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Ô Toulouse !

EHF League

mercredi 30 mars 2022 - © Yves Michel

 7 min 22 de lecture

Des trois clubs français engagés en 8èmes de finale de la Ligue européenne, Toulouse est celui qui s'en est le mieux sorti. Même s'il faudra aller au Portugal dans une semaine, le Fénix a battu le Benfica Lisbonne (38-34). Nantes de son côté, ira en Allemagne avec la plus petite des marges puisque le "H" s'est imposé face à Berlin d'une seule longueur (25-24). Fiasco total en revanche pour Nîmes qui s'est égaré en Slovénie. Moins sept au final pour les Gardois face à Velenje (29-22). Il n'y aura qu'un sursaut d'orgueil qui dans une semaine pourra les faire remonter du puits dans lequel ils sont tombés.

A guichets fermés ! Le dernier exemple en date pour voir un palais des sports de Toulouse plein comme un œuf venu assister à un match de handball remonte au 6 mars dernier et le France-Croatie féminin. Les 4226 spectateurs recensés officiellement ont durant soixante minutes, poussé leur équipe. Ces mêmes spectateurs sont passés par toutes les émotions. L’angoisse lorsqu’à la pause, le Benfica avait fait la différence et que Toulouse sous l'impulsion de son feu follet Erik Balenciaga (notre photo de tête) n’avait mené que dans les 1ères minutes de la rencontre. Le Serbe Petar Djordjic (13 réalisations sur l’ensemble) dans toutes les positions, ayant le plus souvent crucifié Robin Cantegrel. Toulouse était pourtant revenu à hauteur mais Benfica supérieur dans l'impact physique et le rythme va infliger un 4-1 à son hôte en moins de trois minutes (17-20 à la pause). A la reprise, le retour aux affaires de Jef Lettens dans les cages va changer la physionomie des débats. Le gardien belge qui le matin même était à la merci d’un test Covid (heureusement négatif) a commencé par éteindre le feu allumé par Djordjic (photo ci-dessous). Et puis ses partenaires ont réagi. Ils ont été plus rigoureux et plus mobiles face à un adversaire qui a tenté de surprendre mais qui s’est empêtré dans ses intentions et a perdu pas mal de ballons. Les Toulousains se sont rendus la tâche un peu plus facile, menant leurs contre-attaques jusqu’à leur terme. En face, l’ex joueur de Saran ‘’Chema’’ Rodriguez devenu depuis qu’il a quitté le club français, entraîneur de Benfica, a modifié son attaque, utilisé son arme à 3 pivots sur le jeu à 7 contre 6 mais ses plans avaient été anticipés par le tandem Andjelkovic-Calvel qui avait passé de longues minutes devant la vidéo et qui avaient insisté sur les points forts de cette équipe lors de leur ultime briefing. Tout le monde s’est attelé à la tâche. Fredric Pettersson, Nemanja Ilic, Ayoub Abdi et Erwin Feuchtmann ont trouvé des solutions et les Portugais ont été secoués pendant toute la seconde période. Dans le money-time, le Fénix aura même la balle du +6 mais le gardien espagnol Sergey Hernandez s’interposera. Transcendés par un public en délire et un kop qui a parfaitement rempli son rôle, les Toulousains vont resserrer les rangs et garder un matelas substantiel (38-34) en prévision du match retour dans une semaine, du côté de Lisbonne.  



