousains avec l’incontournable Nemanja Ilic et les rushes du meneur suédois Casper Käll, va asphyxier les Héraultais qui vont encaisser un 6-0 en moins de 7 minutes (30-23). « Ce temps faible est trop important pour s'en sortir, atteste le capitaine du MHB. Toulouse a mieux joué que nous en 2ème période. On savait que cela allait être dur, cela l’a été. » Dans un ultime baroud et surtout dans un sursaut tactique avec changement défensif (en 2-4), alors que le palais des sports s’apprêtait à fêter (un peu prématurément) le succès du Fénix, les hommes de Patrice Canayer piqués au vif vont accélérer. Jusqu’à faire douter ceux qui venaient de leur donner la leçon. Ils vont échouer à deux petites unités (31-29 à la 58ème) avant que Vieira et Ilic ne jouent les briseurs de... rêves. Ce succès du Fenix est une bouffée d’oxygène. Il permet de conserver la 4ème place et maintenir une distance respectable sur les suivants. « C’est la 1ère fois que je bats Montpellier, se délecte Gabriel Nyembo. J’ai l’impression d’avoir franchi un cap, c’est un truc que j’attendais depuis longtemps (sourires). Il restera un match à bien négocier (mercredi à Dijon) pour valider une bonne 1ère partie de saison. Quand on est arrivé à 9 (victoires) sur 10 avant d’entamer le bloc des gros, on savait qu’il ne fallait pas lâcher et qu'on ne pouvait ne rien marquer. Ce soir, ça fait vraiment du bien. » Du côté du MHB qui a choisi de se rendre sur Nantes dès ce dimanche pour peaufiner sa préparation, Kyllian Villeminot manquera à l’appel. Il va rejoindre Ahmed Hesham et Stas Skube dans le carré des "corps meurtris". La base arrière du MHB se réduit comme peau de chagrin. 


Quatre questions à Patrice Canayer (manager général de Montpellier HB)

Sur les dernières minutes, vous y avez vraiment cru…
C’est le constat que j’ai fait devant les joueurs. On perd car on a eu un trou qui a duré une dizaine de minutes et qui a été terrible. Une défaillance technique, mentale, tactique, on a lâché au plus mauvais moment, au milieu de la 2ème mi-temps qui est un moment clé. Rien ne nous a été favorable. La blessure (de Villeminot), des mauvais choix, des échecs au tir, des positionnements de défense qui n’étaient pas bons. Après, on a tenté et c’est bien que les joueurs ne se soient pas égarés. Ils ont eu le mérite de se bagarrer jusqu’au bout et de relever la tête. Mais sur l’ensemble, cela me parait logique que Toulouse ait gagné. 

Ce passage à vide est-il inquiétant ? 
Je remarque que cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Et quand ça arrive, ça ne pardonne pas, surtout devant des équipes comme Toulouse qui était sur un temps très fort. L’important maintenant est d’avancer et de bien récupérer. 

En cas de succès, vous auriez pu envoyer un signal vers Nantes ? 
J’explique depuis longtemps que sur une 1ère partie de championnat, chacun est dans son couloir et avance à son rythme. Le plus rapidement possible quand il le faut. Les comparaisons, on les fera quand on sera dans la 2ème partie de la compétition. Là c’est un peu tôt car chacun a ses ennuis, ses défaillances. Ça fait partie des choses qu’il faut savoir surmonter.  

La blessure de Kyllian t’importe plus que cette défaite ? 
Les deux m’importent. Kyllian est notre meneur de jeu, il a un rôle extrêmement important dans le collectif. Le constat, c’est qu’on n’aura quand même pas été épargné dans cette 1ère partie de saison avec les joueurs cadres blessés (Simonet et surtout Yanis Lenne ont été absents). Il faut positiver, il reste un match, une demie saison, il y a encore le temps. 

Et pendant ce temps-là, le PSG amasse des ressources pour passer l’hiver au chaud. Après leur large succès (38-45) à St Raphaël (avec 14 arrêts pour Andreas Palicka et 11 buts pour Elohim Prandi), les Parisiens sont plus que jamais seuls en tête avec désormais cinq points d’avance sur Nantes et Montpellier et huit sur Toulouse. En bas de championnat, dans les deux matches de la peur entre mal classés, Saran a pris une 1ère option (31-29) sur Dijon, irrémédiablement lanterne rouge de D1 et Ivry s’offre un vaste bol d’air en allant s’imposer (29-32) à Créteil, le voisin val-de-marnais. 

