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La France montre deux visages !

Euro

dimanche 9 janvier 2022 - © Yves Michel

 8 min 20 de lecture

Pour son seul match de préparation avant l'Euro qui débute jeudi, l'équipe de France s'est inclinée outre-Rhin face à l'Allemagne (35-34). Les Tricolores très séduisants en 1ère période, maîtrisant l'espace et le temps, n'ont rien pu faire après la pause pour contrer la Mannschaft. Trop de pertes de balle, trop d'approximation dans les intentions et une défense étagée bien trop friable ont permis aux Allemands de refaire leur retard et surtout d'imposer leur rythme. Ce devait être un match de réglages avant la Croatie, Guillaume Gille et son staff ont encore quelques jours pour tout ajuster.

Inutile de tirer un chapelet de conclusions à l’issue d’une rencontre qui a très certainement permis à Guillaume Gille et ses adjoints d’évaluer l’efficacité de deux systèmes de défense, une cohérence manifeste dans certaines associations mais aussi l’imprécision d’un jeu qui se délite dès l’entame de la seconde période et des joueurs qui perdent leurs moyens et surtout leur lucidité. Les champions olympiques privés de leur nouveau capitaine Valentin Porte, le dernier à inscrire son nom sur la liste des éléments perturbés par la Covid auraient sans doute préféré quitter Wetzlar avec un peu plus de certitudes face à un adversaire qui comme eux mais depuis plus longtemps, est en pleine reconstruction et dont l’entraîneur, le mythique Alfred Gislason n’a pas hésité à faire le ménage, tourner la page par rapport à ceux qui traînaient les pieds pour porter le maillot national et faire confiance à un bataillon de jeunes pousses pétries de talent. Pourtant, lorsque la Mannschaft après avoir courbé l’échine durant toute la 1ère période va réagir, ce n’est pas grâce à sa jeunesse mais plutôt à ses valeurs sûres comme le gardien Andreas Wolff et sur la base arrière, le gaucher Kai Häfner ou sur le côté opposé, Julius Kuhn. 

Pourtant, tout avait bien commencé pour les Tricolores. Guillaume Gille avait aligné sur le champ, un 7 plutôt attendu avec Kentin Mahé à la mène, Dika Mem et Nikola Karabatic (capitaine d’un soir) sur les côtés de la base arrière, Yanis Lenne et Hugo Descat sur les ailes et Ludovic Fabregas au pivot, Rémi Desbonnet ayant pris place dans les cages. Et c’est en exploitant les erreurs et pertes allemandes que les Français vont faire la différence. Ils vont se montrer appliqués, attentifs, notamment dans le repli, après un ou deux ballons mal distribués et vite récupérés. Karl Konan et Thibaut Briet allaient apporter toute leur fraîcheur à un ensemble qui prenait ses distances. Même si le bloc allemand avec l’indémodable Patrick Wiencek et la 6-0 étaient assez dissuasifs, la réussite était dans le camp d’en-face d’autant que l’entrée de Vincent Gérard s’avérait non seulement sécurisante mais productive. Le portier parisien incertain il y a encore quelques jours, montrait qu’il n’avait rien perdu de ses velléités estivales. Dans ce 1er acte, les Allemands ont surtout montré leurs maladresses et pour certains, le manque d’habitude d’évoluer ensemble. A la pause, la copie que venait de rendre les partenaires d’un Kentin Mahé très opportuniste (notamment dans ses interceptions), était celle qu’on pouvait attendre vu le contexte de ces dernières semaines. D’autant que la Mannschaft allait se retrouver à un joueur de moins au retour des vestiaires après l’exclusion quasiment sur le buzzer intermédiaire, de Wiencek (14-18). 

