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Reyhan Zuzo veut apprivoiser le plaisir de jouer

France

jeudi 4 novembre 2021 - © Yves Michel

 13 min 44 de lecture

Que ce soit pour les moins de 19 (comme cette semaine, de jeudi à samedi) ou les moins de 21 (en avril 2022), le Tiby est une compétition incontournable et de référence chez les jeunes handballeurs. Combien de jeunes talents, français ou européens ont pu s’y révéler ? Le Hall of Fame est impressionnant. C’est au tour des 2004-2005 d’y inscrire leur nom en lettres dorées. Dix-neuf joueurs ont été sélectionnés par Pascal Person, le tout nouveau responsable des U19. Parmi eux, Reyhan Zuzo qui perpétue la tradition familiale. L’histoire du jeune villeurbannais reste atypique, arrivé au hand quasiment par hasard et dont l’ascension ravit les siens mais également tous les techniciens qui ont la charge de l’encadrer.

A onze ans, amorti, revers, passing et lift n’avaient aucun secret pour le gamin. Raquette en main, la progression de Reyhan Zuzo du côté de Pacy-sur-Eure est fulgurante. Au point de figurer parmi les espoirs de la Ligue de Normandie. Et puis le coup d’arrêt. « Je me suis cassé le bras et pendant ma rééducation, j’ai perdu la motivation. Pourtant, j’avais un bon niveau et je pratiquais depuis plusieurs années. Je voulais continuer le sport mais en équipe. » Il s’essaye au rugby mais c’est tout naturellement vers le hand qu’il s’oriente. Dans la famille, le jeu à 7 est au centre de toutes les discussions. Semir, le père a déjà une belle carrière à son actif avec une cinquantaine de sélections en équipe de France, plusieurs titres nationaux, coupes comprises acquis à l’époque avec Montpellier, Sedin, l’oncle gardien de buts passé notamment par Villeurbanne et Djeylan, le frangin de deux ans son aîné qui lui évolue à Plaisir (Yvelines) n’ont pourtant rien fait pour l’influencer. « Avant tout, je voulais prendre du plaisir dans ce que j’allais faire. J’ai tourné la page tennis et j’ai suivi mon grand frère à l’entraînement. Le coach de l’équipe m’a proposé de faire un essai mais je ne voyais dans la pratique d’un sport rien d’autre qu’un loisir. L’ambiance m’a tout de suite plu et au fil des semaines j’ai vraiment accroché. J’ai pris une licence et dès la 1ère année, j’ai été surclassé en moins de 16,  au côté de Djeylan. » Comme au tennis, les débuts sont prometteurs. Semir qui a quitté Montpellier depuis déjà un moment et évolué entre autres clubs à Tremblay où il disputera une finale de Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe, met un terme à son aventure de joueur et passe de l’autre côté du banc comme entraîneur et manager général. A Villeurbanne, là où tout a commencé. « Et la famille a suivi, poursuit Reyhan. J’ai signé à l’Entente St Genis-Tassin. Je m’éclatais sur le terrain et je ne me préoccupais toujours pas de ce qui se passait autour. Un jour, l’entraîneur Kevin Nazaret m’a convaincu de regarder vers le pôle de Lyon. J’ai fait les tests et j’ai été retenu. » A 14 ans, il entre au lycée Jean Perrin. En même temps qu’un certain Guillaume Joli qui vient de succéder à Gilles Malfondet à la tête du pôle Espoirs masculin. « J’avais basculé dans un peu plus de rigueur et de sérieux. Même si les deux années ont été particulières avec le Covid. Il y a eu pas mal de cas contacts au sein du pôle, j’ai eu la chance de passer au travers mais c’est vrai que l’absence de compétition et de matches, cela a été très pénalisant. Comme je jouais à Villeurbanne, les rencontres en fin de semaine m’ont beaucoup manqué. » Qu’importe, le blondinet qui a pris une certaine aisance et une certaine assurance s’épanouit pleinement dans son nouvel environnement. De Guillaume Joli à Pascal Person qui au pôle et en U17 le suivent attentivement, l’appréciation est quasiment la même. « Il a une connaissance du jeu plus développée que la moyenne, le handball était dans ses gènes mais il ne le savait peut-être pas. C’est un gros travailleur en plein développement avec un gabarit intéressant. Il joue depuis peu de temps donc il a besoin de découvrir toutes les ficelles mais comme il est à l’écoute, il corrige vite ce qui ne va pas. » De son poste d’arrière gauche, il possède toutes les facultés pour s’exprimer avec un sens aigu pour l’anticipation. « Je m’intéresse à tout ce qui touche à la tactique. Trouver des solutions, varier le jeu pour désorienter l’adversaire. » Et atout majeur surtout à son âge, Reyhan Zuzo se plaît à évoluer en défense. « C’est parce qu’au début j’avais des difficultés en attaque (rires). J’ai donc tout misé sur la défense. Prendre le dessus sur celui qui vient te défier, j’aime vraiment ça. Mes entraîneurs me le disent constamment. Pour réussir au plus niveau, il n’y a pas que l’aspect offensif, il faut être polyvalent. Et au hand, tout part de la défense. » Dès ce jeudi sur les installations d’Eaubonne, l’arrière gauche participera à sa 1ère compétition chez les moins de 19 et pourra se mesurer à des nations qui ont connu elles aussi les contraintes de la pandémie et qui se déplacent dans le Val d’Oise sans certitudes mais avec beaucoup d’envie. « J’ai vraiment hâte d’y être. Avec les copains, on a besoin de montrer ce qu’on vaut au niveau international. C’est une bonne entrée en matière. A titre perso, c’est une grande fierté de revêtir le maillot tricolore, de chanter l’hymne national, de jouer pour mon pays, comme l’a fait mon père il y a quelques années. C’est un honneur de faire partie de cette équipe, être au Tiby, c’est une vraie récompense. Je sais que le chemin est encore long si je veux atteindre mes objectifs. » Et sans se cacher derrière son petit doigt, Reyhan affirme ses ambitions. « Mon rêve ? Faire partie d’un grand club et surtout être appelé un jour en France A. Mais je ne m’emballe pas, je sais que je suis sur la bonne trajectoire mais à moi de montrer que les coaches ont raison de me faire confiance. » Depuis septembre, en compagnie de son pote du Villeurbanne Handball Ethan Bandaranayake (demi-centre de la N3 et des moins de 18 nationaux), il a quitté le cocon lyonnais pour rejoindre le Pôle Excellence de Chambéry où il a aussi retrouvé le Grenoblois Sacha Frattaruolo et le Chambérien Stanis Soullier, membres eux-aussi des U19 sélectionnés au Tiby. « S’entraîner avec les gars du centre de formation de Chambé’, ça nous aide beaucoup dans notre progression et c’est un accélérateur au niveau de l’expérience. »  Dans  le monde du handball, la lignée des Zuzo n’est pas prête à s’éteindre.  


