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Pour ton clap de fin au Parnasse, merci l'artiste !

LMSL

dimanche 5 juin 2022 - © Yves Michel

 7 min 4 de lecture

Le championnat de Starligue est terminé. Enfin, pas tout à fait. Il reste encore une journée programmée ce mercredi mais toutes les places sensibles sont distribuées. Paris et Nantes disputeront la Ligue des Champions, Montpellier, Chambéry et Nîmes, la Ligue Européenne. Les Nîmois ont profité de ce dimanche pour honorer Michaël Guigou qui dans trois jours arrête officiellement sa longue et fastueuse carrière. Enfin, en bas de classement, Saran et Nancy retrouvent la Proligue, un an après l'avoir quittée.

Il était inconcevable pour la der de la carrière de Michaël Guigou au Parnasse, que ses partenaires ne s’emploient pas à lui apporter la victoire sur un plateau. L’adversaire s’est avéré coriace mais Cesson ne pouvait pas lutter contre le cours de l’histoire et surtout ne pouvait pas commettre le crime de lèse-majesté de gâcher la fête (voir le diaporama photos en fin d'article) réservée à celui qui aura marqué les deux dernières décennies du handball tricolore. Autant en clubs (avec une fidélité mal récompensée à Montpellier pendant 20 saisons avec 10 titres de champion de France, on ne citera que ceux-là et les trois dernières années chez le voisin nîmois) qu’en équipe de France (avec de l’or 3 fois aux J.O, 4 au Mondial et 3 à l’Euro). Sans compter le nombre de buts inscrits (plus de 2200 sous le maillot de ses deux clubs et 1021 avec les Bleus). Bref, un monument, le dernier des Mohicans d’une génération dorée. Les petits jeunes, surtout ceux qui convoitent la succession à l’aile gauche de France A, n’ont qu’à bien se tenir. Ce dimanche, en pleine féria de Pentecôte, l’USAM Nîmes a battu Cesson 32-28 et a définitivement assuré sa 6ème place au classement, ce qui lui vaudra sans doute (l’EHF ne s’est toujours pas officiellement prononcée) le droit de participer la saison prochaine à la Ligue Européenne. 

Les positions en tête de la Starligue avant l’ultime journée restent figées. Le large succès de Montpellier face à Chambéry (36-29) soit trois buts de mieux qu’à l’aller, empêche les Savoyards de lorgner vers la 4ème place. 

Le PSG était mathématiquement champion depuis deux mois. S’ils s’imposent mercredi face à Créteil, le jour officiel de leur 10ème sacre (le 9ème consécutif),  les Parisiens auront terminé le championnat sans le moindre accroc (30 matches – 30 victoires). 

Nantes, 2ème retrouvera la Ligue des Champions et Pays d’Aix, pour la 1ère fois de son histoire, monte sur le podium de l’élite. 


Une performance en dix ans de présence au plus haut niveau, saluée à sa juste valeur par Thierry Anti qui a pris les commandes de l’équipe aixoise, il y a deux ans. 

Y’a-t-il des regrets de ne pas avoir accroché la 2ème place ? 

Non, pas du tout. Notre objectif était d’être européen donc dans le top 5, on se retrouve à jouer le haut du classement dans le top 3 quasiment toute la saison, on a flirté avec cette 2ème place mais pour l’avoir, il aurait fallu qu’on soit parfait. Notamment pour conserver un tout petit espoir, gagner les cinq derniers matches était impératif. Il nous a manqué un quart d’heure à Cesson mais entre-temps, Nantes était allé gagner à Montpellier. Donc c’était terminé. Il ne doit pas y avoir de regrets. 

Paris reste intouchable, ce haut de classement répond à la logique…

Je ne sais pas si l’ordre est le bon car il y a des clubs qui n’ont pas été réguliers sur l’année. Chambéry a fait preuve de solidité, Montpellier a fait une très belle campagne en Ligue des Champions mais cela lui a coûté des points en championnat. Je crois que c’est la 1ère fois depuis longtemps que Montpellier perd autant de matches. Nîmes s’est bien repris sur cette dernière partie de saison… Cette Starligue est de plus en plus difficile et on savait que c’était dans la régularité qu’on obtiendrait quelque chose. 

Il vous a été reproché d’avoir galvaudé votre participation en Ligue Européenne…

Non, non, on l’a jouée. On l’a mal débutée, c’est vrai et on l’a payé cher, on savait qu’il fallait être parfait pour se qualifier, certaines défaites se sont jouées vraiment dans les dernières minutes. Le regret, c’est qu’on n’a pas assez profité de cette coupe. Mais il n’y a pas eu de calculs. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on a dû faire face très tôt à pas mal de blessés.