A la reprise, Wesley Pardin suppléait Gérard dans les bois, Lagarde, Kounkoud, Nahi vont avoir l’occasion de s’illustrer. Les Français vont maintenir leur avance à cinq longueurs pendant trois minutes avant d’ouvrir une série peu reluisante de pertes de balle. Dix seront dénombrées dans cette seule 2ème période ! Assez pour que les Allemands contournent la 5-1 tricolore, soient plus précis dans leurs tirs et surtout lancent après des ballons grattés en défense, des contre-attaques qui vont s’avérer percutantes. Trois hommes seront les artisans de cette « remontada ». Wolff par ses arrêts, Häfner dans son rôle de distributeur mais aussi de buteur mais également Julius Kuhn dans son style de perforateur. Côté Bleus, Vincent Gérard effectuait des parades mais le jeu de transition restait improductif et les attaquants ne saisissaient pas l’opportunité de concrétiser. En dix minutes, la Mannschaft avait comblé son retard et même pris l’avantage (27-26). Guillaume Gille marquait son agacement au cours d’un temps mort, remettait ceux qui s'étaient montrés efficients en 1ère mi-temps mais rien n’y faisait. Après Kuhn, c’était Heyman qui prenait le relais. Et même si juste avant le retour de Vincent Gérard, Pardin va stopper deux 7 mètres, la confiance et la réussite avaient changé de périmètre. Le money-time s’annonçait indécis. Avec le 100ème but de Melvyn Richardson et l’égalisation de la France (34-34), le score aurait très bien pu en rester là. C’était sans compter sur l’à-propos d’un des neuf nouveaux éléments adoubés par Gislason en vue de l’Euro. Surgi de presque nulle part, dans la dernière seconde, Luca Witzke, l’arrière de Leipzig fêtait sa 4ème sélection nationale en inscrivant le but du succès. 


Match de préparation avant l'Euro, Buderus Arena Wetzlar (Allemagne)
ALLEMAGNE - FRANCE      35-34    (MT: 14-18)

Evolution du score: 2-4 (5è) 5-7 (10è) 7-9 (15è) 10-10 (20è) 11-15 (25è) 14-18 (MT) 18-22 (35è) 22-24 (40è) 27-26 (45è) 31-30 (50è) 32-31 (55è) 35-34 (FIN)

Allemagne :
Gardiens : Wolff (5 arrêts / 23 tirs dont 0/2 pén), Birlehm, Klimpke (4 arrêts / 18 tirs); Golla (1/1), Wiencek (0/1), Heymann (3/6), L. Zerbe, Köster (0/1), M’Bengue (1/2), P. Weber (3/3), Häfner (8/9), Schiller (5/6 dont 1/2 pén), Kühn (5/7), Mertens, Ernst, Steinert (4/5 dont 3/4 pén), Kastening (3/3), Witzke (2/4)

France :
Gardiens : Gérard (5 arrêts / 12 tirs dont 0/1 pén), Pardin (2 arrêts / 20 tirs dont 2/4 pén), Desbonnet (1 arrêt / 11 tirs dont 0/1 pén); Y. Lenne (3/3), Minne (2/3), Lagarde (0/1), M. Richardson (2/3), Mem (4/9), Tournat (2/2), N. Karabatic (0/3), K. Mahé (5/5), Fabregas (5/5), Descat (5/5 dont 2/2 pén), Kounkoud (3/3), Nahi (2/4), Konan, Briet (1/2)



Les déclarations recueillis par Hubert Guériau (pour la FFHB)

Guillaume Gille : Le bilan est très mitigé. On a vu des moments de la partie où on a été dominant, mais un peu en trompe l’oeil. On a commis beaucoup d’erreurs qui coûtent cher à ce niveau et qui ne sont pas illogiques en fin de préparation. Notre entame de deuxième mi-temps est loin de ce qu’on espère, notamment dans notre changement de système défensif. Les Allemands nous ont posé beaucoup de problèmes. On a quelques jours pour rectifier le tir et pour se mettre en ordre de bataille pour cet Euro.
On a besoin de s’appuyer sur l’ensemble du groupe, l’Euro est une compétition très exigeante et on a une belle profondeur d’effectif. C’est important que chacun puisse trouver ses marques. Il nous manque du temps de travail, des automatismes mais on va continuer à travailler.
Trois gardiens ont joué ce soir, de par la situation exceptionnelle avec le retour de Vincent. Il avait besoin de retrouver la compétition après avoir été écarté du travail collectif pendant quelques semaines. On a pu évaluer ses sensations et l’état de forme de nos trois gardiens.

