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Les Bleuettes ont fait une croix sur les demi-finales

Mondial

dimanche 7 août 2022 - © Laurent Hoppe

 5 min 0 de lecture

Elles y ont cru, un peu. Elles sont surtout tombées sur un Danemark constant et costaud. Sans avoir pu exprimer tout leur potentiel, ni résoudre tous leurs soucis du jour, les moins de 18 ans françaises se sont logiquement inclinées en quart de finale du championnat du monde (26-32). Le séjour en Macédoine du Nord de Lylou Borg et consorts se terminera par deux matches de classement, dans l’espoir d’accrocher la cinquième place.

Ce n’était vraiment ni l’année, ni l’été, pour croiser le Danemark dans un Mondial féminin. Fin juin en Slovénie, les U20 françaises n’avaient pas su forcer leur destin dans un match décisif du tour principal, soldé par un nul (19-19) et une élimination avant les quarts de finale. Ce premier dimanche d’août, à Skopje, la génération suivante a aussi déchanté contre le même pays (26-32).

 

A ceci près que la troupe d’Olivier De la Fuente a rivalisé moins longtemps avec les Scandinaves que ses aînées. Les vingt premières minutes (4-4 à la 9ème, 5-6 au quart d’heure, 6-8 à la 20ème), un retour de flamme presque inespéré vers la 40ème, pas plus. Le reste de ce quart de finale, le Danemark a marqué au fer (rouge, forcément) les limites des Bleuettes. Dont la 0-6, plus autant rudoyée depuis l’ouverture de la compétition (remportée 31-28 face à l’Espagne, le 30 juillet), voire passive sur certains tirs à 6 m, a été transpercée en beauté par l’arrière gauche-meneuse Julie Scaglione et Matilde Vestergaard (7 buts chacune, à 100 % pour la seconde).

Des ailières sous-exploitées 

Une ailière en transe, comme l’a été la joueuse d’Horsens, régulièrement approvisionnée, les Françaises en auraient eu grand besoin pour rester plus longtemps dans le coup. Or, côté gauche, Nina Dury a attendu plus de 40 minutes avant de scorer, sur un ballon qui traînait dans sa zone (17-21). A droite, Manon Errard n’a pu déclencher un tir… qu’à l’entrée de l’ultime minute, pour la forme (26-31).

 

Ecarter le jeu en attaque placée aurait pu certainement soulager une base arrière très sollicitée, pour un résultat inégal. Enola Borg (Mios) avait démarré fort en signant les trois premiers buts français, avant de fléchir et de trouver quelques-uns des cinq montants répertoriés en première période. Sa sœur Lylou, droitière à droite, s’est créée des espaces avec un certain succès dans la seconde demi-heure. La demi-centre dijonnaise Nina Perret, quant à elle, est restée dans ses standards du tournoi : 7/11, 3 interceptions en défense.


 

Wanda et Perret ont évolué à leur niveau 

Solide pendant trente minutes (7 arrêts à 35 %), parant notamment deux contre-attaques, Shana Wanda a ensuite établi un constat d’impuissance, comme son binôme de cage Romane Lehualt. Les regrets des Bleuettes se situent également dans ces quatre minutes de supériorité numérique, pendant lesquels le Danemark évoluait sans gardienne (32ème à 36ème). Une chance insuffisamment saisie pour recoller, revenir à moins de trois unités. C’était encore l’écart à la 42ème (18-21), quand un temps mort danois puis l’exclusion de Karamoko ont stoppé net un temps fort et douché un espoir (re)naissant.

 

Onzième force européenne de sa catégorie en 2021, l’équipe de France se situera donc entre la cinquième et la huitième place mondiale un an plus tard. Un indicateur de progrès, un encouragement, même si la prestation et le résultat (logique) de ce quart indiquent qu’il reste du travail afin de franchir un palier supplémentaire dans les deux années à venir. Dans l’immédiat, la chasse à l’accessit ouvre ce lundi (contre l'Islande)... 



La réaction du coach tricolore Olivier De La Fuente.... 

"Les plus fortes ont gagné... On a réussi à faire déjouer Scaglione en 1ère mi-temps mais en descendant sur elle, on a ouvert des espaces que ses partenaires ont su parfaitement exploiter, notamment sur les ailes. On a eu un petit peu trop d'échecs à certains moments, sur des supériorités numériques mal gérées, quelques poteaux aussi, les Danoises savaient que notre qualité 1ère n'était pas le tir de loin, elles ont vraiment blindé ce secteur et on a eu à trouver des espaces. Par rapport à nous, elles avaient eu moins de matches au couteau, et cela a pesé sur la débauche d'énergie. Mais dans l'investissement et la combativité, je pense qu'il n'y a rien à reprocher à nos joueuses. Elles n'ont pas lâché face à une très bonne équipe du Danemark. L'objectif désormais est d'aller chercher la 5ème place."


