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Avec Nze Minko et Valentini, le courant bleu passe bien

International

samedi 1 octobre 2022 - © Laurent Hoppe

 3 min 40 de lecture

L'arrière de Györ et l'ailière de Metz ont réussi leur rentrée internationale. L'investissement de la nouvelle capitaine, l'efficacité de l'autre, les connexions entre elles aussi, ont aidé l'équipe de France à vaincre de coriaces Allemandes dans les Arènes mosellanes (34-31). Les vice-championnes d'Europe sortantes ne peuvent toutefois se satisfaire d'autant de ratures défensives, qu'elles pourront rectifier dès dimanche à Nancy, face au même adversaire.

Si on lui en avait donné la permission, elle aurait sans doute aussi placé les spectateurs (comme l'a fait une ex-internationale, Delphine Guehl, au service du comité mosellan organisateur), voire chanté a capella les deux hymnes nationaux (en s'accompagnant à la guitare, allez savoir). C'est peu dire qu'Estelle Nze Minko a pris très à cœur son nouveau statut de capitaine de plein exercice. Dans les onze premières minutes et demie de jeu de ce France – Allemagne de rentrée, la joueuse de Györ (154 sélections) titularisée arrière gauche, a, dans le désordre, agi en défenseure avancée, marqué en appui et en montée de balle à 40 secondes d'intervalle (4-3, 5ème), délivré une passe décisive sautée pour Chloé Valentini (8-6, 9ème).

 

Aussi hyperactive et douée soit-elle, la native de Loire-Atlantique ne pouvait pas tout faire. Comme défendre aussi sur les côtés, là d'où sont venus les quatre premiers buts allemands : deux de Doll à gauche, deux de Behrend à droite. Les prémices d'une soirée pas si agréable du point de vue défensif. Malgré le retour aux affaires de Béatrice Edwige (absente lors des matches qualificatifs d'avril), le socle auquel Olivier Krumbholz accorde tant d'importance a paru assez instable. En difficulté sur les ailes (Stockschläder en a remis une couche en seconde période, d'ailleurs), attaquée à coups de parpaings à 9 mètres par Emily Bölk en début de seconde période.

 

A ce moment-là, les Françaises étaient menées de trois longueurs (21-24, 42ème) après en avoir eu quatre d'avance vingt-cinq minutes plus tôt (13-9, 17ème). Raccord malgré elles avec l'actualité nationale, les débats de société et (surtout) des chaînes info, les Françaises ont subi une forte baisse de tension. Vendangeant quantité de tirs face à la gardienne germanique, Katharina Filter (15 parades, plus que Glauser et Darleux réunies). Un comble, un soir où c'est outre-Rhin qu'était désignée la nouvelle reine des vignobles, en direct à la télévision (authentique)...

 

Le banc était à deux doigts de troquer le survêtement aux trois bandes par un col roulé de ministre... avant de se reprendre afin d'éviter une doudoune à un peu plus d'un mois de l'Euro (dont l'équipe de France est vice-championne sortante). Pour ce faire, un retour aux fondamentaux s'imposait. Le flanc droit (Sercien-Ugolin, Granier) a remis de l'intensité en attaque placée, afin de provoquer les supériorités numériques (il y en a eu quatre dans la seconde demi-heure). Gratter des ballons au sol entre son arc de cercle et les pointillés, lancer les sœurs Lassource en contre-attaque pour asséner un 5-0 à des Allemandes moins appliquées dans leurs enclenchements (26-24, 47ème). Faire confiance, enfin, aux compétences de dépanneuses des deux joueuses les plus en vue de la rencontre. Revenue en jeu à quatre minutes du terme, Estelle Nze Minko (4/5, 5 passes) a pris le bon intervalle (30-28), avant que Chloé Valentini n'achève son sans faute personnel (6/6) en montée de balle (31-28, 58ème).

 

+3, c'est aussi l'écart final (34-31) pour une équipe de France ponctuelle mais perfectible, qui dispose de moins de deux jours pour remédier aux soucis d'étanchéité. Elle rejoue l'Allemagne dès dimanche, à Nancy (17h15)...


FRANCE – ALLEMAGNE : 34-31 (16-15)

Vendredi 30 septembre 2022 à Metz. Arbitres : MM. Alvarez et Bustamante (ESP).

FRANCE : Edwige ; Flippes 1/4 ; Nze Minko (capitaine) 4/5 ; Toublanc 5/7 ; Valentini 6/6 ; Zaadi 4/5 ; puis Foppa 4/4 ; Granier 1/2 ; Horacek 2/4 (1/2 penaltys) ; O. Kanor 0/1 ; C. Lassource 3/6 ; D. Lassource 1/1 ; Sercien-Ugolin 3/5. Non utilisées : Ondono, Niakaté. Gardiennes : Glauser (6/21 arrêts en 30', dont 1/2 penaltys) puis Darleux (4/20 arrêts en 30', dont 0/3 penaltys). 2 minutes : D. Lassource (47'). Sélectionneur : O. Krumbholz.

Evolution du score : 4-3 (5') ; 9-7 (10') ; 10-8 (15') ; 13-12 (20') ; 14-12 (25') ; 18-19 (35') ; 21-22 (40') ; 24-24 (45') ; 27-25 (50') ; 29-27 (55').