Stats Toulouse: Lettens (9 arrêts) Cantegrel (5 arrêts) - Chelle (2/3) Feuchtmann (5/5) Wagner (1/2) Balenciaga (5/6) Gilbert (0/1) Kempf (2/2) Pettersson (5/7) Ilic (8/9 dont 4/4 à 7m) Vieira (5/8) Abdi (5/10)

Les réactions: 

Jef Lettens (gardien du Fénix): "Heureusement qu'en 2ème mi-temps, on s'est remis dedans, on a réussi à réduire l'écart assez vite, et après, avec le public qui a été fantastique, on a... je ne vais pas dire, dérouler car je pense que l'écart aurait pu être plus important, mais je pense qu'on peut être fier d'avoir battu Benfica à la maison. On doit garder les pieds sur terre, gagner Benfica de 4 buts, c'est beau, la 2ème mi-temps là-bas, ça sera très chaud mais je pense qu'on leur a mis la pression. Eux, leur objectif, c'est d'aller au Final Four, nous, c'est du bonus ce qu'on vit, une vraie aventure humaine. Il ne faut pas oublier que samedi, on joue contre Saran, c'est là, qu'il faut montrer qu'on est fort mentalement et après, on ira disputer un gros match à Lisbonne. On a gagné de 4 buts, c'est désormais à eux de montrer qu'ils sont meilleurs que nous."

Maxime Gilbert (demi-centre Fénix): "On a fait un match complet... surtout en 2ème mi-temps, on a montré qu'on avait du caractère et la volonté d'aller chercher quelque chose. On a subi en 1ère mais on a rien lâché et on a eu un beau sursaut d'orgueil ensuite. C'était une belle soirée, j'espère simplement qu'on a fidélisé du monde, nous on vit pour ce genre de match et il faut que ces spectateurs viennent s'enflammer sur d'autres rencontres et pas uniquement sur la coupe d'Europe et les grosses affiches. On a montré qu'on était capable d'évoluer dans un contexte de pression à domicile, ce qui n'était peut-être pas le cas les années précédentes. On a toutes les cartes en mains, 4 buts ce n'est pas rien, à nous de faire le boulot, mardi prochain mais cela va être un beau défi. En tous cas, si on joue comme ce soir, on peut espérer quelque chose."

"Chema" Rodriguez (coach Benfica - photo ci-dessous): "Il peut y avoir de la déception mais on n'a pas sous-estimé Toulouse qui est une équipe talentueuse. On s'attendait à une forte opposition et ils avaient très bien préparé le match car en 2ème mi-temps, ils nous ont posé beaucoup de problèmes avec le gardien Lettens qui a été magnifique. Toulouse a bien négocié ses contre-attaques. Dans une semaine, il faudra sortir un grand match si nous voulons nous qualifier. Les joueurs auront la motivation mais je sais que ce sera difficile car cette saison, Toulouse n'a pas perdu beaucoup de matches de plus de 4 buts."



Nantes... sur un fil

Comme à l’accoutumée, Nantes avait également fait le plein pour ce match capital de Ligue européenne. L’affiche était somptueuse puisque le 2ème du championnat français accueillait le 3ème de la Bundesliga. Après une entame catastrophique (1-5 après 10’) ponctuée par les arrêts du portier de Berlin, Dejan Milosavljev (le Serbe soignera ses propres statistiques avec 18 parades sur l’ensemble de la rencontre, son vis-à-vis Emil Nielsen parvenant à soutenir la comparaison avec 14 arrêts), le ‘’H’’ s’est ressaisi mais a toujours eu un déficit à combler. C’est en fin de 1ère période et après deux réalisations d’Aymeric Minne que l’espoir est véritablement revenu (10-11 à la 27ème). Mais c’était insuffisant. D’autant qu’à la reprise, les Allemands vont remettre de la distance (+4). Les Nantais vont s’accrocher, limiter la casse, sans pour autant parvenir à basculer en tête. Pour cela, il leur faudra attendre la 32ème minute (22-21). Ils vont même porter leur avance à trois longueurs (25-22) avant que Berlin dans les deux dernières minutes n'inscrive deux précieux buts (25-24).   

