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La Hongrie ne fait rien comme les autres !

Euro

mardi 11 janvier 2022 - © Yves Michel

 8 min 34 de lecture

Alors qu'un peu partout sur la planète, les Etats tentent selon leurs moyens de préserver la population des méfaits de la pandémie et que les instances sportives, quelles qu'elles soient, notamment en France, s'astreignent à respecter un protocole très strict, la Hongrie qui avec la Slovaquie organise l'Euro qui débute jeudi, semble oublier que le virus rode. Les Tricolores ont pu le constater à leur hôtel. Et ils s'en apercevront encore un peu plus dans moins de deux jours lorsqu'ils fouleront la Pick Arena, garnie de tous ses spectateurs.

Chez les joueurs et le staff, les sentiments sont mitigés et certains ont eu du mal à accepter ce qu'ils ont découvert. Lundi, lorsqu’elle a débarqué dans son hôtel à Szeged, la délégation française sous pression depuis des mois par les risques encourus à cause de la pandémie, s'est demandée si elle n'avait pas été transportée sur une autre planète, dans le monde d’avant. Pourtant, la localité qui accueille le groupe C de la compétition se trouve bien dans l’Union Européenne, plus proche de la Serbie et de la Roumanie que de sa capitale, Budapest. « On préfèrerait comme tout le monde, revenir à une situation normale, ne pas à avoir se préparer dans une bulle, souffle Nikola Karabatic, ne pas avoir peur d’attraper le Covid et du coup, ne pas pouvoir faire l’Euro, après, sur cette compétition, on est tous un peu estomaqué, pour ne pas dire choqué, de voir les conditions dans lesquelles la compétition se présente. On suit un protocole, on se teste et quand on arrive à l’hôtel… Il y a des clients qui ne sont pas masqués, qui se déplacent librement, on mange dans les mêmes endroits qu’eux, on s’astreint à beaucoup de choses pour ne pas transmettre le virus et on s’aperçoit que c’est différent pour ceux qui gravitent autour de la compétition. » D’ailleurs, à ce sujet, il serait légitime de nourrir de réelles craintes. La Hongrie semble cultiver l’exception sanitaire et ce malgré une recrudescence dans le pays, de nouveaux cas depuis la mi-décembre. « C’est le grand écart entre le protocole de l’EHF très strict qui nécessite pour nous la plus grande des vigilances avec la mise en place de mesures très contraignantes dans notre quotidien et l’arrivée dans un pays qui vit le Covid de manière très différente, constate avec dépit, Guillaume Gille. L’EHF n’a pas semblé bon d’imposer des standards pour lutter contre la vague Omicron. Tout le travail qui a été fait en amont avec un groupe négatif pour débuter cet Euro, est un peu mis à mal par l’organisation sur place. J’espère que nos remontées vers ceux qui chapeautent tout ça, permettront de réguler très vite la chose parce que clairement, ce grand écart est inacceptable. »  La Fédération Européenne si pointilleuse sur certains aspects et souvent intransigeante, est clairement montrée du doigt et la colère… froide du patron des Bleus et l’effarement voire l'agacement de ses joueurs est totalement légitime. 

Quand la pandémie a causé tant de dégâts, quand un peu partout, des matches amicaux qui devaient accueillir des spectateurs dans de grands ensembles comme Bercy ou le Phare à Chambéry, ont été annulés, quand la Slovaquie, l’autre pays organisateur de l’épreuve a décidé que les salles de Kosice et Bratislava (groupes D, E et F) n’accepteraient que 25% de leur capacité totale, la Hongrie elle, avec la bénédiction de l’instance européenne, a choisi d’ouvrir les vannes et remplir la Pick Arena à Szeged (groupe C), celle de Budapest (groupe B) ou la Fönix Hall à Debrecen (groupe A). Et le public hongrois, grand connaisseur de handball, réputé pour sa ferveur mais parfois ses excès, ne va pas se faire prier pour garnir les gradins. « Pour être honnête, cela ne m’étonne pas de la Hongrie, valide Kentin Mahé (notre photo de tête) qui évolue depuis 2018 à Veszprém, le club le plus emblématique du pays. Je m’attendais à ce que les restrictions ne soient pas appliquées ou ne changent pas du moins avant le championnat d’Europe. La Hongrie a pris des précautions un peu plus tard que ses voisins européens et en club, nous avons joué dans des salles avec du public plus longtemps et bien plus tôt que les autres. Je ne fais pas de politique et je n’ai pas d’explications à cela mais c’est ainsi. Et je le répète, cela ne me surprend pas. » En d’autres termes, il faudra faire avec, même si certains sélectionneurs comme Toni Gerona à la tête de la Serbie ne sait toujours pas quel noyau dur il pourra aligner dès jeudi face à l’Ukraine, devant composer avec une liste impressionnante de joueurs contaminés. Guillaume Gille de son côté, a pu enregistrer un début de bonne nouvelle. Le groupe qui avait laissé Valentin Porte, positif au Covid, à la Maison du Handball, va récupérer son capitaine. Le Montpelliérain a repassé un 1er test probant et a sauté dans le 1er avion pour la Hongrie. Si ce mercredi matin, il est toujours négatif à l’issue du second examen, il pourra réintégrer l’effectif. 