L’avenir est déjà là avec des départs, des arrivées…

On va surtout avoir un effectif un peu plus étoffé. On va passer de 14 à 16 et même si avec quelques jeunes, on peut en avoir 18, ce sera bien. Surtout si on veut mener de front les deux compétitions. On a une grosse envie de faire une meilleure Ligue Européenne. Après, en championnat, rester dans le top 3 serait fantastique. On doit se montrer ambitieux et toujours viser plus haut. Il nous faut encore 2 ou 3 ans. N’oublions pas que Karl (Konan) va nous quitter (pour Montpellier) donc il faut reconstruire une défense, 7 nouveaux vont arriver donc on va repartir sur autre chose.  



Habitué à l’Europe lors des deux dernières saisons, Toulouse qui a craqué sur la fin de parcours avec une infirmerie bien remplie, reste à quai. Le mano a mano avec Nîmes a pris une tournure défavorable quand les Gardois sont venus s’imposer dans la ville rose. « On finit la saison un peu sur les rotules, avoue le président Philippe Dallard, mais sur ces derniers matches, on montre encore de l’inspiration, de la volonté, beaucoup d’envie pour lutter. Ce qui est dommage, c’est que sur ces rencontres, on ait un niveau d’arbitrage qui ne soit pas à la hauteur de l’évènement (la paire Picard-Vauchez a longtemps cherché la lumière mais ne l’a jamais trouvée). Il y a deux mecs qui ont pris leurs vacances à Pentecôte et sont partis en week-end à Toulouse. Cette année, ce n’est pas pour nous, bravo à ceux qui nous devancent, on va essayer de repartir au travail. Mais c’est vrai, qu’on a l’impression de ne pas être récompensé de tout ce qu’on a fait même si on a vécu une des plus belles saisons du club. » Avec un recrutement plutôt minimaliste avec deux recrues (Teodor Paul et Bakary Diallo) pour trois départs (Cantegrel, Sokolic, Borzas), le Fénix peut-il avoir les mêmes ambitions que cette saison ? « Mais qui a annoncé que le recrutement était  clos ? On verra ce qui se passe d’ici la reprise. On cherche encore des joueurs qui peuvent nous apporter. On a toujours envie de tutoyer ce top 6,  on ne parle pas de rivaliser avec les trois 1ers mais du 4è au 6è, je me dis qu’on n’est pas très loin. Il y aura une équipe compétitive la saison prochaine. » Mercredi, les Toulousains se déplacent à Nantes qui trois jours plus tard, disputera la finale de la coupe de France face à Paris. 

Istres sauve sa peau ! 

Ils auraient eu encore une séance de rattrapage, la dernière, mercredi à domicile, qui plus est en accueillant le dernier Nancy, mais les joueurs d’Istres ont mis un point d’honneur à sauver leur maintien en allant s’imposer à Créteil (28-29). La marge est très étroite mais du coup, suffisante. Le gardien Arnaud Tabarand a été décisif dans les moments chauds (13 arrêts), en face, Todor Jandric a soutenu la comparaison (9 parades). Les Provençaux n’ont rien lâché en 1ère période (15-16 à la pause) et ont même porté leur avance à 4 longueurs (16-20 à la 38ème). Le money-time a été suffocant avec pas mal de ratés de part et d’autre. La réduction du score grâce à une ultime réalisation de Mario Lopez peu avant le buzzer, ne changera rien à l’épilogue. Avec le 15ème budget de Starligue, Istres a joué avec le feu tout au long de la saison. Mais l’essentiel est préservé. 

Du coup, les deux promus, Saran battu à domicile samedi par Limoges (33-35) et Nancy défait par Nantes (24-32) ce dimanche, redescendent en Proligue. Enfin, il reste quand même un enjeu mercredi. Savoir qui des Loiretains ou des Lorrains termineront derniers. Les deux se déplacent et si Nancy revient à hauteur de Saran, ce ne sera pas suffisant pour éviter la lanterne rouge, le G.A.P lui étant défavorable. 

Une fin d'aprem particulière pour Michaël Guigou - Diapo Photos par Fabrice Fourès 


Pour ton clap de fin au Parnasse, merci l'artiste !  

LMSL

dimanche 5 juin 2022 - © Yves Michel

 7 min 4 de lecture

Le championnat de Starligue est terminé. Enfin, pas tout à fait. Il reste encore une journée programmée ce mercredi mais toutes les places sensibles sont distribuées. Paris et Nantes disputeront la Ligue des Champions, Montpellier, Chambéry et Nîmes, la Ligue Européenne. Les Nîmois ont profité de ce dimanche pour honorer Michaël Guigou qui dans trois jours arrête officiellement sa longue et fastueuse carrière. Enfin, en bas de classement, Saran et Nancy retrouvent la Proligue, un an après l'avoir quittée.

