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L'Egypte comme seul adversaire à Créteil

Euro

mercredi 29 décembre 2021 - © Yves Michel

 6 min 33 de lecture

On se doutait bien qu'après les dernières décisions gouvernementales d'imposer de nouvelles jauges dans les salles de spectacle et les enceintes sportives, le handball ne passerait pas entre les gouttes. La Fédération française a été contrainte de revoir sa copie, en annulant les deux matches à Chambéry et Paris-Bercy, "déplacés" à Créteil et en n'invitant qu'une seule équipe, l'Egypte pour les deux rendez-vous.

Le public de Chambéry, de la Savoie et de toute la région Auvergne-Rhône Alpes se délectait déjà d’accueillir l’équipe de France conduite par les frères Gille (Guillaume sur le banc et Bertrand comme chef de la délégation) qui ont marqué sur le parquet l’histoire du club local, mais également Erick Mathé, coach du CSMBHB qui connait désormais le Phare dans ses moindres recoins. Mais compte tenu des restrictions sanitaires mises en place par le gouvernement avec abaissement des jauges dans les enceintes couvertes, il était inconcevable de maintenir le match contre l’Egypte tel qu’il avait été prévu. « Nous avons beaucoup échangé avec nos amis Egyptiens dont la plasticité est bien connue et qui ont accepté de s’adapter à la situation actuelle, précise Philippe Bana, le président de la FFHB, nous avons également eu nos partenaires danois et norvégiens qui sont dans la même situation que nous avec beaucoup de restrictions. » Par conséquent, seule l’équipe égyptienne est attendue en France sur les deux dates initialement prévues le vendredi 7 janvier et le dimanche 9. Ni à Chambéry, ni à l’Arena de Paris-Bercy mais tout simplement avec une jauge limitée à 500 places, au Palais des Sports Robert Oubron, là où l’US Créteil a l'habitude d'évoluer. Lancée il y a quelques jours, la vente des billets au Phare et à Bercy était un réel succès, les fans voulant encourager les champions olympiques avant leur départ pour l’Euro. La frustration mais surtout le préjudice financier s’avèrent conséquents. « 14 000 billets avaient été vendus à Bercy et 4500 à Chambéry, ce qui représente un manque à gagner d’un demi-million d’euros plus tout ce qui relève des relations publiques, du sponsoring, des droits télé, au total, il faut compter un million d’euros. Donc on est dans un risque économique qui existe pour la FFHB. Le gouvernement n’a pas pour l’instant fabriqué de dispositifs. Après consultation du ministère des sports, ils seront étudiés au cas par cas et l’Etat s’engage à bien comprendre les conséquences de cette restriction de dernière minute puisque pour nous, ça arrive à peine 10 jours avant les compétitions. » Contrainte de revoir son organisation et sa capacité d’accueil à la baisse, la Fédération veut aussi préserver au maximum, l’intégrité physique des joueurs. Eviter les contacts et sur le sol national, circonscrire les déplacements dans un périmètre plus réduit, d’où le choix de Créteil. 



Contrairement à l’an passé où avant le Mondial égyptien, les joueurs étaient restés dans leur bulle sanitaire à la Maison du Handball pendant le réveillon du jour de l’An, le 1er module de stage se terminera comme prévu ce jeudi et tous ceux qui sont aptes se retrouveront au même endroit, dès le dimanche 2 janvier. « Il y a eu de nombreux échanges en interne avec le staff, les instances fédérales mais aussi avec les athlètes, confesse Guillaume Gille. Entre le bénéfice qu’on aurait eu à les conserver avec nous en sécurisant encore plus notre bulle sanitaire et les risques d’usure, physique depuis le démarrage de la saison et émotionnelle, il nous a semblé plus judicieux d’accorder un petit break. Et puis il faut reconnaître que quand on part pour un stage de cinq jours, qui potentiellement se transforme en stage de 37 jours, ce n’est pas la même chose au niveau des au revoir avec la famille. On est confiant dans le protocole mis en place et on a un contrat de confiance avec tous ces jeunes gens qui feront attention pour être tous négatifs, le 2 janvier. »  Quelle équipe s’envolera (certainement à bord d’un avion privé) pour la Hongrie ? Un état sanitaire devra être dressé au terme de la semaine prochaine. On sait que le staff des Bleus a aisément puisé dans la liste des 35 déposée à l’EHF et qu’entre les éléments initialement prévus parmi lesquels quelques-uns sont blessés ou atteints par le virus et ceux qui ont été appelés en renfort, 27 ont été concernés. 