Montpellier tombe dans le piège toulousain  

LMSL

samedi 16 décembre 2023 - © Yves Michel

 5 min 59 de lecture

Entre voisins, aucune déférence ! Depuis deux saisons, Toulouse s'impose à domicile lorsqu'il s'agit d'accueillir Montpellier. Cette année, pour quelle raison cela devait être différent ? Les Héraultais ont perdu la partie (33-29) mais bien plus que ça. Leur meneur de jeu Kyllian Villeminot, victime d'une grave blessure à la cheville a du quitter le terrain. Il pourrait être absent durant de longs mois.

La veille, Nantes avait perdu pied à domicile face à Aix (37-41) et enregistré sa 2ème défaite depuis le début de la saison. Les joueurs de Montpellier pensaient avoir flairé le bon coup avec la possibilité de devancer un adversaire auquel ils rendront une visite mardi, à l’occasion de la dernière journée de la phase aller. Seulement voilà, avant cette étape, le MHB devait franchir un sacré obstacle, Toulouse qui restait sur trois revers consécutifs (Nîmes, Paris, Chambéry) mais qui depuis deux saisons, est une sorte de poil à gratter. Et ce samedi, l’histoire s’est répétée ! Les Toulousains se sont imposés (33-29). « Avec Montpellier, tu ne peux pas cocher le match pour dire, celui-là, je vais le gagner, assure Danijel Andjelkovic, le coach du Fenix. C’est tout sauf simple. Surtout qu’on était sur une série négative avec trois rencontres difficiles. Ce soir, on est vraiment parti chercher quelque chose. Il fallait que ce gros coup arrive. C’est tombé sur eux mais sincèrement, c’est l’équipe qui m’impressionne peut-être le plus. Donc je suis content et fier de mes joueurs. Ils ont montré qu’ils sont généreux, volontaires, avec beaucoup d’envie et ils ont mis beaucoup d’intensité. Personne ne s’est économisé. » Disputée dans un très bon état d’esprit, la tendance que pouvait prendre cette confrontation est longtemps restée incertaine tant les deux équipes ne donnaient aucun signe de faiblesse et surtout se montraient vigilantes. Alors c’est vrai, Montpellier avait parfaitement débuté (1-4 après 7’30). Grattant des ballons, profitant de la moindre erreur adverse avec Rémi Desbonnet parfaitement en alerte devant ses cages. Mais Toulouse s’est accroché et a remonté son handicap. Si bien qu’à la pause, les voisins héraultais n’étaient devant que d’une courte tête (14-15). Avant d’entrer dans le dernier quart d’heure, la pièce n’avait toujours pas choisi la face sur laquelle elle allait retomber. Mais un fait de jeu va en grande partie influencer la suite. 



Montpellier va perdre Kyllian Villeminot, touché à la cheville gauche (au niveau apparemment du tendon d’Achille) et dans l’impossibilité de se relever. Toulouse venait de passer devant et va poursuivre son effort. « On n’est pas arrivé à rentabiliser notre 1ère mi-temps qui n’était pas mauvaise, explique Valentin Porte. La blessure de Kyllian nous pénalise, c'est sûr. Ça nous met un petit coup derrière la tête, tout s’enchaîne mal et on prend l’eau. » Combinée aux arrêts de Jef Lettens, la réussite des attaquants toulousains avec l’incontournable Nemanja Ilic et les rushes du meneur suédois Casper Käll, va asphyxier les Héraultais qui vont encaisser un 6-0 en moins de 7 minutes (30-23). « Ce temps faible est trop important pour s'en sortir, atteste le capitaine du MHB. Toulouse a mieux joué que nous en 2ème période. On savait que cela allait être dur, cela l’a été. » Dans un ultime baroud et surtout dans un sursaut tactique avec changement défensif (en 2-4), alors que le palais des sports s’apprêtait à fêter (un peu prématurément) le succès du Fénix, les hommes de Patrice Canayer piqués au vif vont accélérer. Jusqu’à faire douter ceux qui venaient de leur donner la leçon. Ils vont échouer à deux petites unités (31-29 à la 58ème) avant que Vieira et Ilic ne jouent les briseurs de... rêves. Ce succès du Fenix est une bouffée d’oxygène. Il permet de conserver la 4ème place et maintenir une distance respectable sur les suivants. « C’est la 1ère fois que je bats Montpellier, se délecte Gabriel Nyembo. J’ai l’impression d’avoir franchi un cap, c’est un truc que j’attendais depuis longtemps (sourires). Il restera un match à bien négocier (mercredi à Dijon) pour valider une bonne 1ère partie de saison. Quand on est arrivé à 9 (victoires) sur 10 avant d’entamer le bloc des gros, on savait qu’il ne fallait pas lâcher et qu'on ne pouvait ne rien marquer. Ce soir, ça fait vraiment du bien. » Du côté du MHB qui a choisi de se rendre sur Nantes dès ce dimanche pour peaufiner sa préparation, Kyllian Villeminot manquera à l’appel. Il va rejoindre Ahmed Hesham et Stas Skube dans le carré des "corps meurtris". La base arrière du MHB se réduit comme peau de chagrin. 


