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Metz ramène la coupe à la maison !

Coupe de France

samedi 11 juin 2022 - © Yves Michel

 3 min 48 de lecture

Metz, porté par une Grace Zaadi rayonnante n'a pas trahi le pronostic qui était largement en sa faveur. Les Mosellanes s'adjugent une 10ème coupe de France en surclassant une courageuse équipe de Besançon (23-33).

Apparemment les Messines n’avaient pas l’intention de s’attarder à Bercy, de ne pas faire durer le suspense et s’adjuger la 10ème Coupe de France de leur histoire. 

Besançon l’a vite appris à ses dépens. Invitées surprise de cette finale après que Brest ait pris la décision très contestable de mépriser la demi-finale au point de ne pas la disputer (forfait) argumentant un calendrier trop chargé (Toulon a eu la même attitude), les Bisontines ont été complètement dépassées par l’intensité et la détermination de leur adversaire. A partir d’une défense bien en place et dans le sillage de leur gardienne Ivana Kapitanovic, Metz n’a pas fait de détails notamment en montée de balle et en poussant souvent Besançon à la faute. Avec deux buts inscrits et 11 encaissés après seulement 17 minutes, l’addition était salée pour les Doubistes. Tout ce qu’avait imaginé leur entraîneur Sébastien Mizoule pour contrer les récentes championnes de France, s’écroulait mais il fallait réagir. Même si les Messines vont garder un avantage conséquent, elles vont manquer de précision et lâcher quelques ballons. Situation dont va profiter Besançon qui va refaire une partie de son retard. Le secteur central de sa défense était plus présent, obligeant Metz à passer sur les côtés (8-13 à la 27è). Peu avant la pause, Tamara Horacek héritait d’un nouveau jet de 7 mètres mais son tir atterrissait directement sur le visage de la gardienne Florence Bonnet (qui avait pris la place de Sakura Hauge dans les cages bisontines). L’arrière gauche française était exclue définitivement (9-15 à la pause). 

Si à la reprise, Besançon montrait de meilleures dispositions à ne pas se laisser déborder en récupérant des ballons… aussitôt perdus ou butait sur Kapitanovic, Metz était plus efficace (11-21 à la 41è). La punition était cinglante, il n’y avait plus qu’une seule équipe sur le parquet. Les dégâts dans les esprits bisontins étaient trop importants pour envisager un renversement de situation. Grace Zaadi revenue en Moselle au printemps après ses déboires en Russie à Rostov qui avait accepté de la prêter jusqu’à la fin de la saison, Orlane Kanor, Sarah Bouktit et l’inévitable Kapitanovic vont maintenir la pression, donnant même une impression de facilité face à un adversaire bien plus faible. Il restait une douzaine de minutes, Metz avec 10 longueurs d’avance (15-25) était en double infériorité numérique,  Besançon ne va même pas saisir l’opportunité d’en bénéficier. Seuls les tirs de loin de Natalia Nosek parvenaient à sauver l’honneur. L’écart n’avait pas bougé à l’entrée du money-time (19-29), ‘’Manu’’ Mayonnade en profitait pour lancer sur le parquet celles qui n’avaient pas été utilisées. Avec de la réussite, Metz va même gratifier le public de gestes spectaculaires comme ce kung-fu enclenché par Grace Zaadi avec Chloé Valentini à la conclusion sur l’aile gauche. 

L’équipe la plus forte de la saison et de cette finale soulève le trophée. Besançon qui a terminé 4ème du championnat n’a pas à rougir de sa défaite (23-33). Les protégées de Sébastien Mizoule ont apporté du sang neuf au hand féminin français et sont arrivées à bousculer la hiérarchie. 

Grâce Zaadi qui ne reste pas dans l'effectif de Metz la saison prochaine, a dévoilé sur BeInSports, le nom de son futur club. La demi-centre tricolore a signé en Roumanie au CSM Bucarest. Elle croisera sans doute Orlane Kanor qui elle, quitte aussi la Moselle et évoluera au Rapid Bucarest. 

La réaction


Emmanuel Mayonnade (entraîneur Metz) : "Si ce n’était pas complètement le résultat espéré, nous avons avancé un peu la semaine dernière au Final Four. Et derrière, nous sommes capables de ramener un nouveau trophée dans la vitrine du club. On ne peut qu’être ravi de cela. Physiquement, notre dynamique, notre engagement et notre enthousiasme ont rapidement fait la différence. Les filles ont encore fait une saison superbe. Je sais à quel point l’activité de handball pro est dure à tous les niveaux. A Metz, il faut gagner tout le temps, se remettre en question, avancer encore et encore, c’est épuisant. Nous arrivons quand même au bout d’une série de soixante matchs. On ne dira jamais à quel point les filles se sont données pour en arriver là. Tel est Metz. Toujours plus loin. Même si l’on va encore reconstruire avec de nouvelles joueuses."

Le diaporama photos de cette finale féminine par Lorie COUVILLERS 

Metz ramène la coupe à la maison !  

