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Cinquante minutes parfaitement maîtrisées et...

Mondial

jeudi 4 août 2022 - © Yves Michel

 4 min 27 de lecture

On ne retiendra bien-sûr que l'essentiel... un indispensable succès sur la Norvège (19-22). Les Françaises sont sur la bonne voie et leur défense de fer a bien perturbé les Nordiques avec encore une fois, une gardienne, Shana Wanda au diapason. Elles ont quand même trouvé le moyen de s'offrir un vent de frayeur dans les dix dernières minutes en encaissant un 6 à 1 ! L'affaire n'est pas terminée. Il faudra battre le Brésil ce vendredi pour s'ouvrir les portes des quarts.

La veille il y avait eu ce match contre les championnes d’Europe hongroises où elles avaient alterné le bon et l’insipide mais où le nul voire pourquoi pas la victoire leur avait claqué d’un rien entre les doigts. Les Françaises se devaient d’être irréprochables dans cette continuité du Mondial. Et cela passait ce jeudi par un succès face à la Norvège qui au tour précédent avait réalisé un sans-faute. 

La France a attaqué le chapitre comme il le fallait en montrant ses muscles et toute sa détermination en défense. Un changement survenu dans la matinée allait s'avérer judicieux. Fatou Karamoko faisait son retour sur la feuille au détriment de Romane Lelong. La joueuse de la Stella St Maur va se rendre indispensable par sa mobilité, sa roublardise et son opiniâtreté pour aller pourrir les velléités offensives adverses. Elle se fera remarquer pendant toute la 1ère période. Trois buts pour la Norvège en 25 minutes alors que les Tricolores en avaient inscrits trois fois plus ! Bref, l’addition aurait été plus salée pour les Nordiques s’il n’y avait pas eu les arrêts de Frisendal ou l’inlassable travail de repoussoir de l’imposante Solbakken. Les filles d’Olivier de la Fuente n'ont rien économisé en énergie et se sont véritablement dépouillées. Elles ne voulaient rien céder. Cela a le plus souvent bien fonctionné même si les nombreuses exclusions sanctionnées par la paire arbitrale macédonienne auraient pu poser problème. Sauf que la Norvège n’a jamais tiré profit de cette situation de surnombre. Les tirs de ses attaquantes étant mal calibrés. Une véritable catastrophe en attaque placée ! Dans le 1er acte, le seul salut est venu de l’aile gauche  où Monné, libre de tout mouvement, a pu ajuster ses décalages. 


Cinq longueurs d’avance à la pause avec à peine six buts encaissés, comment ne pas se satisfaire du rendement des Françaises ? Elles vont aborder la reprise, déterminées à poursuivre sur le même rythme. Frisendal et Wanda vont se livrer un véritable mano a mano pendant qu’au tableau d’affichage, le différentiel n’évoluait guère. Même en infériorité numérique, les Tricolores parvenaient à limiter la casse. Alors que le dernier quart d’heure était bien entamé et que Nina Perret (en photo, ci-dessus) venait de transformer en deux temps son 7 mètres (la Dijonnaise terminera meilleure réalisatrice de la rencontre avec un 8/14) et que ses partenaires avaient fait le job, les Bleuettes comptaient huit longueurs d’avance. Le coach utilisant la profondeur de son banc, l'équipe va perdre en activité et en percussion. Le bloc défensif se montrait plus friable et les Norvégiennes avaient plus de facilité à exploiter toutes les brèches qu’elles trouvaient. La France n’inscrivait plus aucun but et au fil des minutes, son crédit diminuait. Les relations étaient quasi inexistantes et celles qui étaient entrées en soutien ne pouvaient que constater les dégâts. Après un 6-0 concédé sans trop broncher, à quelques secondes du buzzer, l’inévitable Nina Perret mettait fin à l’hémorragie (19-22). Les Tricolores inscrivent leurs premiers points dans le tour principal. 

Elles ont une nouvelle fois, bâti leur succès sur la défense. Elles perpétuent la marque de fabrique de la maison mère et c’est parfait ! Dans ce Mondial, il ne leur reste plus que trois ou quatre matches à disputer. Les résultats de ce vendredi détermineront la suite. 