FRANCE – DANEMARK : 26-32 (10-13)

Le 7 août 2022 à Skopje (MCD). 97 spectateurs. Arbitres : MM. Belkhiri et Hamidi (ALG).

FRANCE : Errard 1/1, Karamoko 0/1, Lelong, Tuccella, Dury (cap.) 3/6, Broquaire 0/1, Perret 7/11 (1/2 penaltys), Nikindanda 2/2, E. Borg 5/11, L. Borg 8/13. Gardiennes : Wanda (10 arrêts en 48’) puis Lehualt (12’). 2 minutes : L. Borg (16’), Karamoko (36’ et 43’), Lelong (59’). Sélectionneur : O. De la Fuente.

DANEMARK : Ibranovic 0/1, Scaglione 7/12, Laursen 1/2, Vestergaard 7/7 (1/1 penalty), I. Nielsen 2/3, Thestrup 2/4, F. Larsen 3/4, Holtorf 1/1, L. Hansen 3/5, Johansen 6/8. Gardiennes : Rasmussen (3 arrêts en 33’) puis Kaysen (6 arrêts en 27’, dont 1 penalty). 2 minutes : Johansen (21’ et 40’), I. Nielsen (25’), Johansen (32’), Nedovic (34’). Sélectionneur : F. Larsen.

Evolution du score : 2-2 (5’) ; 4-5 (10’) ; 5-6 (15’) ; 6-8 (20’) ; 8-11 (25’) ; 13-16 (35’) ; 15-20 (40’) ; 18-23 (45’) ; 20-26 (50’) ; 23-29 (55’).

 

Les autres quarts de finale

 ISLANDE

 PAYS BAS 

 26-27

 12-15

 HONGRIE

 EGYPTE

 28-23

12-10 

 COREE DU S.

 SUEDE

 33-27

18-14 

Les Bleuettes ont fait une croix sur les demi-finales 

Mondial

dimanche 7 août 2022 - © Laurent Hoppe

 5 min 0 de lecture

Elles y ont cru, un peu. Elles sont surtout tombées sur un Danemark constant et costaud. Sans avoir pu exprimer tout leur potentiel, ni résoudre tous leurs soucis du jour, les moins de 18 ans françaises se sont logiquement inclinées en quart de finale du championnat du monde (26-32). Le séjour en Macédoine du Nord de Lylou Borg et consorts se terminera par deux matches de classement, dans l’espoir d’accrocher la cinquième place.

Ce n’était vraiment ni l’année, ni l’été, pour croiser le Danemark dans un Mondial féminin. Fin juin en Slovénie, les U20 françaises n’avaient pas su forcer leur destin dans un match décisif du tour principal, soldé par un nul (19-19) et une élimination avant les quarts de finale. Ce premier dimanche d’août, à Skopje, la génération suivante a aussi déchanté contre le même pays (26-32).

 

A ceci près que la troupe d’Olivier De la Fuente a rivalisé moins longtemps avec les Scandinaves que ses aînées. Les vingt premières minutes (4-4 à la 9ème, 5-6 au quart d’heure, 6-8 à la 20ème), un retour de flamme presque inespéré vers la 40ème, pas plus. Le reste de ce quart de finale, le Danemark a marqué au fer (rouge, forcément) les limites des Bleuettes. Dont la 0-6, plus autant rudoyée depuis l’ouverture de la compétition (remportée 31-28 face à l’Espagne, le 30 juillet), voire passive sur certains tirs à 6 m, a été transpercée en beauté par l’arrière gauche-meneuse Julie Scaglione et Matilde Vestergaard (7 buts chacune, à 100 % pour la seconde).

Des ailières sous-exploitées 

Une ailière en transe, comme l’a été la joueuse d’Horsens, régulièrement approvisionnée, les Françaises en auraient eu grand besoin pour rester plus longtemps dans le coup. Or, côté gauche, Nina Dury a attendu plus de 40 minutes avant de scorer, sur un ballon qui traînait dans sa zone (17-21). A droite, Manon Errard n’a pu déclencher un tir… qu’à l’entrée de l’ultime minute, pour la forme (26-31).

