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La Croatie bouscule le Danemark, les autres favoris sont là

Mondial

jeudi 19 janvier 2023 - © Yves Michel

 6 min 2 de lecture

La confrontation a été intense et indécise jusqu'au bout. Le Danemark et une Croatie animée par un esprit de révolte n'ont pu se départager. Dans ce groupe 4, l'Egypte s'est contentée du minimum pour battre la Belgique. De leurs côtés, Norvégiens et Allemands confortent leur fauteuil de favoris du groupe 3.

Avant d'aborder le Tour Principal, le Danemark avait eu un cheminement plutôt tranquille, déjà en Suède au milieu de ses supporters face à des équipes bien moins armées. La Belgique, le Bahrein et la Tunisie avaient été vite avalées. A contrario, dans ce 1er tour, la Croatie avait à se faire pardonner de sa prestation lors du match inaugural face à l’Egypte qui avait provoqué la colère des supporters mais aussi des anciennes gloires restées au pays. Certains avaient même mis en doute la motivation du capitaine Duvnjak ou l’engagement d’un Luka Cindric (photo de tête) qui était bien loin de ses performances lorsqu'il évolue sous les couleurs de Barcelone. C’est un vent de révolte qui ce jeudi soir a accompagné les joueurs au maillot à damiers. Et le match nul (32-32) qu’ils ont arraché, ne les satisfait pas du tout tant ils se sont dépensés et ont montré de l’envie. 

Dès le début de la rencontre, signe qui ne trompe pas, la défense croate a réservé un traitement assez particulier à Mikkel Hansen. L’ancien Parisien a été neutralisé, pas toujours de la manière la plus règlementaire. Dans ces trente 1ères minutes, il parviendra à inscrire 3 buts (dont 2/2 à 7m) mais perdra deux ballons et ratera un tir. A l’inverse, Luka Cindric sera à l’origine des 3 premières réalisations de son équipe. Après avoir mené au plus fort de 4 unités (8-12 à la 19è) et frôlé une exclusion définitive de Duvnjak pour une main au visage de Mathias Gidsel (photo ci-dessus), les Croates ont éprouvé quelques difficultés à conclure. Les Danois évoluaient à 7 contre 6 et avaient haussé leur niveau. L’écart sera en partie comblé (15-16 à la pause). Le second acte sera tout aussi âpre physiquement mais un peu plus serré au score. Beaucoup d’intensité des deux côtés et des Nordiques qui semblent prendre le dessus. Il faudra toute l’autorité de l'Ivryen Mate Sunjic (6 parades - photo ci-dessous), entré dans les cages à la place d’un Slavic plutôt transparent (aucun arrêt) pour que les Croates restent au contact. Déjà bien en vue dans les trente 1ères minutes, le pivot Marin Sipic va poursuivre sur sa lancée (9/11). Il y avait comme de l’électricité dans l’air car rien ne se décantait. Les joueurs des Balkans accumulaient les fautes, Mikkel Hansen était infaillible à 7 mètres. Elément déterminant, Simon Pytlick. L’arrière de 22 ans va perforer et trouver de nombreuses solutions. 

Il y avait longtemps que le match était entré dans le money time et personne n’était capable de dire vers qui pencherait le balancier. Les deux formations vont continuer à se répondre et se retrouver une nouvelle fois dos à dos à 22 secondes du terme (32-32). Le temps mort danois n’aura aucun effet, pire même, Mikkel Hansen va laisser le ballon en route. Récupération de Luka Cindric mais son tir à 20 mètres passera de peu au-dessus de la transversale. 

Les champions du Monde en titre s’en sortent plutôt bien mais après le Bahrein samedi, ils devront se frotter à l’Egypte. La Croatie elle, ne devrait connaître aucun souci face à la Belgique et au Bahrein. Si elles existent encore, ses chances d’arracher un billet pour les quarts sont infimes... presque nulles.

Dans l'autre affiche de la soirée, les vingt dernières minutes ont été fatales à la Serbie qui jusque-là, avait dominé la Norvège. Conquérants en 1ère période, les partenaires du Toulousain Nemanja Ilic n'ont pas trouvé les moyens de contenir leur adversaire lorsqu'il a élevé son niveau. La défense s'est délitée, en attaque, le ballon semblait plus lourd et les joueurs des Balkans ont multiplié les mauvais choix. Quel contraste avec l'entame et tout ce qui les a accompagnés jusqu'à la pause et même au-delà. Ils ont été portés par leur gardien Milosavljev, arrivé en renfort il y a à peine trois jours après avoir soigné une blessure à la cheville. Le Berlinois s'est signalé d'entrée alors que ses partenaires sortaient d'une infériorité numérique qu'ils avaient parfaitement gérée. Huit parades pour lui dans les trente premières minutes derrière une défense souvent très haute, les Norvégiens ont été vite distancés (9-13 à la 21è puis 14-17 à la pause). A la reprise, les Serbes vont maintenir leur pression (14-19 à la 35è). Sanders Sagosen (photo ci-dessus) qui au tir, s'était fait plutôt discret, va se manifester au meilleur moment, en prenant l'intervalle interne pour égaliser (22-22). L'ancien parisien profitera ensuite des espaces laissés par les joueurs des Balkans. Mais le meilleur choix de coaching sera l'entrée d'Alexandre Blonz. L'ailier gauche de Szeged (22 ans) va apporter encore un peu plus de fraîcheur. Et comme dans ses cages, Bergerud se mettait au diapason, le cours du match était totalement inversé. La Serbie ne va plus être en mesure de répondre et va rater tout ou presque. Et c'est un petit miracle qu'elle termine avec un si faible écart (31-28). Avec un sans faute, les Nordiques commencent à entrevoir les quarts de finale. Il leur reste à affronter le Qatar (battu de deux buts après avoir mené face aux Pays Bas pendant 50 minutes) et l'Allemagne, l'autre favori du groupe 3 (qui s'est essuyée les pieds sur l'Argentine avec un écart de 20 buts !). 