Elles retrouveront le Brésil qui ce jeudi, a été logiquement laminé par la Hongrie (32-16). Une autre issue qu'une victoire est moralement inenvisageable. Même si en entamant leur confrontation, elles seront un peu mieux fixées sur leur sort puisque deux heures plus tôt, la Norvège se sera frottée à la Hongrie. L’équation est simple : une victoire des Magyares ou un nul mettrait la France sur la bonne voie pour la qualification pour les quarts. Une perf des Nordiques obligerait Nina Dury et ses partenaires à valider un succès face aux championnes sud-américaines. 


A Skopje (Macédoine du N.), centre sportif Jane Sandanski, jeudi 4 août 2022

Tour Principal - Groupe IV

Arbitres: Danielo Bozhinovski & Viktor Nachevski (Macédoine)

NORVEGE - FRANCE       19-22 (MT: 6-11)

Evolution du score: 1-1 (5) 1-3 (10) 2-5 (15) 2-6 (20) 3-8 (25) 6-11 (MT) 7-13 (35) 9-15 (40) 11-18 (45) 13-21 (50) 17-21 (55) 19-22 (FIN)

Norvège: Mardalen (2a/7 dt 1/1 à 7m), Frisendal (6a/23 dt 0/3 à 7m) - Monné (4/6) Jullumstro (2/6) Hedenstad (3/6 dt 1/1 à 7m) Enger (4/7) Kambruce (0/3) Kyrkjeeide (0/2) Grasdal, Solbakken (1/2) Mjos (2/4) Kvarme, Giske, Rosenberg (3/7) Malesevic (n.u), Honningstadt (n.u)

France: Lazzari (2/6 dt 0/1 à 7m), Wanda (9/23 dt 0/1 à 7m) Lehuault-Parc (n.u) - Rangier, Errard (1/1) Karamoko, Tuccella (2/2) Golvet (0/1) Dury (3/3) Broquaire, Sissoko, Perret (8/14 dt 2/4 à 7m) Nikindanda (1/2) Borg E. (3/9) Louveau (0/1) Borg L. (4/7 dt 1/1 à 7m)

Cinquante minutes parfaitement maîtrisées et... 

Mondial

jeudi 4 août 2022 - © Yves Michel

 4 min 27 de lecture

On ne retiendra bien-sûr que l'essentiel... un indispensable succès sur la Norvège (19-22). Les Françaises sont sur la bonne voie et leur défense de fer a bien perturbé les Nordiques avec encore une fois, une gardienne, Shana Wanda au diapason. Elles ont quand même trouvé le moyen de s'offrir un vent de frayeur dans les dix dernières minutes en encaissant un 6 à 1 ! L'affaire n'est pas terminée. Il faudra battre le Brésil ce vendredi pour s'ouvrir les portes des quarts.

La veille il y avait eu ce match contre les championnes d’Europe hongroises où elles avaient alterné le bon et l’insipide mais où le nul voire pourquoi pas la victoire leur avait claqué d’un rien entre les doigts. Les Françaises se devaient d’être irréprochables dans cette continuité du Mondial. Et cela passait ce jeudi par un succès face à la Norvège qui au tour précédent avait réalisé un sans-faute. 

La France a attaqué le chapitre comme il le fallait en montrant ses muscles et toute sa détermination en défense. Un changement survenu dans la matinée allait s'avérer judicieux. Fatou Karamoko faisait son retour sur la feuille au détriment de Romane Lelong. La joueuse de la Stella St Maur va se rendre indispensable par sa mobilité, sa roublardise et son opiniâtreté pour aller pourrir les velléités offensives adverses. Elle se fera remarquer pendant toute la 1ère période. Trois buts pour la Norvège en 25 minutes alors que les Tricolores en avaient inscrits trois fois plus ! Bref, l’addition aurait été plus salée pour les Nordiques s’il n’y avait pas eu les arrêts de Frisendal ou l’inlassable travail de repoussoir de l’imposante Solbakken. Les filles d’Olivier de la Fuente n'ont rien économisé en énergie et se sont véritablement dépouillées. Elles ne voulaient rien céder. Cela a le plus souvent bien fonctionné même si les nombreuses exclusions sanctionnées par la paire arbitrale macédonienne auraient pu poser problème. Sauf que la Norvège n’a jamais tiré profit de cette situation de surnombre. Les tirs de ses attaquantes étant mal calibrés. Une véritable catastrophe en attaque placée ! Dans le 1er acte, le seul salut est venu de l’aile gauche  où Monné, libre de tout mouvement, a pu ajuster ses décalages. 