 

Ecarter le jeu en attaque placée aurait pu certainement soulager une base arrière très sollicitée, pour un résultat inégal. Enola Borg (Mios) avait démarré fort en signant les trois premiers buts français, avant de fléchir et de trouver quelques-uns des cinq montants répertoriés en première période. Sa sœur Lylou, droitière à droite, s’est créée des espaces avec un certain succès dans la seconde demi-heure. La demi-centre dijonnaise Nina Perret, quant à elle, est restée dans ses standards du tournoi : 7/11, 3 interceptions en défense.


 

Wanda et Perret ont évolué à leur niveau 

Solide pendant trente minutes (7 arrêts à 35 %), parant notamment deux contre-attaques, Shana Wanda a ensuite établi un constat d’impuissance, comme son binôme de cage Romane Lehualt. Les regrets des Bleuettes se situent également dans ces quatre minutes de supériorité numérique, pendant lesquels le Danemark évoluait sans gardienne (32ème à 36ème). Une chance insuffisamment saisie pour recoller, revenir à moins de trois unités. C’était encore l’écart à la 42ème (18-21), quand un temps mort danois puis l’exclusion de Karamoko ont stoppé net un temps fort et douché un espoir (re)naissant.

 

Onzième force européenne de sa catégorie en 2021, l’équipe de France se situera donc entre la cinquième et la huitième place mondiale un an plus tard. Un indicateur de progrès, un encouragement, même si la prestation et le résultat (logique) de ce quart indiquent qu’il reste du travail afin de franchir un palier supplémentaire dans les deux années à venir. Dans l’immédiat, la chasse à l’accessit ouvre ce lundi (contre l'Islande)... 



La réaction du coach tricolore Olivier De La Fuente.... 

"Les plus fortes ont gagné... On a réussi à faire déjouer Scaglione en 1ère mi-temps mais en descendant sur elle, on a ouvert des espaces que ses partenaires ont su parfaitement exploiter, notamment sur les ailes. On a eu un petit peu trop d'échecs à certains moments, sur des supériorités numériques mal gérées, quelques poteaux aussi, les Danoises savaient que notre qualité 1ère n'était pas le tir de loin, elles ont vraiment blindé ce secteur et on a eu à trouver des espaces. Par rapport à nous, elles avaient eu moins de matches au couteau, et cela a pesé sur la débauche d'énergie. Mais dans l'investissement et la combativité, je pense qu'il n'y a rien à reprocher à nos joueuses. Elles n'ont pas lâché face à une très bonne équipe du Danemark. L'objectif désormais est d'aller chercher la 5ème place."


FRANCE – DANEMARK : 26-32 (10-13)

Le 7 août 2022 à Skopje (MCD). 97 spectateurs. Arbitres : MM. Belkhiri et Hamidi (ALG).

FRANCE : Errard 1/1, Karamoko 0/1, Lelong, Tuccella, Dury (cap.) 3/6, Broquaire 0/1, Perret 7/11 (1/2 penaltys), Nikindanda 2/2, E. Borg 5/11, L. Borg 8/13. Gardiennes : Wanda (10 arrêts en 48’) puis Lehualt (12’). 2 minutes : L. Borg (16’), Karamoko (36’ et 43’), Lelong (59’). Sélectionneur : O. De la Fuente.

DANEMARK : Ibranovic 0/1, Scaglione 7/12, Laursen 1/2, Vestergaard 7/7 (1/1 penalty), I. Nielsen 2/3, Thestrup 2/4, F. Larsen 3/4, Holtorf 1/1, L. Hansen 3/5, Johansen 6/8. Gardiennes : Rasmussen (3 arrêts en 33’) puis Kaysen (6 arrêts en 27’, dont 1 penalty). 2 minutes : Johansen (21’ et 40’), I. Nielsen (25’), Johansen (32’), Nedovic (34’). Sélectionneur : F. Larsen.

Evolution du score : 2-2 (5’) ; 4-5 (10’) ; 5-6 (15’) ; 6-8 (20’) ; 8-11 (25’) ; 13-16 (35’) ; 15-20 (40’) ; 18-23 (45’) ; 20-26 (50’) ; 23-29 (55’).

 

Les autres quarts de finale

 ISLANDE

 PAYS BAS 

 26-27

 12-15

 HONGRIE

 EGYPTE

 28-23

12-10 

 COREE DU S.

 SUEDE

 33-27

18-14