Il était inconcevable pour la der de la carrière de Michaël Guigou au Parnasse, que ses partenaires ne s’emploient pas à lui apporter la victoire sur un plateau. L’adversaire s’est avéré coriace mais Cesson ne pouvait pas lutter contre le cours de l’histoire et surtout ne pouvait pas commettre le crime de lèse-majesté de gâcher la fête (voir le diaporama photos en fin d'article) réservée à celui qui aura marqué les deux dernières décennies du handball tricolore. Autant en clubs (avec une fidélité mal récompensée à Montpellier pendant 20 saisons avec 10 titres de champion de France, on ne citera que ceux-là et les trois dernières années chez le voisin nîmois) qu’en équipe de France (avec de l’or 3 fois aux J.O, 4 au Mondial et 3 à l’Euro). Sans compter le nombre de buts inscrits (plus de 2200 sous le maillot de ses deux clubs et 1021 avec les Bleus). Bref, un monument, le dernier des Mohicans d’une génération dorée. Les petits jeunes, surtout ceux qui convoitent la succession à l’aile gauche de France A, n’ont qu’à bien se tenir. Ce dimanche, en pleine féria de Pentecôte, l’USAM Nîmes a battu Cesson 32-28 et a définitivement assuré sa 6ème place au classement, ce qui lui vaudra sans doute (l’EHF ne s’est toujours pas officiellement prononcée) le droit de participer la saison prochaine à la Ligue Européenne. 

Les positions en tête de la Starligue avant l’ultime journée restent figées. Le large succès de Montpellier face à Chambéry (36-29) soit trois buts de mieux qu’à l’aller, empêche les Savoyards de lorgner vers la 4ème place. 

Le PSG était mathématiquement champion depuis deux mois. S’ils s’imposent mercredi face à Créteil, le jour officiel de leur 10ème sacre (le 9ème consécutif),  les Parisiens auront terminé le championnat sans le moindre accroc (30 matches – 30 victoires). 

Nantes, 2ème retrouvera la Ligue des Champions et Pays d’Aix, pour la 1ère fois de son histoire, monte sur le podium de l’élite. 


Une performance en dix ans de présence au plus haut niveau, saluée à sa juste valeur par Thierry Anti qui a pris les commandes de l’équipe aixoise, il y a deux ans. 

Y’a-t-il des regrets de ne pas avoir accroché la 2ème place ? 

Non, pas du tout. Notre objectif était d’être européen donc dans le top 5, on se retrouve à jouer le haut du classement dans le top 3 quasiment toute la saison, on a flirté avec cette 2ème place mais pour l’avoir, il aurait fallu qu’on soit parfait. Notamment pour conserver un tout petit espoir, gagner les cinq derniers matches était impératif. Il nous a manqué un quart d’heure à Cesson mais entre-temps, Nantes était allé gagner à Montpellier. Donc c’était terminé. Il ne doit pas y avoir de regrets. 

Paris reste intouchable, ce haut de classement répond à la logique…

Je ne sais pas si l’ordre est le bon car il y a des clubs qui n’ont pas été réguliers sur l’année. Chambéry a fait preuve de solidité, Montpellier a fait une très belle campagne en Ligue des Champions mais cela lui a coûté des points en championnat. Je crois que c’est la 1ère fois depuis longtemps que Montpellier perd autant de matches. Nîmes s’est bien repris sur cette dernière partie de saison… Cette Starligue est de plus en plus difficile et on savait que c’était dans la régularité qu’on obtiendrait quelque chose. 

Il vous a été reproché d’avoir galvaudé votre participation en Ligue Européenne…

Non, non, on l’a jouée. On l’a mal débutée, c’est vrai et on l’a payé cher, on savait qu’il fallait être parfait pour se qualifier, certaines défaites se sont jouées vraiment dans les dernières minutes. Le regret, c’est qu’on n’a pas assez profité de cette coupe. Mais il n’y a pas eu de calculs. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on a dû faire face très tôt à pas mal de blessés.

L’avenir est déjà là avec des départs, des arrivées…

On va surtout avoir un effectif un peu plus étoffé. On va passer de 14 à 16 et même si avec quelques jeunes, on peut en avoir 18, ce sera bien. Surtout si on veut mener de front les deux compétitions. On a une grosse envie de faire une meilleure Ligue Européenne. Après, en championnat, rester dans le top 3 serait fantastique. On doit se montrer ambitieux et toujours viser plus haut. Il nous faut encore 2 ou 3 ans. N’oublions pas que Karl (Konan) va nous quitter (pour Montpellier) donc il faut reconstruire une défense, 7 nouveaux vont arriver donc on va repartir sur autre chose.  



