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Une belle récréation pour les Bleus !

International

jeudi 14 avril 2022 - © Yves Michel

 4 min 3 de lecture

Certes ce n'était pas face à elle, un adversaire espagnol dans toute sa splendeur mais l'équipe de France n'a pas boudé son plaisir pour ses retrouvailles avec le public de Bercy. Les Bleus ont battu la "Roja" (44-33) dans une opposition amicale qu'ils ont abordé et conduit avec sérieux. Tout le monde a participé, tout le monde a goûté à la liesse populaire, tout le monde s'est fait plaisir.

Il y avait comme une envie de se faire plaisir et de partager la somme des efforts accomplis avec les spectateurs qui s'étaient entassés dans les gradins de Paris-Bercy. Ce public français a été patient et a attendu la levée des restrictions pour pouvoir honorer son équipe championne olympique. L'engouement a été le même que celui relevé à Toulouse pour les filles, face à la Croatie début mars. 

L’affiche avait de l’allure même si l’adversaire espagnol n’avait pas fait le déplacement avec toutes ses pièces maîtresses. Un seul Barcelonais (Aitor Arino) dans le groupe, le retour des frères Dujshebaev qui dans l’ensemble n’a pas été très convaincant et des nouveaux comme Chema Marquez ou Ander Izquierdo qui ont péché par manque d’habitude à pareil niveau. Les Espagnols ont su contenir leurs hôtes pendant les cinq premières minutes avant de multiplier les pertes de balle et de prendre des contre-attaques que les finisseurs tricolores ont parfaitement conclues. Six longueurs d’avance à la 10ème, portée par les 10 000 supporters de la salle, l’équipe de France a tissé sa toile et s’est totalement investie dans sa mission de procurer du bonheur. Une défense solidaire avec une entente parfaite entre Ludo Fabregas et Karl Konan, un jeu de transition sans bavure, des relances au millimètre de Vincent Gérard, il faudra attendre douze minutes pour relever un 1er ballon rendu. L’Espagne va en profiter mais l’embellie sera de courte durée. Elle va accumuler les maladresses et être submergée par la vague bleue. 

A la pause, un retardataire aurait pu penser que le match avait démarré 45 minutes plus tôt tant le score était large (24-15). Vincent Gérard venait de laisser sa place à Wesley Pardin dans les cages lorsque l’Aixois s’est illustré par deux fois. D’entrée. Histoire de montrer aux Espagnols qu’ils n’auraient pas la tâche facile. Et sur le champ, ceux qui venaient d’entrer, ont parfaitement pris le relais de ceux qui s’étaient illustrés dans le 1er acte. Et l’Espagne a poursuivi son chemin de croix. La stratégie mise en place par Jordi Ribera avec un 7 contre 6 à deux pivots n’a pas fonctionné, la défense un peu plus étagée non plus, les Français étaient sur une autre planète et se régalaient. Les ballons étaient correctement poussés, le collectif était mis en valeur. Depuis plus d’un an, les associations s’affinent au fil des rencontres, les affinités au sein de ce groupe sont bien réelles. 

En fait, les joueurs de Guillaume Gille n’ont jamais relâché leur étreinte et ont toujours su aller au bout de leurs intentions. Même s’il s’agissait d’une rencontre de gala sans enjeu majeur, l’ampleur de l’écart (44-33) récompense le boulot accompli. « Dans un moment de saison qui est compliqué où on sait que les intérêts prioritaires sont ceux des clubs, il faut rendre hommage aux joueurs qui se sont jetés dans ce match et y ont mis beaucoup de qualité, valide le coach national. Si l’écart est un peu anecdotique, c’est la qualité qu’on a été capable de mettre sur la durée qui est intéressante. Le spectacle vient quand les choses sont bien faites. Qu’on ait réussi à le faire ce soir, c’est un bonus. » Samedi, la ‘’Roja’’ espère prendre sa revanche lors du second rendez-vous au Phare à Chambéry. Sauf que le public savoyard demande le même traitement que celui de Paris. Les Bleus sont prévenus. 


A Paris-Bercy, match amical 
FRANCE - ESPAGNE      44-33   (mi-temps: 24-15)

Arbitres: Raouf & Karim Gasmi (France) 

Evolution du score: 4-3 (5) 10-4 (10) 14-9 (15) 16-12 (20) 19-14 (25) 24-15 (MT) 27-16 (35) 32-20 (40) 34-24 (45) 39-26 (50) 42-29 (55) 44-33 (FIN)

Les Stats....

FRANCE: Gérard (9 arrêts / 24 tirs dont 1/4 pén), Pardin (4 arrêts / 20 tirs) - Y. Lenne (4/4), Minne (2/2), Lagarde (1/3), M. Richardson (0/3), Mem (6/6), Tournat (3/3), Gérard (1/2), N. Karabatic, Mahé (2/3), N’Guessan, Fabregas (1/2), Descat (12/14 dont 3/4 pén), Porte (2/3), Kounkoud (2/2), Nahi (7/8 dont 1/1 pén), Konan (0/1), Briet (1/3)

ESPAGNE: Corrales (4 arrêts / 24 tirs dont 0/2 pén), Hernandez (6 arrêts /25 tirs dont 1/3 pén); Gurbindo, Pecina (1/1), A.Dujshebaev (3/4), Sole (6/7 dont 3/4 pén), Figueras (2/2), Garciandia (5/8), Serdio (4/5), Garcia (0/3), Arino (0/1), G.Guardiola, Valera (2/4), Izquierdo (4/4), Marquez (2/3), D. Dujshebaev (0/1), Serrano (3/4), Fernandez (1/1)


Le diaporama photos de FRANCE - ESPAGNE par Céline Dély 


Une belle récréation pour les Bleus ! 