Quatre questions à Patrice Canayer (manager général de Montpellier HB)

Sur les dernières minutes, vous y avez vraiment cru…
C’est le constat que j’ai fait devant les joueurs. On perd car on a eu un trou qui a duré une dizaine de minutes et qui a été terrible. Une défaillance technique, mentale, tactique, on a lâché au plus mauvais moment, au milieu de la 2ème mi-temps qui est un moment clé. Rien ne nous a été favorable. La blessure (de Villeminot), des mauvais choix, des échecs au tir, des positionnements de défense qui n’étaient pas bons. Après, on a tenté et c’est bien que les joueurs ne se soient pas égarés. Ils ont eu le mérite de se bagarrer jusqu’au bout et de relever la tête. Mais sur l’ensemble, cela me parait logique que Toulouse ait gagné. 

Ce passage à vide est-il inquiétant ? 
Je remarque que cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Et quand ça arrive, ça ne pardonne pas, surtout devant des équipes comme Toulouse qui était sur un temps très fort. L’important maintenant est d’avancer et de bien récupérer. 

En cas de succès, vous auriez pu envoyer un signal vers Nantes ? 
J’explique depuis longtemps que sur une 1ère partie de championnat, chacun est dans son couloir et avance à son rythme. Le plus rapidement possible quand il le faut. Les comparaisons, on les fera quand on sera dans la 2ème partie de la compétition. Là c’est un peu tôt car chacun a ses ennuis, ses défaillances. Ça fait partie des choses qu’il faut savoir surmonter.  

La blessure de Kyllian t’importe plus que cette défaite ? 
Les deux m’importent. Kyllian est notre meneur de jeu, il a un rôle extrêmement important dans le collectif. Le constat, c’est qu’on n’aura quand même pas été épargné dans cette 1ère partie de saison avec les joueurs cadres blessés (Simonet et surtout Yanis Lenne ont été absents). Il faut positiver, il reste un match, une demie saison, il y a encore le temps. 

Et pendant ce temps-là, le PSG amasse des ressources pour passer l’hiver au chaud. Après leur large succès (38-45) à St Raphaël (avec 14 arrêts pour Andreas Palicka et 11 buts pour Elohim Prandi), les Parisiens sont plus que jamais seuls en tête avec désormais cinq points d’avance sur Nantes et Montpellier et huit sur Toulouse. En bas de championnat, dans les deux matches de la peur entre mal classés, Saran a pris une 1ère option (31-29) sur Dijon, irrémédiablement lanterne rouge de D1 et Ivry s’offre un vaste bol d’air en allant s’imposer (29-32) à Créteil, le voisin val-de-marnais. 

Résultats de la dernière journée

Jour.  Equ Rec  Equ Vis  Score  Stats  Date 
#17 Chambéry Cesson 30 29 16/02/2024 20:00
#17 Ivry Toulouse 31 29 16/02/2024 20:30
#17 Nîmes Créteil 32 25 16/02/2024 20:00
#17 Dijon Montpellier 28 32 18/02/2024 15:15
#17 Saran Paris 29 37 17/02/2024 20:00
#17 Nantes St Raphael 35 31 16/02/2024 20:00
#17 Chartres Dunkerque 29 26 16/02/2024 20:00
#17 Limoges Aix en Provence 35 38 18/02/2024 17:00

Prochaine journée

Journée  Equ Rec  Equ Vis  Date 
#18 Montpellier Paris 25/02/2024 16:00
#18 Créteil Saran 23/02/2024 20:30
#18 Toulouse Dijon 23/02/2024 20:00
#18 Dunkerque Ivry 23/02/2024 20:00
#18 Aix en Provence Nîmes 23/02/2024 20:00
#18 Cesson Limoges 24/02/2024 20:30
#18 St Raphael Chambéry 24/02/2024 20:00
#18 Chartres Nantes 23/02/2024 20:00

Classement

Place Journée  Equipe  MJ  Vic  Nul  Déf 
1 Paris 34 17 17 0 0
2 Nantes 29 17 14 1 2
3 Montpellier 27 17 13 1 3
4 Toulouse 23 17 11 1 5
5 Limoges 20 17 9 2 6
6 Chambéry 20 17 10 0 7
7 St Raphael 19 17 8 3 6
8 Aix en Provence 18 17 9 0 8
9 Nîmes 18 17 9 0 8
10 Chartres 12 17 6 0 11
11 Dunkerque 11 17 5 1 11
12 Ivry 11 17 5 1 11
13 Cesson 10 17 5 0 12
14 Créteil 7 17 2 3 12
15 Saran 7 17 3 1 13
16 Dijon 6 17 2 2 13