Stats Nantes: Nielsen (14 arrêts) - Briet (3/7) Ovnicek (2/5) Persson (1/2) Rivera (6/7 dt 5/5 à 7m) Pechmalbec (4/6) Portela (0/1) Minne (4/8) Lazarov (1/5) Monar (2/5) Balaguer (2/3)

Nîmes... le voile des illusions 

Pour ne pas trop noircir le tableau, on ne s’attardera pas sur la contre-performance de l’équipe de Nîmes qui orpheline de son coach depuis 24 heures n’a pas résisté à l’envie et à l’engagement de son adversaire slovène. Velenje n’a pas mis longtemps à tourner autour du pot. A trouver la faille et à construire son succès. Moins de 15 minutes et trois buts d'écart (9-6). C'est plus facile lorsque vous affrontez un adversaire en perte de confiance et parfois de repères. Dans cette opposition, l'attaque nîmoise a montré son plus mauvais visage. Elle est surtout tombée sur un gardien, Aljaz Panjtar qui a été décisif dans les moments cruciaux. Treize arrêts à 37%. Excepté Sanad et ses neuf buts, où étaient les Nîmois, enfin ceux qui sont habituellement chargés de créer un quelconque danger ? Perdus dans le brouillard. En seconde période, Velenje a compté jusqu’à 9 buts d’avance (26-17 à la 48ème) pour finir à sept unités de mieux (29-22). En face, il y avait longtemps que les illusions s’étaient évanouies. Alors, il reste un match retour. Où finalement les Gardois n’auront rien à perdre et tout à se faire pardonner. Où ils auront l’occasion de sauver leur honneur et de montrer que l’abcès qui a été percé depuis la lourde défaite contre Montpellier, et le retrait de Franck Maurice, est totalement vidé. Sinon, la fin de saison risque d'être très longue et surtout très... pénible. 

Stats Nîmes: Paul (4 arrêts) Desbonnet (8 arrêts) - Gallego (1/2) rebichon (3/3) Jakobsen (1/1) Salou M. (3/6) Yasuhira (0/1) Minel (3/8) Bonnefond (2/5) Sanad (9/13 dt 3/4 à 7m) 

Le diaporama du match Toulouse - Benfica par Yves Michel 

Ô Toulouse !  

EHF League

mercredi 30 mars 2022 - © Yves Michel

 7 min 22 de lecture

Des trois clubs français engagés en 8èmes de finale de la Ligue européenne, Toulouse est celui qui s'en est le mieux sorti. Même s'il faudra aller au Portugal dans une semaine, le Fénix a battu le Benfica Lisbonne (38-34). Nantes de son côté, ira en Allemagne avec la plus petite des marges puisque le "H" s'est imposé face à Berlin d'une seule longueur (25-24). Fiasco total en revanche pour Nîmes qui s'est égaré en Slovénie. Moins sept au final pour les Gardois face à Velenje (29-22). Il n'y aura qu'un sursaut d'orgueil qui dans une semaine pourra les faire remonter du puits dans lequel ils sont tombés.