Bulletin de santé et forces en présence chez certains autres participants....

Les trois adversaires de la France.... 

Pour la Croatie, l'attention se porte toujours sur la participation ou non de Domagoj Duvnjak et Luka Cindric (notre photo). Le 1er cité âgé de 33 ans, a comme Valentin Porte passé un test PCR qui s'est avéré négatif et il est sorti de son isolement. Sauf que le demi-centre de Kiel souffre du dos résultat d'anciennes contusions et il est resté au pays pour poursuivre sa thérapie. Le stratège du FC Barcelone, lui, est toujours positif. Hrvoje Horvat, le coach croate avait couché 19 noms (parmi lesquels le gardien ivryen Mate Sunjic) dont les deux intéressés sur la liste qui devait voyager en Hongrie. Pour renforcer son effectif, il comptait appeler le pivot de Melsungen Marino Maric et le demi-centre de Kielce Igor Karacic mais les deux joueurs sont positifs et devront désormais se soumettre à deux tests PCR. 

Pour la Serbie, Toni Gerona est devenu pragmatique. Ce mardi soir, il a récupéré l'arrière gauche Stevan Sretenovic. Le coach de Chartres a également enregistré les retours du gardien Vladimir Cupara, de l'ailier droit Bogdan Radivojevic et du pivot de Nantes, Dragan Pechmalbec. En revanche, Ilija Abutovic (arrière gauche), Nemanja Zelenovic (arrière droit), Nemanja Ilic (ailier gauche Toulouse), Vanja Ilic (ailier gauche Chartres), Dejan Milosavljev (gardien) et Milan Milic (arrière droit Nantes) sont toujours absents. Pour le moment, le groupe serbe compte 17 joueurs (dont l'arrière gauche du Fenix Toulouse Uros Borzas et l'ailier droit d'Ivry Vukasin Vorkapic). Vanja Ilic pourrait être réintégré avant le match inaugural face à l'Ukraine si le test PCR est négatif. 

Le virus ne semble pas avoir touché l'effectif de l'Ukraine



Parmi les grandes nations.... 

Chez les Danois, le gardien Jannick Green est resté à la maison après un examen positif. Chez les Suédois, c'est le Montpelliérain Lucas Pellas qui a été placé en quarantaine à Stockholm. L'ailier gauche est suppléé par Emil Mellegard de Wetzlar. Dix-huit éléments ont été retenus par Glenn Solberg parmi lesquels Fredric Pettersson, le pivot de Toulouse et Karl Wallinius, l'arrière gauche du MHB. Chez les Slovènes, le virus n'a frappé que le gardien Urban Lesjak. Ljubomir Vranjes (le probable futur coach de Nîmes qui remplacerait Franck Maurice attendu à Dunkerque) a retenu 19 joueurs dont Jose Baznik (gardien Cesson-Rennes) Jure Dolenec (arrière droit Limoges) Matic Groselj (arrière droit Chartres). Le meneur nantais Rok Ovnicek a été écarté (déchirure musculaire à l'épaule).  

L'Espagne déplore deux absences majeures. Les frangins Dujshebaev. Alex l'aîné est touché à l'épaule, Dani, le plus jeune, au genou. Double lauréate en 2018 et 2020, la "Roja" se lance sur les traces de la grande Suède, seule nation à avoir remporté trois Euro consécutivement (1998, 2000, 2002). Pour se faire, Jordi Ribera a retenu 19 éléments dont le meneur de Pays d'Aix Ian Tarrafeta, l'ailier droit du PSG Ferran Solé, le pivot de Chartres Adria Figueras et celui de Pays d'Aix, Inaki Pecina. Autre représentant de la péninsule ibérique, le Portugal (qui avait fait sensation au dernier Euro en se classant 6ème) ne se présente pas avec ses armes les plus dissuasives. Luis Frade, Andre Gomes, Pedro Portela (ailier droit Nantes), Diogo Silva, Alexis Borges, Joao Ferraz blessés, manquent à l'appel. Le gardien de Cesson-Rennes Miguel Espinha a fait les frais de l'écrémage final et dix-huit noms sont sortis du chapeau de Paulo Pereira (notre photo). Parmi eux, les arrières gauches Alexandre Cavalcanti (Nantes) et Gilberto Duarte (Montpellier) et le pivot de Nancy Tiago Rocha. 