Cinq longueurs d’avance à la pause avec à peine six buts encaissés, comment ne pas se satisfaire du rendement des Françaises ? Elles vont aborder la reprise, déterminées à poursuivre sur le même rythme. Frisendal et Wanda vont se livrer un véritable mano a mano pendant qu’au tableau d’affichage, le différentiel n’évoluait guère. Même en infériorité numérique, les Tricolores parvenaient à limiter la casse. Alors que le dernier quart d’heure était bien entamé et que Nina Perret (en photo, ci-dessus) venait de transformer en deux temps son 7 mètres (la Dijonnaise terminera meilleure réalisatrice de la rencontre avec un 8/14) et que ses partenaires avaient fait le job, les Bleuettes comptaient huit longueurs d’avance. Le coach utilisant la profondeur de son banc, l'équipe va perdre en activité et en percussion. Le bloc défensif se montrait plus friable et les Norvégiennes avaient plus de facilité à exploiter toutes les brèches qu’elles trouvaient. La France n’inscrivait plus aucun but et au fil des minutes, son crédit diminuait. Les relations étaient quasi inexistantes et celles qui étaient entrées en soutien ne pouvaient que constater les dégâts. Après un 6-0 concédé sans trop broncher, à quelques secondes du buzzer, l’inévitable Nina Perret mettait fin à l’hémorragie (19-22). Les Tricolores inscrivent leurs premiers points dans le tour principal. 

Elles ont une nouvelle fois, bâti leur succès sur la défense. Elles perpétuent la marque de fabrique de la maison mère et c’est parfait ! Dans ce Mondial, il ne leur reste plus que trois ou quatre matches à disputer. Les résultats de ce vendredi détermineront la suite. 

Elles retrouveront le Brésil qui ce jeudi, a été logiquement laminé par la Hongrie (32-16). Une autre issue qu'une victoire est moralement inenvisageable. Même si en entamant leur confrontation, elles seront un peu mieux fixées sur leur sort puisque deux heures plus tôt, la Norvège se sera frottée à la Hongrie. L’équation est simple : une victoire des Magyares ou un nul mettrait la France sur la bonne voie pour la qualification pour les quarts. Une perf des Nordiques obligerait Nina Dury et ses partenaires à valider un succès face aux championnes sud-américaines. 


A Skopje (Macédoine du N.), centre sportif Jane Sandanski, jeudi 4 août 2022

Tour Principal - Groupe IV

Arbitres: Danielo Bozhinovski & Viktor Nachevski (Macédoine)

NORVEGE - FRANCE       19-22 (MT: 6-11)

Evolution du score: 1-1 (5) 1-3 (10) 2-5 (15) 2-6 (20) 3-8 (25) 6-11 (MT) 7-13 (35) 9-15 (40) 11-18 (45) 13-21 (50) 17-21 (55) 19-22 (FIN)

Norvège: Mardalen (2a/7 dt 1/1 à 7m), Frisendal (6a/23 dt 0/3 à 7m) - Monné (4/6) Jullumstro (2/6) Hedenstad (3/6 dt 1/1 à 7m) Enger (4/7) Kambruce (0/3) Kyrkjeeide (0/2) Grasdal, Solbakken (1/2) Mjos (2/4) Kvarme, Giske, Rosenberg (3/7) Malesevic (n.u), Honningstadt (n.u)

France: Lazzari (2/6 dt 0/1 à 7m), Wanda (9/23 dt 0/1 à 7m) Lehuault-Parc (n.u) - Rangier, Errard (1/1) Karamoko, Tuccella (2/2) Golvet (0/1) Dury (3/3) Broquaire, Sissoko, Perret (8/14 dt 2/4 à 7m) Nikindanda (1/2) Borg E. (3/9) Louveau (0/1) Borg L. (4/7 dt 1/1 à 7m)