Les Néerlandais ne sont pas encore exclus d'une éventuelle participation en quarts. Pour autant, ils devront répondre avec un peu plus de conviction à la Mannschaft et à la Serbie qu'ils ne l'ont fait contre le Qatar. Les joueurs du Golfe ont encore des ressources et de la qualité. A l'image de leur capitaine Madadi et du pivot de Pays d'Aix, Youssef Ben Ali, animateurs de la 1ère période. Distancés peu avant la pause (18-13 à la 28ème), les Pays Bas vont réagir notamment par l'incontournable Kai Smits (8/9), Ten Velde (photo ci-dessus) et Versteijinen, deux "Oranje" qui n'ont pas l'habitude d'être mis en lumière. Privilégiant le jeu au près, ils vont user leur adversaire et grignoter leur retard, égaliser et passer en tête (26-27 à la 51è). Luc Steins qui s'était beaucoup dépensé (5 passes décisives) va enfin pouvoir concrétiser. Deux buts coup sur coup pour redonner l'avantage aux siens. En face, les hommes de Valero Rivera vont se montrer encore dangereux mais Benghanem puis Smits (avec un dernier 7 m) mettront fin à tout suspens (30-32). 

Le récap' de ce jeudi (Tour Principal)

 G4

15h30 

Etats Unis 

Bahrein  

27-32

 G3

15h30 

Qatar

Pays Bas 

30-32

G4

18h 

Egypte

Belgique

33-28

G3

18h 

Allemagne

Argentine

39-19

G3

20h30 

Norvège

Serbie 

31-28

G4

20h30

Danemark

 Croatie 

32-32

La Croatie bouscule le Danemark, les autres favoris sont là 

Mondial

jeudi 19 janvier 2023 - © Yves Michel

 6 min 2 de lecture

La confrontation a été intense et indécise jusqu'au bout. Le Danemark et une Croatie animée par un esprit de révolte n'ont pu se départager. Dans ce groupe 4, l'Egypte s'est contentée du minimum pour battre la Belgique. De leurs côtés, Norvégiens et Allemands confortent leur fauteuil de favoris du groupe 3.

Avant d'aborder le Tour Principal, le Danemark avait eu un cheminement plutôt tranquille, déjà en Suède au milieu de ses supporters face à des équipes bien moins armées. La Belgique, le Bahrein et la Tunisie avaient été vite avalées. A contrario, dans ce 1er tour, la Croatie avait à se faire pardonner de sa prestation lors du match inaugural face à l’Egypte qui avait provoqué la colère des supporters mais aussi des anciennes gloires restées au pays. Certains avaient même mis en doute la motivation du capitaine Duvnjak ou l’engagement d’un Luka Cindric (photo de tête) qui était bien loin de ses performances lorsqu'il évolue sous les couleurs de Barcelone. C’est un vent de révolte qui ce jeudi soir a accompagné les joueurs au maillot à damiers. Et le match nul (32-32) qu’ils ont arraché, ne les satisfait pas du tout tant ils se sont dépensés et ont montré de l’envie. 

Dès le début de la rencontre, signe qui ne trompe pas, la défense croate a réservé un traitement assez particulier à Mikkel Hansen. L’ancien Parisien a été neutralisé, pas toujours de la manière la plus règlementaire. Dans ces trente 1ères minutes, il parviendra à inscrire 3 buts (dont 2/2 à 7m) mais perdra deux ballons et ratera un tir. A l’inverse, Luka Cindric sera à l’origine des 3 premières réalisations de son équipe. Après avoir mené au plus fort de 4 unités (8-12 à la 19è) et frôlé une exclusion définitive de Duvnjak pour une main au visage de Mathias Gidsel (photo ci-dessus), les Croates ont éprouvé quelques difficultés à conclure. Les Danois évoluaient à 7 contre 6 et avaient haussé leur niveau. L’écart sera en partie comblé (15-16 à la pause). Le second acte sera tout aussi âpre physiquement mais un peu plus serré au score. Beaucoup d’intensité des deux côtés et des Nordiques qui semblent prendre le dessus. Il faudra toute l’autorité de l'Ivryen Mate Sunjic (6 parades - photo ci-dessous), entré dans les cages à la place d’un Slavic plutôt transparent (aucun arrêt) pour que les Croates restent au contact. Déjà bien en vue dans les trente 1ères minutes, le pivot Marin Sipic va poursuivre sur sa lancée (9/11). Il y avait comme de l’électricité dans l’air car rien ne se décantait. Les joueurs des Balkans accumulaient les fautes, Mikkel Hansen était infaillible à 7 mètres. Elément déterminant, Simon Pytlick. L’arrière de 22 ans va perforer et trouver de nombreuses solutions. 