Depuis l’apparition de la pandémie et des bouleversements qu’elle a pu engendrer, les règles concernant la gestion des effectifs ont été assouplies. A la veille du 1er match, une liste de 20 joueurs est enregistrée. Seize sont concernés à chaque match et le coach peut procéder à son gré à des changements. Le principe a très bien fonctionné pendant le dernier Mondial féminin. « Ça reste un enjeu particulier que d’accompagner 20 athlètes dans une compétition quand on sait que coacher à seize… ce n’est pas simple de donner à manger à tout le monde. On est quand même tous suspendus à la manière dont les prochains jours vont se dérouler. Si le résultat de cette 1ère bulle sanitaire se confirme et qu’on soit en mesure de compter sur toutes nos forces vives, il nous appartiendra de décider. Partir à 18 ? à 20 ? Franchement aujourd’hui, le sujet est loin d’être tranché. » Nikola Karabatic affecté à la veille de Noël est toujours à l’isolement. Il est en relation constante avec l’encadrement des Bleus. Yanis Lenne, Elohim Prandi, Hugo Descat, Aymeric Minne et Dylan Nahi n’ont eux aussi, pas réintégré le groupe. Ce coup d’arrêt ne risque-t-il pas d’être physiquement préjudiciable s’ils étaient aptes quelques jours avant une compétition aussi exigeante que l’Euro ? « Aucun de ceux qui ont été touchés, ne présente de forme grave du virus, mais on reste dans l’attente de leur sortie d’isolement avec tout le protocole qui existe pour vérifier que nous ne sommes pas passés à côté de quelque chose. Pendant le Covid, l'activité physique n'est pas proscrite à partir du moment où il n'y a pas de symptômes et l'état de l'athlète est bon. Il s'agit de joueurs qui ont été sur-sollicités ces dernières semaines, et quelques jours de repos, même s'il faut lutter contre le virus, ne sont pas de trop dans une saison qui s'est enchaînée aussitôt après les Jeux. » Avant même d’avoir participé sur le parquet aux 1ers affrontements contre la Croatie (le 13 janvier à 20h30), l’Ukraine (le 15 à 18h) et la Serbie (le 17 à 20h30), l’équipe de France et son coach doivent se battre contre des paramètres sanitaires qu’ils ne peuvent totalement maîtriser. D'ailleurs, l'Euro pourra-t-il se tenir dans des conditions optimales ? La question est légitime. Si en Slovaquie, des doutes ont été émis, la Hongrie espère recenser un maximum de spectateurs. Il y a quelques jours, elle a inauguré à Budapest une nouvelle arène pouvant accueillir plus de 20 000 fans. L’EHF va devoir mettre de l’ordre devant tant de frénésie ! Surtout dans un pays où à ce jour, 61% de la population a reçu ses deux doses vaccinales, 32% son rappel mais où les testés positifs sont depuis un mois en très nette diminution. 

INFOS PRATIQUES POUR LES REMBOURSEMENTS DE BILLETTERIE

-      Grand Public via le site billetterie de la FFHandball :
Pour les personnes ayant acheté leurs places via le site de la FFHandball, le remboursement des places sera effectué par un crédit automatique sur la carte bancaire utilisée lors de l’achat. Les acheteurs n’ont pas de démarche particulière à effectuer.
-      Grand Public via d’autres réseaux de distribution :
Les acheteurs doivent se tourner vers leur point de vente d’achat.
-      Clubs / Groupes via le service billetterie de la FFHandball :
Pour les achats groupés, la FFHandball reviendra directement vers les acheteurs pour leur indiquer la procédure à suivre pour le remboursement.
Pour plus d'informations, contacter dès le 3 janvier, le service billetterie : billetterie@ffhandball.net