Nikola Karabatic : On aurait préféré le gagner, on fait une très bonne première période, on se met dans le rouge sur des pertes de balle après la pause. Sur les premiers matchs, il y a toujours un peu d’excitation. Sur la fin, on a les ballons pour égaliser mais on n’y arrive pas. On va retenir l’état d’esprit, le fait qu’on se soit bien battu, qu’on a bien attaqué par moments… La victoire était à notre portée ce soir, mais c’est comme ça.
Un très gros match nous attend face à la Croatie, ça va commencer fort d’autant que derrière, l’Ukraine et la Serbie ce ne sera pas simple non plus. J’espère qu’on a évacué toute la nervosité ce soir et qu’on sera un poil plus concentré face à la Croatie.
Après vingt ans en équipe de France, j’arrive toujours à connaitre des premières. C’était une fierté et un honneur de porter ce soir le brassard de capitaine, en attendant que Valentin Porte se remette. Ça fait bizarre, j’ai pensé à Tchouf, à tous les capitaines avant moi, et il y avait une petite émotion particulière.

Kentin Mahé : Les France-Allemagne, c’est toujours serré. C’est dommage qu’on n’arrive pas à tuer le match, on est à +5, on domine, on est bien en défense, et quelques pertes de balle leur permettent de marquer des buts faciles en contre-attaque. C’est ce qui leur permet de revenir, on arrive à égaliser à la fin mais on est un peu court. On a pas mal d’enseignements à tirer du match de ce soir. Il y a eu beaucoup de rotations, tout le monde a eu du temps de jeu et a pu prendre un petit peu ses marques. Ce soir, cela nous a permis de rentrer un petit peu dans la compétition.

Dika Mem : On a vu des bonnes choses ce soir, on va essayer de retenir le positif. En deuxième période, que ce soit dans les tirs ou dans les pertes de balle, on a vu beaucoup d’échec sur des choses qu’on est sensé réussir. On voulait savoir où on était, c’est fait, il y a des belles choses, mais tout n’est pas là pour être prêt. C’est le genre de match qu’il nous fallait, avec un adversaire qui joue un peu contre la Croatie, qui court beaucoup. Ce match va nous servir, on va pouvoir s’améliorer pour le match de jeudi prochain.

Les matchs de prépa, on a envie de les gagner, mais on sait qu’il vaut mieux avoir des échecs ce soir que pendant la compétition. La victoire olympique, elle apporte de la confiance à ceux qui en avaient peut-être un peu moins, des gens comme moi. On sait que quand le moment viendra, on sera là.

Le diaporama du match par Icon Sport - FFHB 

La France montre deux visages !  

Euro

dimanche 9 janvier 2022 - © Yves Michel

 8 min 20 de lecture

Pour son seul match de préparation avant l'Euro qui débute jeudi, l'équipe de France s'est inclinée outre-Rhin face à l'Allemagne (35-34). Les Tricolores très séduisants en 1ère période, maîtrisant l'espace et le temps, n'ont rien pu faire après la pause pour contrer la Mannschaft. Trop de pertes de balle, trop d'approximation dans les intentions et une défense étagée bien trop friable ont permis aux Allemands de refaire leur retard et surtout d'imposer leur rythme. Ce devait être un match de réglages avant la Croatie, Guillaume Gille et son staff ont encore quelques jours pour tout ajuster.

Inutile de tirer un chapelet de conclusions à l’issue d’une rencontre qui a très certainement permis à Guillaume Gille et ses adjoints d’évaluer l’efficacité de deux systèmes de défense, une cohérence manifeste dans certaines associations mais aussi l’imprécision d’un jeu qui se délite dès l’entame de la seconde période et des joueurs qui perdent leurs moyens et surtout leur lucidité. Les champions olympiques privés de leur nouveau capitaine Valentin Porte, le dernier à inscrire son nom sur la liste des éléments perturbés par la Covid auraient sans doute préféré quitter Wetzlar avec un peu plus de certitudes face à un adversaire qui comme eux mais depuis plus longtemps, est en pleine reconstruction et dont l’entraîneur, le mythique Alfred Gislason n’a pas hésité à faire le ménage, tourner la page par rapport à ceux qui traînaient les pieds pour porter le maillot national et faire confiance à un bataillon de jeunes pousses pétries de talent. Pourtant, lorsque la Mannschaft après avoir courbé l’échine durant toute la 1ère période va réagir, ce n’est pas grâce à sa jeunesse mais plutôt à ses valeurs sûres comme le gardien Andreas Wolff et sur la base arrière, le gaucher Kai Häfner ou sur le côté opposé, Julius Kuhn. 