Coupe de France

samedi 11 juin 2022 - © Yves Michel

 3 min 48 de lecture

Metz, porté par une Grace Zaadi rayonnante n'a pas trahi le pronostic qui était largement en sa faveur. Les Mosellanes s'adjugent une 10ème coupe de France en surclassant une courageuse équipe de Besançon (23-33).

Apparemment les Messines n’avaient pas l’intention de s’attarder à Bercy, de ne pas faire durer le suspense et s’adjuger la 10ème Coupe de France de leur histoire. 

Besançon l’a vite appris à ses dépens. Invitées surprise de cette finale après que Brest ait pris la décision très contestable de mépriser la demi-finale au point de ne pas la disputer (forfait) argumentant un calendrier trop chargé (Toulon a eu la même attitude), les Bisontines ont été complètement dépassées par l’intensité et la détermination de leur adversaire. A partir d’une défense bien en place et dans le sillage de leur gardienne Ivana Kapitanovic, Metz n’a pas fait de détails notamment en montée de balle et en poussant souvent Besançon à la faute. Avec deux buts inscrits et 11 encaissés après seulement 17 minutes, l’addition était salée pour les Doubistes. Tout ce qu’avait imaginé leur entraîneur Sébastien Mizoule pour contrer les récentes championnes de France, s’écroulait mais il fallait réagir. Même si les Messines vont garder un avantage conséquent, elles vont manquer de précision et lâcher quelques ballons. Situation dont va profiter Besançon qui va refaire une partie de son retard. Le secteur central de sa défense était plus présent, obligeant Metz à passer sur les côtés (8-13 à la 27è). Peu avant la pause, Tamara Horacek héritait d’un nouveau jet de 7 mètres mais son tir atterrissait directement sur le visage de la gardienne Florence Bonnet (qui avait pris la place de Sakura Hauge dans les cages bisontines). L’arrière gauche française était exclue définitivement (9-15 à la pause). 

Si à la reprise, Besançon montrait de meilleures dispositions à ne pas se laisser déborder en récupérant des ballons… aussitôt perdus ou butait sur Kapitanovic, Metz était plus efficace (11-21 à la 41è). La punition était cinglante, il n’y avait plus qu’une seule équipe sur le parquet. Les dégâts dans les esprits bisontins étaient trop importants pour envisager un renversement de situation. Grace Zaadi revenue en Moselle au printemps après ses déboires en Russie à Rostov qui avait accepté de la prêter jusqu’à la fin de la saison, Orlane Kanor, Sarah Bouktit et l’inévitable Kapitanovic vont maintenir la pression, donnant même une impression de facilité face à un adversaire bien plus faible. Il restait une douzaine de minutes, Metz avec 10 longueurs d’avance (15-25) était en double infériorité numérique,  Besançon ne va même pas saisir l’opportunité d’en bénéficier. Seuls les tirs de loin de Natalia Nosek parvenaient à sauver l’honneur. L’écart n’avait pas bougé à l’entrée du money-time (19-29), ‘’Manu’’ Mayonnade en profitait pour lancer sur le parquet celles qui n’avaient pas été utilisées. Avec de la réussite, Metz va même gratifier le public de gestes spectaculaires comme ce kung-fu enclenché par Grace Zaadi avec Chloé Valentini à la conclusion sur l’aile gauche. 

L’équipe la plus forte de la saison et de cette finale soulève le trophée. Besançon qui a terminé 4ème du championnat n’a pas à rougir de sa défaite (23-33). Les protégées de Sébastien Mizoule ont apporté du sang neuf au hand féminin français et sont arrivées à bousculer la hiérarchie. 

Grâce Zaadi qui ne reste pas dans l'effectif de Metz la saison prochaine, a dévoilé sur BeInSports, le nom de son futur club. La demi-centre tricolore a signé en Roumanie au CSM Bucarest. Elle croisera sans doute Orlane Kanor qui elle, quitte aussi la Moselle et évoluera au Rapid Bucarest. 

La réaction


Emmanuel Mayonnade (entraîneur Metz) : "Si ce n’était pas complètement le résultat espéré, nous avons avancé un peu la semaine dernière au Final Four. Et derrière, nous sommes capables de ramener un nouveau trophée dans la vitrine du club. On ne peut qu’être ravi de cela. Physiquement, notre dynamique, notre engagement et notre enthousiasme ont rapidement fait la différence. Les filles ont encore fait une saison superbe. Je sais à quel point l’activité de handball pro est dure à tous les niveaux. A Metz, il faut gagner tout le temps, se remettre en question, avancer encore et encore, c’est épuisant. Nous arrivons quand même au bout d’une série de soixante matchs. On ne dira jamais à quel point les filles se sont données pour en arriver là. Tel est Metz. Toujours plus loin. Même si l’on va encore reconstruire avec de nouvelles joueuses."

Le diaporama photos de cette finale féminine par Lorie COUVILLERS 

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