A guichets fermés ! Le dernier exemple en date pour voir un palais des sports de Toulouse plein comme un œuf venu assister à un match de handball remonte au 6 mars dernier et le France-Croatie féminin. Les 4226 spectateurs recensés officiellement ont durant soixante minutes, poussé leur équipe. Ces mêmes spectateurs sont passés par toutes les émotions. L’angoisse lorsqu’à la pause, le Benfica avait fait la différence et que Toulouse sous l'impulsion de son feu follet Erik Balenciaga (notre photo de tête) n’avait mené que dans les 1ères minutes de la rencontre. Le Serbe Petar Djordjic (13 réalisations sur l’ensemble) dans toutes les positions, ayant le plus souvent crucifié Robin Cantegrel. Toulouse était pourtant revenu à hauteur mais Benfica supérieur dans l'impact physique et le rythme va infliger un 4-1 à son hôte en moins de trois minutes (17-20 à la pause). A la reprise, le retour aux affaires de Jef Lettens dans les cages va changer la physionomie des débats. Le gardien belge qui le matin même était à la merci d’un test Covid (heureusement négatif) a commencé par éteindre le feu allumé par Djordjic (photo ci-dessous). Et puis ses partenaires ont réagi. Ils ont été plus rigoureux et plus mobiles face à un adversaire qui a tenté de surprendre mais qui s’est empêtré dans ses intentions et a perdu pas mal de ballons. Les Toulousains se sont rendus la tâche un peu plus facile, menant leurs contre-attaques jusqu’à leur terme. En face, l’ex joueur de Saran ‘’Chema’’ Rodriguez devenu depuis qu’il a quitté le club français, entraîneur de Benfica, a modifié son attaque, utilisé son arme à 3 pivots sur le jeu à 7 contre 6 mais ses plans avaient été anticipés par le tandem Andjelkovic-Calvel qui avait passé de longues minutes devant la vidéo et qui avaient insisté sur les points forts de cette équipe lors de leur ultime briefing. Tout le monde s’est attelé à la tâche. Fredric Pettersson, Nemanja Ilic, Ayoub Abdi et Erwin Feuchtmann ont trouvé des solutions et les Portugais ont été secoués pendant toute la seconde période. Dans le money-time, le Fénix aura même la balle du +6 mais le gardien espagnol Sergey Hernandez s’interposera. Transcendés par un public en délire et un kop qui a parfaitement rempli son rôle, les Toulousains vont resserrer les rangs et garder un matelas substantiel (38-34) en prévision du match retour dans une semaine, du côté de Lisbonne.  



Stats Toulouse: Lettens (9 arrêts) Cantegrel (5 arrêts) - Chelle (2/3) Feuchtmann (5/5) Wagner (1/2) Balenciaga (5/6) Gilbert (0/1) Kempf (2/2) Pettersson (5/7) Ilic (8/9 dont 4/4 à 7m) Vieira (5/8) Abdi (5/10)

Les réactions: 

Jef Lettens (gardien du Fénix): "Heureusement qu'en 2ème mi-temps, on s'est remis dedans, on a réussi à réduire l'écart assez vite, et après, avec le public qui a été fantastique, on a... je ne vais pas dire, dérouler car je pense que l'écart aurait pu être plus important, mais je pense qu'on peut être fier d'avoir battu Benfica à la maison. On doit garder les pieds sur terre, gagner Benfica de 4 buts, c'est beau, la 2ème mi-temps là-bas, ça sera très chaud mais je pense qu'on leur a mis la pression. Eux, leur objectif, c'est d'aller au Final Four, nous, c'est du bonus ce qu'on vit, une vraie aventure humaine. Il ne faut pas oublier que samedi, on joue contre Saran, c'est là, qu'il faut montrer qu'on est fort mentalement et après, on ira disputer un gros match à Lisbonne. On a gagné de 4 buts, c'est désormais à eux de montrer qu'ils sont meilleurs que nous."

Maxime Gilbert (demi-centre Fénix): "On a fait un match complet... surtout en 2ème mi-temps, on a montré qu'on avait du caractère et la volonté d'aller chercher quelque chose. On a subi en 1ère mais on a rien lâché et on a eu un beau sursaut d'orgueil ensuite. C'était une belle soirée, j'espère simplement qu'on a fidélisé du monde, nous on vit pour ce genre de match et il faut que ces spectateurs viennent s'enflammer sur d'autres rencontres et pas uniquement sur la coupe d'Europe et les grosses affiches. On a montré qu'on était capable d'évoluer dans un contexte de pression à domicile, ce qui n'était peut-être pas le cas les années précédentes. On a toutes les cartes en mains, 4 buts ce n'est pas rien, à nous de faire le boulot, mardi prochain mais cela va être un beau défi. En tous cas, si on joue comme ce soir, on peut espérer quelque chose."