Pourtant, tout avait bien commencé pour les Tricolores. Guillaume Gille avait aligné sur le champ, un 7 plutôt attendu avec Kentin Mahé à la mène, Dika Mem et Nikola Karabatic (capitaine d’un soir) sur les côtés de la base arrière, Yanis Lenne et Hugo Descat sur les ailes et Ludovic Fabregas au pivot, Rémi Desbonnet ayant pris place dans les cages. Et c’est en exploitant les erreurs et pertes allemandes que les Français vont faire la différence. Ils vont se montrer appliqués, attentifs, notamment dans le repli, après un ou deux ballons mal distribués et vite récupérés. Karl Konan et Thibaut Briet allaient apporter toute leur fraîcheur à un ensemble qui prenait ses distances. Même si le bloc allemand avec l’indémodable Patrick Wiencek et la 6-0 étaient assez dissuasifs, la réussite était dans le camp d’en-face d’autant que l’entrée de Vincent Gérard s’avérait non seulement sécurisante mais productive. Le portier parisien incertain il y a encore quelques jours, montrait qu’il n’avait rien perdu de ses velléités estivales. Dans ce 1er acte, les Allemands ont surtout montré leurs maladresses et pour certains, le manque d’habitude d’évoluer ensemble. A la pause, la copie que venait de rendre les partenaires d’un Kentin Mahé très opportuniste (notamment dans ses interceptions), était celle qu’on pouvait attendre vu le contexte de ces dernières semaines. D’autant que la Mannschaft allait se retrouver à un joueur de moins au retour des vestiaires après l’exclusion quasiment sur le buzzer intermédiaire, de Wiencek (14-18). 

A la reprise, Wesley Pardin suppléait Gérard dans les bois, Lagarde, Kounkoud, Nahi vont avoir l’occasion de s’illustrer. Les Français vont maintenir leur avance à cinq longueurs pendant trois minutes avant d’ouvrir une série peu reluisante de pertes de balle. Dix seront dénombrées dans cette seule 2ème période ! Assez pour que les Allemands contournent la 5-1 tricolore, soient plus précis dans leurs tirs et surtout lancent après des ballons grattés en défense, des contre-attaques qui vont s’avérer percutantes. Trois hommes seront les artisans de cette « remontada ». Wolff par ses arrêts, Häfner dans son rôle de distributeur mais aussi de buteur mais également Julius Kuhn dans son style de perforateur. Côté Bleus, Vincent Gérard effectuait des parades mais le jeu de transition restait improductif et les attaquants ne saisissaient pas l’opportunité de concrétiser. En dix minutes, la Mannschaft avait comblé son retard et même pris l’avantage (27-26). Guillaume Gille marquait son agacement au cours d’un temps mort, remettait ceux qui s'étaient montrés efficients en 1ère mi-temps mais rien n’y faisait. Après Kuhn, c’était Heyman qui prenait le relais. Et même si juste avant le retour de Vincent Gérard, Pardin va stopper deux 7 mètres, la confiance et la réussite avaient changé de périmètre. Le money-time s’annonçait indécis. Avec le 100ème but de Melvyn Richardson et l’égalisation de la France (34-34), le score aurait très bien pu en rester là. C’était sans compter sur l’à-propos d’un des neuf nouveaux éléments adoubés par Gislason en vue de l’Euro. Surgi de presque nulle part, dans la dernière seconde, Luca Witzke, l’arrière de Leipzig fêtait sa 4ème sélection nationale en inscrivant le but du succès. 


Match de préparation avant l'Euro, Buderus Arena Wetzlar (Allemagne)
ALLEMAGNE - FRANCE      35-34    (MT: 14-18)

Evolution du score: 2-4 (5è) 5-7 (10è) 7-9 (15è) 10-10 (20è) 11-15 (25è) 14-18 (MT) 18-22 (35è) 22-24 (40è) 27-26 (45è) 31-30 (50è) 32-31 (55è) 35-34 (FIN)

Allemagne :
Gardiens : Wolff (5 arrêts / 23 tirs dont 0/2 pén), Birlehm, Klimpke (4 arrêts / 18 tirs); Golla (1/1), Wiencek (0/1), Heymann (3/6), L. Zerbe, Köster (0/1), M’Bengue (1/2), P. Weber (3/3), Häfner (8/9), Schiller (5/6 dont 1/2 pén), Kühn (5/7), Mertens, Ernst, Steinert (4/5 dont 3/4 pén), Kastening (3/3), Witzke (2/4)