International

jeudi 14 avril 2022 - © Yves Michel

 4 min 3 de lecture

Certes ce n'était pas face à elle, un adversaire espagnol dans toute sa splendeur mais l'équipe de France n'a pas boudé son plaisir pour ses retrouvailles avec le public de Bercy. Les Bleus ont battu la "Roja" (44-33) dans une opposition amicale qu'ils ont abordé et conduit avec sérieux. Tout le monde a participé, tout le monde a goûté à la liesse populaire, tout le monde s'est fait plaisir.

Il y avait comme une envie de se faire plaisir et de partager la somme des efforts accomplis avec les spectateurs qui s'étaient entassés dans les gradins de Paris-Bercy. Ce public français a été patient et a attendu la levée des restrictions pour pouvoir honorer son équipe championne olympique. L'engouement a été le même que celui relevé à Toulouse pour les filles, face à la Croatie début mars. 

L’affiche avait de l’allure même si l’adversaire espagnol n’avait pas fait le déplacement avec toutes ses pièces maîtresses. Un seul Barcelonais (Aitor Arino) dans le groupe, le retour des frères Dujshebaev qui dans l’ensemble n’a pas été très convaincant et des nouveaux comme Chema Marquez ou Ander Izquierdo qui ont péché par manque d’habitude à pareil niveau. Les Espagnols ont su contenir leurs hôtes pendant les cinq premières minutes avant de multiplier les pertes de balle et de prendre des contre-attaques que les finisseurs tricolores ont parfaitement conclues. Six longueurs d’avance à la 10ème, portée par les 10 000 supporters de la salle, l’équipe de France a tissé sa toile et s’est totalement investie dans sa mission de procurer du bonheur. Une défense solidaire avec une entente parfaite entre Ludo Fabregas et Karl Konan, un jeu de transition sans bavure, des relances au millimètre de Vincent Gérard, il faudra attendre douze minutes pour relever un 1er ballon rendu. L’Espagne va en profiter mais l’embellie sera de courte durée. Elle va accumuler les maladresses et être submergée par la vague bleue. 

A la pause, un retardataire aurait pu penser que le match avait démarré 45 minutes plus tôt tant le score était large (24-15). Vincent Gérard venait de laisser sa place à Wesley Pardin dans les cages lorsque l’Aixois s’est illustré par deux fois. D’entrée. Histoire de montrer aux Espagnols qu’ils n’auraient pas la tâche facile. Et sur le champ, ceux qui venaient d’entrer, ont parfaitement pris le relais de ceux qui s’étaient illustrés dans le 1er acte. Et l’Espagne a poursuivi son chemin de croix. La stratégie mise en place par Jordi Ribera avec un 7 contre 6 à deux pivots n’a pas fonctionné, la défense un peu plus étagée non plus, les Français étaient sur une autre planète et se régalaient. Les ballons étaient correctement poussés, le collectif était mis en valeur. Depuis plus d’un an, les associations s’affinent au fil des rencontres, les affinités au sein de ce groupe sont bien réelles. 

En fait, les joueurs de Guillaume Gille n’ont jamais relâché leur étreinte et ont toujours su aller au bout de leurs intentions. Même s’il s’agissait d’une rencontre de gala sans enjeu majeur, l’ampleur de l’écart (44-33) récompense le boulot accompli. « Dans un moment de saison qui est compliqué où on sait que les intérêts prioritaires sont ceux des clubs, il faut rendre hommage aux joueurs qui se sont jetés dans ce match et y ont mis beaucoup de qualité, valide le coach national. Si l’écart est un peu anecdotique, c’est la qualité qu’on a été capable de mettre sur la durée qui est intéressante. Le spectacle vient quand les choses sont bien faites. Qu’on ait réussi à le faire ce soir, c’est un bonus. » Samedi, la ‘’Roja’’ espère prendre sa revanche lors du second rendez-vous au Phare à Chambéry. Sauf que le public savoyard demande le même traitement que celui de Paris. Les Bleus sont prévenus. 


A Paris-Bercy, match amical 
FRANCE - ESPAGNE      44-33   (mi-temps: 24-15)

Arbitres: Raouf & Karim Gasmi (France) 

Evolution du score: 4-3 (5) 10-4 (10) 14-9 (15) 16-12 (20) 19-14 (25) 24-15 (MT) 27-16 (35) 32-20 (40) 34-24 (45) 39-26 (50) 42-29 (55) 44-33 (FIN)

Les Stats....

FRANCE: Gérard (9 arrêts / 24 tirs dont 1/4 pén), Pardin (4 arrêts / 20 tirs) - Y. Lenne (4/4), Minne (2/2), Lagarde (1/3), M. Richardson (0/3), Mem (6/6), Tournat (3/3), Gérard (1/2), N. Karabatic, Mahé (2/3), N’Guessan, Fabregas (1/2), Descat (12/14 dont 3/4 pén), Porte (2/3), Kounkoud (2/2), Nahi (7/8 dont 1/1 pén), Konan (0/1), Briet (1/3)

ESPAGNE: Corrales (4 arrêts / 24 tirs dont 0/2 pén), Hernandez (6 arrêts /25 tirs dont 1/3 pén); Gurbindo, Pecina (1/1), A.Dujshebaev (3/4), Sole (6/7 dont 3/4 pén), Figueras (2/2), Garciandia (5/8), Serdio (4/5), Garcia (0/3), Arino (0/1), G.Guardiola, Valera (2/4), Izquierdo (4/4), Marquez (2/3), D. Dujshebaev (0/1), Serrano (3/4), Fernandez (1/1)


Le diaporama photos de FRANCE - ESPAGNE par Céline Dély 


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