L'Egypte comme seul adversaire à Créteil  

Euro

mercredi 29 décembre 2021 - © Yves Michel

 6 min 33 de lecture

On se doutait bien qu'après les dernières décisions gouvernementales d'imposer de nouvelles jauges dans les salles de spectacle et les enceintes sportives, le handball ne passerait pas entre les gouttes. La Fédération française a été contrainte de revoir sa copie, en annulant les deux matches à Chambéry et Paris-Bercy, "déplacés" à Créteil et en n'invitant qu'une seule équipe, l'Egypte pour les deux rendez-vous.

Le public de Chambéry, de la Savoie et de toute la région Auvergne-Rhône Alpes se délectait déjà d’accueillir l’équipe de France conduite par les frères Gille (Guillaume sur le banc et Bertrand comme chef de la délégation) qui ont marqué sur le parquet l’histoire du club local, mais également Erick Mathé, coach du CSMBHB qui connait désormais le Phare dans ses moindres recoins. Mais compte tenu des restrictions sanitaires mises en place par le gouvernement avec abaissement des jauges dans les enceintes couvertes, il était inconcevable de maintenir le match contre l’Egypte tel qu’il avait été prévu. « Nous avons beaucoup échangé avec nos amis Egyptiens dont la plasticité est bien connue et qui ont accepté de s’adapter à la situation actuelle, précise Philippe Bana, le président de la FFHB, nous avons également eu nos partenaires danois et norvégiens qui sont dans la même situation que nous avec beaucoup de restrictions. » Par conséquent, seule l’équipe égyptienne est attendue en France sur les deux dates initialement prévues le vendredi 7 janvier et le dimanche 9. Ni à Chambéry, ni à l’Arena de Paris-Bercy mais tout simplement avec une jauge limitée à 500 places, au Palais des Sports Robert Oubron, là où l’US Créteil a l'habitude d'évoluer. Lancée il y a quelques jours, la vente des billets au Phare et à Bercy était un réel succès, les fans voulant encourager les champions olympiques avant leur départ pour l’Euro. La frustration mais surtout le préjudice financier s’avèrent conséquents. « 14 000 billets avaient été vendus à Bercy et 4500 à Chambéry, ce qui représente un manque à gagner d’un demi-million d’euros plus tout ce qui relève des relations publiques, du sponsoring, des droits télé, au total, il faut compter un million d’euros. Donc on est dans un risque économique qui existe pour la FFHB. Le gouvernement n’a pas pour l’instant fabriqué de dispositifs. Après consultation du ministère des sports, ils seront étudiés au cas par cas et l’Etat s’engage à bien comprendre les conséquences de cette restriction de dernière minute puisque pour nous, ça arrive à peine 10 jours avant les compétitions. » Contrainte de revoir son organisation et sa capacité d’accueil à la baisse, la Fédération veut aussi préserver au maximum, l’intégrité physique des joueurs. Eviter les contacts et sur le sol national, circonscrire les déplacements dans un périmètre plus réduit, d’où le choix de Créteil. 



Contrairement à l’an passé où avant le Mondial égyptien, les joueurs étaient restés dans leur bulle sanitaire à la Maison du Handball pendant le réveillon du jour de l’An, le 1er module de stage se terminera comme prévu ce jeudi et tous ceux qui sont aptes se retrouveront au même endroit, dès le dimanche 2 janvier. « Il y a eu de nombreux échanges en interne avec le staff, les instances fédérales mais aussi avec les athlètes, confesse Guillaume Gille. Entre le bénéfice qu’on aurait eu à les conserver avec nous en sécurisant encore plus notre bulle sanitaire et les risques d’usure, physique depuis le démarrage de la saison et émotionnelle, il nous a semblé plus judicieux d’accorder un petit break. Et puis il faut reconnaître que quand on part pour un stage de cinq jours, qui potentiellement se transforme en stage de 37 jours, ce n’est pas la même chose au niveau des au revoir avec la famille. On est confiant dans le protocole mis en place et on a un contrat de confiance avec tous ces jeunes gens qui feront attention pour être tous négatifs, le 2 janvier. »  Quelle équipe s’envolera (certainement à bord d’un avion privé) pour la Hongrie ? Un état sanitaire devra être dressé au terme de la semaine prochaine. On sait que le staff des Bleus a aisément puisé dans la liste des 35 déposée à l’EHF et qu’entre les éléments initialement prévus parmi lesquels quelques-uns sont blessés ou atteints par le virus et ceux qui ont été appelés en renfort, 27 ont été concernés. 