Avec Nze Minko et Valentini, le courant bleu passe bien 

International

samedi 1 octobre 2022 - © Laurent Hoppe

 3 min 40 de lecture

L'arrière de Györ et l'ailière de Metz ont réussi leur rentrée internationale. L'investissement de la nouvelle capitaine, l'efficacité de l'autre, les connexions entre elles aussi, ont aidé l'équipe de France à vaincre de coriaces Allemandes dans les Arènes mosellanes (34-31). Les vice-championnes d'Europe sortantes ne peuvent toutefois se satisfaire d'autant de ratures défensives, qu'elles pourront rectifier dès dimanche à Nancy, face au même adversaire.

Si on lui en avait donné la permission, elle aurait sans doute aussi placé les spectateurs (comme l'a fait une ex-internationale, Delphine Guehl, au service du comité mosellan organisateur), voire chanté a capella les deux hymnes nationaux (en s'accompagnant à la guitare, allez savoir). C'est peu dire qu'Estelle Nze Minko a pris très à cœur son nouveau statut de capitaine de plein exercice. Dans les onze premières minutes et demie de jeu de ce France – Allemagne de rentrée, la joueuse de Györ (154 sélections) titularisée arrière gauche, a, dans le désordre, agi en défenseure avancée, marqué en appui et en montée de balle à 40 secondes d'intervalle (4-3, 5ème), délivré une passe décisive sautée pour Chloé Valentini (8-6, 9ème).

 

Aussi hyperactive et douée soit-elle, la native de Loire-Atlantique ne pouvait pas tout faire. Comme défendre aussi sur les côtés, là d'où sont venus les quatre premiers buts allemands : deux de Doll à gauche, deux de Behrend à droite. Les prémices d'une soirée pas si agréable du point de vue défensif. Malgré le retour aux affaires de Béatrice Edwige (absente lors des matches qualificatifs d'avril), le socle auquel Olivier Krumbholz accorde tant d'importance a paru assez instable. En difficulté sur les ailes (Stockschläder en a remis une couche en seconde période, d'ailleurs), attaquée à coups de parpaings à 9 mètres par Emily Bölk en début de seconde période.

 

A ce moment-là, les Françaises étaient menées de trois longueurs (21-24, 42ème) après en avoir eu quatre d'avance vingt-cinq minutes plus tôt (13-9, 17ème). Raccord malgré elles avec l'actualité nationale, les débats de société et (surtout) des chaînes info, les Françaises ont subi une forte baisse de tension. Vendangeant quantité de tirs face à la gardienne germanique, Katharina Filter (15 parades, plus que Glauser et Darleux réunies). Un comble, un soir où c'est outre-Rhin qu'était désignée la nouvelle reine des vignobles, en direct à la télévision (authentique)...

 

Le banc était à deux doigts de troquer le survêtement aux trois bandes par un col roulé de ministre... avant de se reprendre afin d'éviter une doudoune à un peu plus d'un mois de l'Euro (dont l'équipe de France est vice-championne sortante). Pour ce faire, un retour aux fondamentaux s'imposait. Le flanc droit (Sercien-Ugolin, Granier) a remis de l'intensité en attaque placée, afin de provoquer les supériorités numériques (il y en a eu quatre dans la seconde demi-heure). Gratter des ballons au sol entre son arc de cercle et les pointillés, lancer les sœurs Lassource en contre-attaque pour asséner un 5-0 à des Allemandes moins appliquées dans leurs enclenchements (26-24, 47ème). Faire confiance, enfin, aux compétences de dépanneuses des deux joueuses les plus en vue de la rencontre. Revenue en jeu à quatre minutes du terme, Estelle Nze Minko (4/5, 5 passes) a pris le bon intervalle (30-28), avant que Chloé Valentini n'achève son sans faute personnel (6/6) en montée de balle (31-28, 58ème).

 

+3, c'est aussi l'écart final (34-31) pour une équipe de France ponctuelle mais perfectible, qui dispose de moins de deux jours pour remédier aux soucis d'étanchéité. Elle rejoue l'Allemagne dès dimanche, à Nancy (17h15)...


FRANCE – ALLEMAGNE : 34-31 (16-15)

Vendredi 30 septembre 2022 à Metz. Arbitres : MM. Alvarez et Bustamante (ESP).

FRANCE : Edwige ; Flippes 1/4 ; Nze Minko (capitaine) 4/5 ; Toublanc 5/7 ; Valentini 6/6 ; Zaadi 4/5 ; puis Foppa 4/4 ; Granier 1/2 ; Horacek 2/4 (1/2 penaltys) ; O. Kanor 0/1 ; C. Lassource 3/6 ; D. Lassource 1/1 ; Sercien-Ugolin 3/5. Non utilisées : Ondono, Niakaté. Gardiennes : Glauser (6/21 arrêts en 30', dont 1/2 penaltys) puis Darleux (4/20 arrêts en 30', dont 0/3 penaltys). 2 minutes : D. Lassource (47'). Sélectionneur : O. Krumbholz.

Evolution du score : 4-3 (5') ; 9-7 (10') ; 10-8 (15') ; 13-12 (20') ; 14-12 (25') ; 18-19 (35') ; 21-22 (40') ; 24-24 (45') ; 27-25 (50') ; 29-27 (55').

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