Quid de la Norvège, 3ème de l'Euro 2020 ? Côté bulletin de santé, elle se présentera à Kosice en Slovaquie sans ses deux "Flensburger" le gaucher Magnus Rod blessé au genou et le demi-centre Goran Johannessen, touché à l'aine. Pas de cas positifs Covid à relever. Christian Berge a choisi vingt joueurs dont la star de Kiel et ex Parisien Sander Sagosen. 

Pour L'Allemagne que les Français ont affrontée pour leur seule opposition en préparation (succès de la Mannschaft 35-34), cet Euro est une des 1ères marches vers la reconstruction puisque le coach Alfred Gislason n'a pas hésité à donner leur chance à des jeunes talents. Il a du se passer de quelques cadres soit blessés, soit non vaccinés comme Juri Knorr, soit forfaits pour raisons personnelles. 

Dans un groupe où elle côtoiera le Portugal, l'Islande et les Pays-Bas, la Hongrie à domicile espère basculer sur le tour principal. 9ème à l'Euro 2020, 14ème et 12ème en 2018 et 2016, le sursaut est arrivé il y a un an au Mondial égyptien où les Magyars se sont classés 5èmes. L'effectif est au complet et les ambitions presque démesurées puisqu'au cours d'une ultime conférence de presse ce mardi, le mythique Laszlo Nagy, désormais vice-président de la Fédération Hongroise a déclaré qu'il ambitionnait le dernier carré. Comme nous l'évoquions un peu plus haut, la Hongrie évoluera au Dôme de Budapest dans une salle... comble. Les supporters sauront pousser les partenaires de Roland Mikler, Dominik Mathé et autre Maté Lekai. L'arme fatale de cette sélection se trouve aussi dans l'ombre du coach István Gulyás. L'Espagnol Chema Rodriguez est le véritable tacticien de l'équipe. 

La Hongrie ne fait rien comme les autres !  

Euro

mardi 11 janvier 2022 - © Yves Michel

 8 min 34 de lecture

Alors qu'un peu partout sur la planète, les Etats tentent selon leurs moyens de préserver la population des méfaits de la pandémie et que les instances sportives, quelles qu'elles soient, notamment en France, s'astreignent à respecter un protocole très strict, la Hongrie qui avec la Slovaquie organise l'Euro qui débute jeudi, semble oublier que le virus rode. Les Tricolores ont pu le constater à leur hôtel. Et ils s'en apercevront encore un peu plus dans moins de deux jours lorsqu'ils fouleront la Pick Arena, garnie de tous ses spectateurs.

Chez les joueurs et le staff, les sentiments sont mitigés et certains ont eu du mal à accepter ce qu'ils ont découvert. Lundi, lorsqu’elle a débarqué dans son hôtel à Szeged, la délégation française sous pression depuis des mois par les risques encourus à cause de la pandémie, s'est demandée si elle n'avait pas été transportée sur une autre planète, dans le monde d’avant. Pourtant, la localité qui accueille le groupe C de la compétition se trouve bien dans l’Union Européenne, plus proche de la Serbie et de la Roumanie que de sa capitale, Budapest. « On préfèrerait comme tout le monde, revenir à une situation normale, ne pas à avoir se préparer dans une bulle, souffle Nikola Karabatic, ne pas avoir peur d’attraper le Covid et du coup, ne pas pouvoir faire l’Euro, après, sur cette compétition, on est tous un peu estomaqué, pour ne pas dire choqué, de voir les conditions dans lesquelles la compétition se présente. On suit un protocole, on se teste et quand on arrive à l’hôtel… Il y a des clients qui ne sont pas masqués, qui se déplacent librement, on mange dans les mêmes endroits qu’eux, on s’astreint à beaucoup de choses pour ne pas transmettre le virus et on s’aperçoit que c’est différent pour ceux qui gravitent autour de la compétition. » D’ailleurs, à ce sujet, il serait légitime de nourrir de réelles craintes. La Hongrie semble cultiver l’exception sanitaire et ce malgré une recrudescence dans le pays, de nouveaux cas depuis la mi-décembre. « C’est le grand écart entre le protocole de l’EHF très strict qui nécessite pour nous la plus grande des vigilances avec la mise en place de mesures très contraignantes dans notre quotidien et l’arrivée dans un pays qui vit le Covid de manière très différente, constate avec dépit, Guillaume Gille. L’EHF n’a pas semblé bon d’imposer des standards pour lutter contre la vague Omicron. Tout le travail qui a été fait en amont avec un groupe négatif pour débuter cet Euro, est un peu mis à mal par l’organisation sur place. J’espère que nos remontées vers ceux qui chapeautent tout ça, permettront de réguler très vite la chose parce que clairement, ce grand écart est inacceptable. »  La Fédération Européenne si pointilleuse sur certains aspects et souvent intransigeante, est clairement montrée du doigt et la colère… froide du patron des Bleus et l’effarement voire l'agacement de ses joueurs est totalement légitime. 