Habitué à l’Europe lors des deux dernières saisons, Toulouse qui a craqué sur la fin de parcours avec une infirmerie bien remplie, reste à quai. Le mano a mano avec Nîmes a pris une tournure défavorable quand les Gardois sont venus s’imposer dans la ville rose. « On finit la saison un peu sur les rotules, avoue le président Philippe Dallard, mais sur ces derniers matches, on montre encore de l’inspiration, de la volonté, beaucoup d’envie pour lutter. Ce qui est dommage, c’est que sur ces rencontres, on ait un niveau d’arbitrage qui ne soit pas à la hauteur de l’évènement (la paire Picard-Vauchez a longtemps cherché la lumière mais ne l’a jamais trouvée). Il y a deux mecs qui ont pris leurs vacances à Pentecôte et sont partis en week-end à Toulouse. Cette année, ce n’est pas pour nous, bravo à ceux qui nous devancent, on va essayer de repartir au travail. Mais c’est vrai, qu’on a l’impression de ne pas être récompensé de tout ce qu’on a fait même si on a vécu une des plus belles saisons du club. » Avec un recrutement plutôt minimaliste avec deux recrues (Teodor Paul et Bakary Diallo) pour trois départs (Cantegrel, Sokolic, Borzas), le Fénix peut-il avoir les mêmes ambitions que cette saison ? « Mais qui a annoncé que le recrutement était  clos ? On verra ce qui se passe d’ici la reprise. On cherche encore des joueurs qui peuvent nous apporter. On a toujours envie de tutoyer ce top 6,  on ne parle pas de rivaliser avec les trois 1ers mais du 4è au 6è, je me dis qu’on n’est pas très loin. Il y aura une équipe compétitive la saison prochaine. » Mercredi, les Toulousains se déplacent à Nantes qui trois jours plus tard, disputera la finale de la coupe de France face à Paris. 

Istres sauve sa peau ! 

Ils auraient eu encore une séance de rattrapage, la dernière, mercredi à domicile, qui plus est en accueillant le dernier Nancy, mais les joueurs d’Istres ont mis un point d’honneur à sauver leur maintien en allant s’imposer à Créteil (28-29). La marge est très étroite mais du coup, suffisante. Le gardien Arnaud Tabarand a été décisif dans les moments chauds (13 arrêts), en face, Todor Jandric a soutenu la comparaison (9 parades). Les Provençaux n’ont rien lâché en 1ère période (15-16 à la pause) et ont même porté leur avance à 4 longueurs (16-20 à la 38ème). Le money-time a été suffocant avec pas mal de ratés de part et d’autre. La réduction du score grâce à une ultime réalisation de Mario Lopez peu avant le buzzer, ne changera rien à l’épilogue. Avec le 15ème budget de Starligue, Istres a joué avec le feu tout au long de la saison. Mais l’essentiel est préservé. 

Du coup, les deux promus, Saran battu à domicile samedi par Limoges (33-35) et Nancy défait par Nantes (24-32) ce dimanche, redescendent en Proligue. Enfin, il reste quand même un enjeu mercredi. Savoir qui des Loiretains ou des Lorrains termineront derniers. Les deux se déplacent et si Nancy revient à hauteur de Saran, ce ne sera pas suffisant pour éviter la lanterne rouge, le G.A.P lui étant défavorable. 

Une fin d'aprem particulière pour Michaël Guigou - Diapo Photos par Fabrice Fourès 


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Résultats de la dernière journée

Jour.  Equ Rec  Equ Vis  Score  Stats  Date 
#30 Chambéry Saran 38 25 08/06/2022 20:30
#30 Paris Créteil 38 33 08/06/2022 20:30
#30 Istres Nancy 32 30 08/06/2022 20:30
#30 Aix en Provence Montpellier 33 36 08/06/2022 20:30
#30 Cesson Dunkerque 26 23 08/06/2022 20:30
#30 Nantes Toulouse 32 18 08/06/2022 20:30
#30 Chartres St Raphael 36 33 08/06/2022 20:30
#30 Limoges Nîmes 36 39 08/06/2022 20:30

Prochaine journée

Journée  Equ Rec  Equ Vis  Date 
Aucune journée supplémentaire

Classement

Place Journée  Equipe  MJ  Vic  Nul  Déf 
1 Paris 60 30 30 0 0
2 Nantes 49 30 24 1 5
3 Aix en Provence 44 30 21 2 7
4 Montpellier 41 30 20 1 9
5 Chambéry 39 30 19 1 10
6 Nîmes 36 30 16 4 10
7 Toulouse 32 30 14 4 12
8 St Raphael 31 30 14 3 13
9 Cesson 27 30 12 3 15
10 Chartres 22 30 10 2 18
11 Créteil 21 30 9 3 18
12 Dunkerque 20 30 10 0 20
13 Limoges 18 30 8 2 20
14 Istres 17 30 6 5 19
15 Saran 12 30 6 0 24
16 Nancy 11 30 5 1 24