Depuis l’apparition de la pandémie et des bouleversements qu’elle a pu engendrer, les règles concernant la gestion des effectifs ont été assouplies. A la veille du 1er match, une liste de 20 joueurs est enregistrée. Seize sont concernés à chaque match et le coach peut procéder à son gré à des changements. Le principe a très bien fonctionné pendant le dernier Mondial féminin. « Ça reste un enjeu particulier que d’accompagner 20 athlètes dans une compétition quand on sait que coacher à seize… ce n’est pas simple de donner à manger à tout le monde. On est quand même tous suspendus à la manière dont les prochains jours vont se dérouler. Si le résultat de cette 1ère bulle sanitaire se confirme et qu’on soit en mesure de compter sur toutes nos forces vives, il nous appartiendra de décider. Partir à 18 ? à 20 ? Franchement aujourd’hui, le sujet est loin d’être tranché. » Nikola Karabatic affecté à la veille de Noël est toujours à l’isolement. Il est en relation constante avec l’encadrement des Bleus. Yanis Lenne, Elohim Prandi, Hugo Descat, Aymeric Minne et Dylan Nahi n’ont eux aussi, pas réintégré le groupe. Ce coup d’arrêt ne risque-t-il pas d’être physiquement préjudiciable s’ils étaient aptes quelques jours avant une compétition aussi exigeante que l’Euro ? « Aucun de ceux qui ont été touchés, ne présente de forme grave du virus, mais on reste dans l’attente de leur sortie d’isolement avec tout le protocole qui existe pour vérifier que nous ne sommes pas passés à côté de quelque chose. Pendant le Covid, l'activité physique n'est pas proscrite à partir du moment où il n'y a pas de symptômes et l'état de l'athlète est bon. Il s'agit de joueurs qui ont été sur-sollicités ces dernières semaines, et quelques jours de repos, même s'il faut lutter contre le virus, ne sont pas de trop dans une saison qui s'est enchaînée aussitôt après les Jeux. » Avant même d’avoir participé sur le parquet aux 1ers affrontements contre la Croatie (le 13 janvier à 20h30), l’Ukraine (le 15 à 18h) et la Serbie (le 17 à 20h30), l’équipe de France et son coach doivent se battre contre des paramètres sanitaires qu’ils ne peuvent totalement maîtriser. D'ailleurs, l'Euro pourra-t-il se tenir dans des conditions optimales ? La question est légitime. Si en Slovaquie, des doutes ont été émis, la Hongrie espère recenser un maximum de spectateurs. Il y a quelques jours, elle a inauguré à Budapest une nouvelle arène pouvant accueillir plus de 20 000 fans. L’EHF va devoir mettre de l’ordre devant tant de frénésie ! Surtout dans un pays où à ce jour, 61% de la population a reçu ses deux doses vaccinales, 32% son rappel mais où les testés positifs sont depuis un mois en très nette diminution. 

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-      Grand Public via le site billetterie de la FFHandball :
Pour les personnes ayant acheté leurs places via le site de la FFHandball, le remboursement des places sera effectué par un crédit automatique sur la carte bancaire utilisée lors de l’achat. Les acheteurs n’ont pas de démarche particulière à effectuer.
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-      Clubs / Groupes via le service billetterie de la FFHandball :
Pour les achats groupés, la FFHandball reviendra directement vers les acheteurs pour leur indiquer la procédure à suivre pour le remboursement.
Pour plus d'informations, contacter dès le 3 janvier, le service billetterie : billetterie@ffhandball.net