Quand la pandémie a causé tant de dégâts, quand un peu partout, des matches amicaux qui devaient accueillir des spectateurs dans de grands ensembles comme Bercy ou le Phare à Chambéry, ont été annulés, quand la Slovaquie, l’autre pays organisateur de l’épreuve a décidé que les salles de Kosice et Bratislava (groupes D, E et F) n’accepteraient que 25% de leur capacité totale, la Hongrie elle, avec la bénédiction de l’instance européenne, a choisi d’ouvrir les vannes et remplir la Pick Arena à Szeged (groupe C), celle de Budapest (groupe B) ou la Fönix Hall à Debrecen (groupe A). Et le public hongrois, grand connaisseur de handball, réputé pour sa ferveur mais parfois ses excès, ne va pas se faire prier pour garnir les gradins. « Pour être honnête, cela ne m’étonne pas de la Hongrie, valide Kentin Mahé (notre photo de tête) qui évolue depuis 2018 à Veszprém, le club le plus emblématique du pays. Je m’attendais à ce que les restrictions ne soient pas appliquées ou ne changent pas du moins avant le championnat d’Europe. La Hongrie a pris des précautions un peu plus tard que ses voisins européens et en club, nous avons joué dans des salles avec du public plus longtemps et bien plus tôt que les autres. Je ne fais pas de politique et je n’ai pas d’explications à cela mais c’est ainsi. Et je le répète, cela ne me surprend pas. » En d’autres termes, il faudra faire avec, même si certains sélectionneurs comme Toni Gerona à la tête de la Serbie ne sait toujours pas quel noyau dur il pourra aligner dès jeudi face à l’Ukraine, devant composer avec une liste impressionnante de joueurs contaminés. Guillaume Gille de son côté, a pu enregistrer un début de bonne nouvelle. Le groupe qui avait laissé Valentin Porte, positif au Covid, à la Maison du Handball, va récupérer son capitaine. Le Montpelliérain a repassé un 1er test probant et a sauté dans le 1er avion pour la Hongrie. Si ce mercredi matin, il est toujours négatif à l’issue du second examen, il pourra réintégrer l’effectif. 



Bulletin de santé et forces en présence chez certains autres participants....

Les trois adversaires de la France.... 

Pour la Croatie, l'attention se porte toujours sur la participation ou non de Domagoj Duvnjak et Luka Cindric (notre photo). Le 1er cité âgé de 33 ans, a comme Valentin Porte passé un test PCR qui s'est avéré négatif et il est sorti de son isolement. Sauf que le demi-centre de Kiel souffre du dos résultat d'anciennes contusions et il est resté au pays pour poursuivre sa thérapie. Le stratège du FC Barcelone, lui, est toujours positif. Hrvoje Horvat, le coach croate avait couché 19 noms (parmi lesquels le gardien ivryen Mate Sunjic) dont les deux intéressés sur la liste qui devait voyager en Hongrie. Pour renforcer son effectif, il comptait appeler le pivot de Melsungen Marino Maric et le demi-centre de Kielce Igor Karacic mais les deux joueurs sont positifs et devront désormais se soumettre à deux tests PCR. 

Pour la Serbie, Toni Gerona est devenu pragmatique. Ce mardi soir, il a récupéré l'arrière gauche Stevan Sretenovic. Le coach de Chartres a également enregistré les retours du gardien Vladimir Cupara, de l'ailier droit Bogdan Radivojevic et du pivot de Nantes, Dragan Pechmalbec. En revanche, Ilija Abutovic (arrière gauche), Nemanja Zelenovic (arrière droit), Nemanja Ilic (ailier gauche Toulouse), Vanja Ilic (ailier gauche Chartres), Dejan Milosavljev (gardien) et Milan Milic (arrière droit Nantes) sont toujours absents. Pour le moment, le groupe serbe compte 17 joueurs (dont l'arrière gauche du Fenix Toulouse Uros Borzas et l'ailier droit d'Ivry Vukasin Vorkapic). Vanja Ilic pourrait être réintégré avant le match inaugural face à l'Ukraine si le test PCR est négatif. 