France :
Gardiens : Gérard (5 arrêts / 12 tirs dont 0/1 pén), Pardin (2 arrêts / 20 tirs dont 2/4 pén), Desbonnet (1 arrêt / 11 tirs dont 0/1 pén); Y. Lenne (3/3), Minne (2/3), Lagarde (0/1), M. Richardson (2/3), Mem (4/9), Tournat (2/2), N. Karabatic (0/3), K. Mahé (5/5), Fabregas (5/5), Descat (5/5 dont 2/2 pén), Kounkoud (3/3), Nahi (2/4), Konan, Briet (1/2)



Les déclarations recueillis par Hubert Guériau (pour la FFHB)

Guillaume Gille : Le bilan est très mitigé. On a vu des moments de la partie où on a été dominant, mais un peu en trompe l’oeil. On a commis beaucoup d’erreurs qui coûtent cher à ce niveau et qui ne sont pas illogiques en fin de préparation. Notre entame de deuxième mi-temps est loin de ce qu’on espère, notamment dans notre changement de système défensif. Les Allemands nous ont posé beaucoup de problèmes. On a quelques jours pour rectifier le tir et pour se mettre en ordre de bataille pour cet Euro.
On a besoin de s’appuyer sur l’ensemble du groupe, l’Euro est une compétition très exigeante et on a une belle profondeur d’effectif. C’est important que chacun puisse trouver ses marques. Il nous manque du temps de travail, des automatismes mais on va continuer à travailler.
Trois gardiens ont joué ce soir, de par la situation exceptionnelle avec le retour de Vincent. Il avait besoin de retrouver la compétition après avoir été écarté du travail collectif pendant quelques semaines. On a pu évaluer ses sensations et l’état de forme de nos trois gardiens.

Nikola Karabatic : On aurait préféré le gagner, on fait une très bonne première période, on se met dans le rouge sur des pertes de balle après la pause. Sur les premiers matchs, il y a toujours un peu d’excitation. Sur la fin, on a les ballons pour égaliser mais on n’y arrive pas. On va retenir l’état d’esprit, le fait qu’on se soit bien battu, qu’on a bien attaqué par moments… La victoire était à notre portée ce soir, mais c’est comme ça.
Un très gros match nous attend face à la Croatie, ça va commencer fort d’autant que derrière, l’Ukraine et la Serbie ce ne sera pas simple non plus. J’espère qu’on a évacué toute la nervosité ce soir et qu’on sera un poil plus concentré face à la Croatie.
Après vingt ans en équipe de France, j’arrive toujours à connaitre des premières. C’était une fierté et un honneur de porter ce soir le brassard de capitaine, en attendant que Valentin Porte se remette. Ça fait bizarre, j’ai pensé à Tchouf, à tous les capitaines avant moi, et il y avait une petite émotion particulière.

Kentin Mahé : Les France-Allemagne, c’est toujours serré. C’est dommage qu’on n’arrive pas à tuer le match, on est à +5, on domine, on est bien en défense, et quelques pertes de balle leur permettent de marquer des buts faciles en contre-attaque. C’est ce qui leur permet de revenir, on arrive à égaliser à la fin mais on est un peu court. On a pas mal d’enseignements à tirer du match de ce soir. Il y a eu beaucoup de rotations, tout le monde a eu du temps de jeu et a pu prendre un petit peu ses marques. Ce soir, cela nous a permis de rentrer un petit peu dans la compétition.

Dika Mem : On a vu des bonnes choses ce soir, on va essayer de retenir le positif. En deuxième période, que ce soit dans les tirs ou dans les pertes de balle, on a vu beaucoup d’échec sur des choses qu’on est sensé réussir. On voulait savoir où on était, c’est fait, il y a des belles choses, mais tout n’est pas là pour être prêt. C’est le genre de match qu’il nous fallait, avec un adversaire qui joue un peu contre la Croatie, qui court beaucoup. Ce match va nous servir, on va pouvoir s’améliorer pour le match de jeudi prochain.

Les matchs de prépa, on a envie de les gagner, mais on sait qu’il vaut mieux avoir des échecs ce soir que pendant la compétition. La victoire olympique, elle apporte de la confiance à ceux qui en avaient peut-être un peu moins, des gens comme moi. On sait que quand le moment viendra, on sera là.

Le diaporama du match par Icon Sport - FFHB 

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