"Chema" Rodriguez (coach Benfica - photo ci-dessous): "Il peut y avoir de la déception mais on n'a pas sous-estimé Toulouse qui est une équipe talentueuse. On s'attendait à une forte opposition et ils avaient très bien préparé le match car en 2ème mi-temps, ils nous ont posé beaucoup de problèmes avec le gardien Lettens qui a été magnifique. Toulouse a bien négocié ses contre-attaques. Dans une semaine, il faudra sortir un grand match si nous voulons nous qualifier. Les joueurs auront la motivation mais je sais que ce sera difficile car cette saison, Toulouse n'a pas perdu beaucoup de matches de plus de 4 buts."



Nantes... sur un fil

Comme à l’accoutumée, Nantes avait également fait le plein pour ce match capital de Ligue européenne. L’affiche était somptueuse puisque le 2ème du championnat français accueillait le 3ème de la Bundesliga. Après une entame catastrophique (1-5 après 10’) ponctuée par les arrêts du portier de Berlin, Dejan Milosavljev (le Serbe soignera ses propres statistiques avec 18 parades sur l’ensemble de la rencontre, son vis-à-vis Emil Nielsen parvenant à soutenir la comparaison avec 14 arrêts), le ‘’H’’ s’est ressaisi mais a toujours eu un déficit à combler. C’est en fin de 1ère période et après deux réalisations d’Aymeric Minne que l’espoir est véritablement revenu (10-11 à la 27ème). Mais c’était insuffisant. D’autant qu’à la reprise, les Allemands vont remettre de la distance (+4). Les Nantais vont s’accrocher, limiter la casse, sans pour autant parvenir à basculer en tête. Pour cela, il leur faudra attendre la 32ème minute (22-21). Ils vont même porter leur avance à trois longueurs (25-22) avant que Berlin dans les deux dernières minutes n'inscrive deux précieux buts (25-24).   

Stats Nantes: Nielsen (14 arrêts) - Briet (3/7) Ovnicek (2/5) Persson (1/2) Rivera (6/7 dt 5/5 à 7m) Pechmalbec (4/6) Portela (0/1) Minne (4/8) Lazarov (1/5) Monar (2/5) Balaguer (2/3)

Nîmes... le voile des illusions 

Pour ne pas trop noircir le tableau, on ne s’attardera pas sur la contre-performance de l’équipe de Nîmes qui orpheline de son coach depuis 24 heures n’a pas résisté à l’envie et à l’engagement de son adversaire slovène. Velenje n’a pas mis longtemps à tourner autour du pot. A trouver la faille et à construire son succès. Moins de 15 minutes et trois buts d'écart (9-6). C'est plus facile lorsque vous affrontez un adversaire en perte de confiance et parfois de repères. Dans cette opposition, l'attaque nîmoise a montré son plus mauvais visage. Elle est surtout tombée sur un gardien, Aljaz Panjtar qui a été décisif dans les moments cruciaux. Treize arrêts à 37%. Excepté Sanad et ses neuf buts, où étaient les Nîmois, enfin ceux qui sont habituellement chargés de créer un quelconque danger ? Perdus dans le brouillard. En seconde période, Velenje a compté jusqu’à 9 buts d’avance (26-17 à la 48ème) pour finir à sept unités de mieux (29-22). En face, il y avait longtemps que les illusions s’étaient évanouies. Alors, il reste un match retour. Où finalement les Gardois n’auront rien à perdre et tout à se faire pardonner. Où ils auront l’occasion de sauver leur honneur et de montrer que l’abcès qui a été percé depuis la lourde défaite contre Montpellier, et le retrait de Franck Maurice, est totalement vidé. Sinon, la fin de saison risque d'être très longue et surtout très... pénible. 

Stats Nîmes: Paul (4 arrêts) Desbonnet (8 arrêts) - Gallego (1/2) rebichon (3/3) Jakobsen (1/1) Salou M. (3/6) Yasuhira (0/1) Minel (3/8) Bonnefond (2/5) Sanad (9/13 dt 3/4 à 7m) 

Le diaporama du match Toulouse - Benfica par Yves Michel 

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