Le virus ne semble pas avoir touché l'effectif de l'Ukraine



Parmi les grandes nations.... 

Chez les Danois, le gardien Jannick Green est resté à la maison après un examen positif. Chez les Suédois, c'est le Montpelliérain Lucas Pellas qui a été placé en quarantaine à Stockholm. L'ailier gauche est suppléé par Emil Mellegard de Wetzlar. Dix-huit éléments ont été retenus par Glenn Solberg parmi lesquels Fredric Pettersson, le pivot de Toulouse et Karl Wallinius, l'arrière gauche du MHB. Chez les Slovènes, le virus n'a frappé que le gardien Urban Lesjak. Ljubomir Vranjes (le probable futur coach de Nîmes qui remplacerait Franck Maurice attendu à Dunkerque) a retenu 19 joueurs dont Jose Baznik (gardien Cesson-Rennes) Jure Dolenec (arrière droit Limoges) Matic Groselj (arrière droit Chartres). Le meneur nantais Rok Ovnicek a été écarté (déchirure musculaire à l'épaule).  

L'Espagne déplore deux absences majeures. Les frangins Dujshebaev. Alex l'aîné est touché à l'épaule, Dani, le plus jeune, au genou. Double lauréate en 2018 et 2020, la "Roja" se lance sur les traces de la grande Suède, seule nation à avoir remporté trois Euro consécutivement (1998, 2000, 2002). Pour se faire, Jordi Ribera a retenu 19 éléments dont le meneur de Pays d'Aix Ian Tarrafeta, l'ailier droit du PSG Ferran Solé, le pivot de Chartres Adria Figueras et celui de Pays d'Aix, Inaki Pecina. Autre représentant de la péninsule ibérique, le Portugal (qui avait fait sensation au dernier Euro en se classant 6ème) ne se présente pas avec ses armes les plus dissuasives. Luis Frade, Andre Gomes, Pedro Portela (ailier droit Nantes), Diogo Silva, Alexis Borges, Joao Ferraz blessés, manquent à l'appel. Le gardien de Cesson-Rennes Miguel Espinha a fait les frais de l'écrémage final et dix-huit noms sont sortis du chapeau de Paulo Pereira (notre photo). Parmi eux, les arrières gauches Alexandre Cavalcanti (Nantes) et Gilberto Duarte (Montpellier) et le pivot de Nancy Tiago Rocha. 

Quid de la Norvège, 3ème de l'Euro 2020 ? Côté bulletin de santé, elle se présentera à Kosice en Slovaquie sans ses deux "Flensburger" le gaucher Magnus Rod blessé au genou et le demi-centre Goran Johannessen, touché à l'aine. Pas de cas positifs Covid à relever. Christian Berge a choisi vingt joueurs dont la star de Kiel et ex Parisien Sander Sagosen. 

Pour L'Allemagne que les Français ont affrontée pour leur seule opposition en préparation (succès de la Mannschaft 35-34), cet Euro est une des 1ères marches vers la reconstruction puisque le coach Alfred Gislason n'a pas hésité à donner leur chance à des jeunes talents. Il a du se passer de quelques cadres soit blessés, soit non vaccinés comme Juri Knorr, soit forfaits pour raisons personnelles. 

Dans un groupe où elle côtoiera le Portugal, l'Islande et les Pays-Bas, la Hongrie à domicile espère basculer sur le tour principal. 9ème à l'Euro 2020, 14ème et 12ème en 2018 et 2016, le sursaut est arrivé il y a un an au Mondial égyptien où les Magyars se sont classés 5èmes. L'effectif est au complet et les ambitions presque démesurées puisqu'au cours d'une ultime conférence de presse ce mardi, le mythique Laszlo Nagy, désormais vice-président de la Fédération Hongroise a déclaré qu'il ambitionnait le dernier carré. Comme nous l'évoquions un peu plus haut, la Hongrie évoluera au Dôme de Budapest dans une salle... comble. Les supporters sauront pousser les partenaires de Roland Mikler, Dominik Mathé et autre Maté Lekai. L'arme fatale de cette sélection se trouve aussi dans l'ombre du coach István Gulyás. L'Espagnol Chema Rodriguez est le véritable tacticien de l'équipe. 

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