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Des Tchèques plus provisionnées que les Bleues

Euro

mercredi 20 avril 2022 - © Laurent Hoppe

 2 min 49 de lecture

L'équipe de France ne terminera pas invaincue ses qualifications à l'Euro 2022. Pêchant par inconstance, surprise par l'envie de ses hôtes, elle a logiquement perdu son cinquième et avant-dernier débat de la campagne, ce mercredi en République Tchèque (31-30).

Ce n'était jamais arrivé au troisième millénaire. Ni même depuis l'émergence de la France dans le gotha international féminin. Pour leur avant-dernier match qualificatif pour le championnat d'Europe, les Bleues se sont inclinées contre la République Tchèque. Une contre-performance inédite depuis janvier 1999, qui ne remet bien sûr pas en cause la validité du ticket pour la phase finale (du 4 au 20 novembre en Slovénie, Macédoine du Nord et Monténégro), composté lors de la double confrontation avec la Croatie il y a un mois et demi. Mais pour assurer la première place du groupe, les vice-championnes du monde se devront une petite revanche samedi, au Havre, face à l'Ukraine.

 

Loin, très loin de la manche aller sur l'air des lampions, six mois plus tôt (38-22), les coéquipières d'Estelle Nze Minko (capitaine en l'absence de Coralie Lassource, positive au Covid-19) se sont cassé les dents sur un ensemble slave transcendé par son public de Plzen, relancé dans la course à la deuxième place qualificative. « Ce n'était pas la même équipe qu'à Besançon, convient Pauletta Foppa (photo de tête). Elles nous ont montré un jeu beaucoup plus fluide qu'au premier match. Après, on les a trop laissées s'installer, dérouler leur jeu. On savait que Jerabkova et Koresova étaient les joueuses les plus importantes, mais on n'a pas réussi à les empêcher de marquer. » Effectivement, près de la moitié des réalisations tchèques sont l'oeuvre de ce duo infernal (8 chacune).

 

Les premiers signes de faiblesse français sont apparus autour du quart d'heure de jeu, avec l'encaissement d'un 4-1 (4 partout à la 10ème, 8-5 six minutes plus tard). Malgré la bonne répartie de l'une des dernières venues, la Nantaise Oriane Ondono (3/3), ou celle des Brestoises Alicia Toublanc (4/6) et Pauletta Foppa (4/4), les vice-championnes du monde n'ont jamais pu reprendre l'ascendant, corriger leurs scories, passant davantage le reste de la soirée à jouer de l'accordéon. Tantôt à -1, tantôt à -3, voire -4 à onze minutes du terme (27-23). « On s'est un peu cherchées en attaque, analyse encore la pivot du BBH. On forçait les tirs, on a fait briller la gardienne en première période. C'était galère pour faire des montées de balle, de l'engagement rapide, notre fonds de commerce en équipe de France. »

 

Rater trois penaltys (deux pour Horacek, un pour Zaadi), passer la dernière minute et demie en infériorité numérique (exclusion malvenue de Nze Minko) a également empêché les Bleues d'éviter la fausse note. A contrario, la mélodie du bonheur a été chantée à tue-tête par les Tchèques de l'Hexagone : Petra Kudlackova (Dijon, 8 parades dont 2 penaltys), Marketa Hurychova (Saint-Amand, D2, 2/5 mercredi) et Hana Kvasova (Aulnoye, D2).


REPUBLIQUE TCHEQUE – FRANCE : 31-30 (16-13)

Mercredi 20 avril 2022, à Plzen. Arbitres : Mmes Merz et Kuttler (ALL).

Evolution du score : 1-0 (6') ; 4-4 (10') ; 8-5 (16') ; 10-7 (20') ; 13-11 (25') ; 19-17 (35') ; 21-18 (40') ; 24-21 (46') ; 27-24 (50') ; 29-28 (56'). 

Des Tchèques plus provisionnées que les Bleues 

Euro

mercredi 20 avril 2022 - © Laurent Hoppe

 2 min 49 de lecture

L'équipe de France ne terminera pas invaincue ses qualifications à l'Euro 2022. Pêchant par inconstance, surprise par l'envie de ses hôtes, elle a logiquement perdu son cinquième et avant-dernier débat de la campagne, ce mercredi en République Tchèque (31-30).

Ce n'était jamais arrivé au troisième millénaire. Ni même depuis l'émergence de la France dans le gotha international féminin. Pour leur avant-dernier match qualificatif pour le championnat d'Europe, les Bleues se sont inclinées contre la République Tchèque. Une contre-performance inédite depuis janvier 1999, qui ne remet bien sûr pas en cause la validité du ticket pour la phase finale (du 4 au 20 novembre en Slovénie, Macédoine du Nord et Monténégro), composté lors de la double confrontation avec la Croatie il y a un mois et demi. Mais pour assurer la première place du groupe, les vice-championnes du monde se devront une petite revanche samedi, au Havre, face à l'Ukraine.

 

Loin, très loin de la manche aller sur l'air des lampions, six mois plus tôt (38-22), les coéquipières d'Estelle Nze Minko (capitaine en l'absence de Coralie Lassource, positive au Covid-19) se sont cassé les dents sur un ensemble slave transcendé par son public de Plzen, relancé dans la course à la deuxième place qualificative. « Ce n'était pas la même équipe qu'à Besançon, convient Pauletta Foppa (photo de tête). Elles nous ont montré un jeu beaucoup plus fluide qu'au premier match. Après, on les a trop laissées s'installer, dérouler leur jeu. On savait que Jerabkova et Koresova étaient les joueuses les plus importantes, mais on n'a pas réussi à les empêcher de marquer. » Effectivement, près de la moitié des réalisations tchèques sont l'oeuvre de ce duo infernal (8 chacune).

 

Les premiers signes de faiblesse français sont apparus autour du quart d'heure de jeu, avec l'encaissement d'un 4-1 (4 partout à la 10ème, 8-5 six minutes plus tard). Malgré la bonne répartie de l'une des dernières venues, la Nantaise Oriane Ondono (3/3), ou celle des Brestoises Alicia Toublanc (4/6) et Pauletta Foppa (4/4), les vice-championnes du monde n'ont jamais pu reprendre l'ascendant, corriger leurs scories, passant davantage le reste de la soirée à jouer de l'accordéon. Tantôt à -1, tantôt à -3, voire -4 à onze minutes du terme (27-23). « On s'est un peu cherchées en attaque, analyse encore la pivot du BBH. On forçait les tirs, on a fait briller la gardienne en première période. C'était galère pour faire des montées de balle, de l'engagement rapide, notre fonds de commerce en équipe de France. »

 

Rater trois penaltys (deux pour Horacek, un pour Zaadi), passer la dernière minute et demie en infériorité numérique (exclusion malvenue de Nze Minko) a également empêché les Bleues d'éviter la fausse note. A contrario, la mélodie du bonheur a été chantée à tue-tête par les Tchèques de l'Hexagone : Petra Kudlackova (Dijon, 8 parades dont 2 penaltys), Marketa Hurychova (Saint-Amand, D2, 2/5 mercredi) et Hana Kvasova (Aulnoye, D2).


REPUBLIQUE TCHEQUE – FRANCE : 31-30 (16-13)

Mercredi 20 avril 2022, à Plzen. Arbitres : Mmes Merz et Kuttler (ALL).

Evolution du score : 1-0 (6') ; 4-4 (10') ; 8-5 (16') ; 10-7 (20') ; 13-11 (25') ; 19-17 (35') ; 21-18 (40') ; 24-21 (46') ; 27-24 (50') ; 29-28 (56').