Il y avait longtemps que le match était entré dans le money time et personne n’était capable de dire vers qui pencherait le balancier. Les deux formations vont continuer à se répondre et se retrouver une nouvelle fois dos à dos à 22 secondes du terme (32-32). Le temps mort danois n’aura aucun effet, pire même, Mikkel Hansen va laisser le ballon en route. Récupération de Luka Cindric mais son tir à 20 mètres passera de peu au-dessus de la transversale. 

Les champions du Monde en titre s’en sortent plutôt bien mais après le Bahrein samedi, ils devront se frotter à l’Egypte. La Croatie elle, ne devrait connaître aucun souci face à la Belgique et au Bahrein. Si elles existent encore, ses chances d’arracher un billet pour les quarts sont infimes... presque nulles.

Dans l'autre affiche de la soirée, les vingt dernières minutes ont été fatales à la Serbie qui jusque-là, avait dominé la Norvège. Conquérants en 1ère période, les partenaires du Toulousain Nemanja Ilic n'ont pas trouvé les moyens de contenir leur adversaire lorsqu'il a élevé son niveau. La défense s'est délitée, en attaque, le ballon semblait plus lourd et les joueurs des Balkans ont multiplié les mauvais choix. Quel contraste avec l'entame et tout ce qui les a accompagnés jusqu'à la pause et même au-delà. Ils ont été portés par leur gardien Milosavljev, arrivé en renfort il y a à peine trois jours après avoir soigné une blessure à la cheville. Le Berlinois s'est signalé d'entrée alors que ses partenaires sortaient d'une infériorité numérique qu'ils avaient parfaitement gérée. Huit parades pour lui dans les trente premières minutes derrière une défense souvent très haute, les Norvégiens ont été vite distancés (9-13 à la 21è puis 14-17 à la pause). A la reprise, les Serbes vont maintenir leur pression (14-19 à la 35è). Sanders Sagosen (photo ci-dessus) qui au tir, s'était fait plutôt discret, va se manifester au meilleur moment, en prenant l'intervalle interne pour égaliser (22-22). L'ancien parisien profitera ensuite des espaces laissés par les joueurs des Balkans. Mais le meilleur choix de coaching sera l'entrée d'Alexandre Blonz. L'ailier gauche de Szeged (22 ans) va apporter encore un peu plus de fraîcheur. Et comme dans ses cages, Bergerud se mettait au diapason, le cours du match était totalement inversé. La Serbie ne va plus être en mesure de répondre et va rater tout ou presque. Et c'est un petit miracle qu'elle termine avec un si faible écart (31-28). Avec un sans faute, les Nordiques commencent à entrevoir les quarts de finale. Il leur reste à affronter le Qatar (battu de deux buts après avoir mené face aux Pays Bas pendant 50 minutes) et l'Allemagne, l'autre favori du groupe 3 (qui s'est essuyée les pieds sur l'Argentine avec un écart de 20 buts !). 



Les Néerlandais ne sont pas encore exclus d'une éventuelle participation en quarts. Pour autant, ils devront répondre avec un peu plus de conviction à la Mannschaft et à la Serbie qu'ils ne l'ont fait contre le Qatar. Les joueurs du Golfe ont encore des ressources et de la qualité. A l'image de leur capitaine Madadi et du pivot de Pays d'Aix, Youssef Ben Ali, animateurs de la 1ère période. Distancés peu avant la pause (18-13 à la 28ème), les Pays Bas vont réagir notamment par l'incontournable Kai Smits (8/9), Ten Velde (photo ci-dessus) et Versteijinen, deux "Oranje" qui n'ont pas l'habitude d'être mis en lumière. Privilégiant le jeu au près, ils vont user leur adversaire et grignoter leur retard, égaliser et passer en tête (26-27 à la 51è). Luc Steins qui s'était beaucoup dépensé (5 passes décisives) va enfin pouvoir concrétiser. Deux buts coup sur coup pour redonner l'avantage aux siens. En face, les hommes de Valero Rivera vont se montrer encore dangereux mais Benghanem puis Smits (avec un dernier 7 m) mettront fin à tout suspens (30-32). 

Le récap' de ce jeudi (Tour Principal)

 G4

15h30 

Etats Unis 

Bahrein  

27-32

 G3

15h30 

Qatar

Pays Bas 

30-32

G4

18h 

Egypte

Belgique

33-28

G3

18h 

Allemagne

Argentine

39-19

G3

20h30 

Norvège

Serbie 

31-28

G4

20h30

Danemark

 Croatie 

32-32

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