 

Le Tiby est bien plus qu'un laboratoire évaluatif 

Le Tiby arrive au bon moment pour relancer la machine. D'abord parce que ce sera la 1ère compétition officielle pour la génération 2004-2005 chez les U19 mais également pour Pascal Person qui a repris la suite d'Eric Quintin parti vers le beach et qui a laissé les U17 à Guillaume Joli. Le technicien francilien connait donc très bien tous les joueurs qu'il a retenus et qui pour la plupart figure sur les tablettes des plus grands clubs français. L'objectif est d'amener ce groupe et ceux qui durant les mois à venir s'y grefferont (car la sélection n'est pas fermée) au Monténégro en août 2022 afin d'y disputer le championnat d'Europe U18. Avant cette échéance, plusieurs rassemblements sont programmés dont le tournoi d'Eaubonne qui validera cette année, sa 19 ème édition. Les adversaires sont costauds. La Hongrie en 1er lieu qui fait partie des nations majeures de cette génération, la Croatie et l'Islande. D'autres comme l'Allemagne ou le Danemark auraient bien voulu y participer mais à cause du Covid ou parce que les clubs n'ont pas voulu libérer leurs joueurs, elles ont du renoncer. 

 Les 19 sélectionnés pour le Tiby U19 - 2021

 Nom 

 Prénom

 Club 

 Poste

 Année

 BANDARANAYAKE

 Ethan

 Villeurbanne HB Asso

 DC

 2005

 BERRIAU

 Jules

 HBC Nantes 

 ARD

 2005

 BOURILLON

 Edgar

 US Créteil HB

 PVT

 2004

 FAVRIL

 Pierre-Alexis

 Mainvilliers Chartres HB

 ALG

 2004

 FOSSOU NANA'S

 Nziki

 PSG HB 

 ARG

 2005

 FRATTARUOLO

 Sacha

 Grenoble SMH M Isère

 PVT

 2005

 KIRTZ

 Henri

 Dunkerque HBGL

 ARD

 2004

 LE JOSSEC

 Thomas 

 Cercle Paul Bert Rennes HB

 ARG

 2004

 LOBGEOIS

 Mathys

 Compiègne HB 

 PVT

 2005

 PICHON

 Yann

 Cesson Rennes MHB

 GRD

 2005

 PIERSON-LAUNAY

 Enzo

 HBC Nantes 

 ALG

 2004

 QUERE

 Graciel-Yanis

 Tremblay en France HB

 GRD

 2004

 RAVAISSE

 Lukas

 Ent. Strasbourg Schiltigheim

 ALD

 2004

 SARRE

 Sabi

 US Créteil HB

 ALD

 2004

 SIMONNET

 Alban 

 HBC Nantes 

 DC

 2004

 SOULLIER

 Stanis

 Chambéry Savoie MBHB

 GRD

 2004 

 TAHIMILI

 Tristan

 Grand Nancy MHB

 ARD

 2004

 TRAORE

 Keyliane

 US Créteil HB 

 ARG

 2004

 ZUZO

 Reyhan 

 Villeurbanne HB Asso

 ARG

 2005

 
LE PROGRAMME DU TIBY U19 - 2021 
 

 Jeudi 4/11

 

 18h00

 HONGRIE - CROATIE

 20h15

 FRANCE - ISLANDE

 Vendredi 5/11

 

 18h00

 CROATIE - ISLANDE

 20h15

 FRANCE - HONGRIE

 Samedi 6/11

 

 18h00

 HONGRIE - ISLANDE

 20h15

 FRANCE - CROATIE 

Reyhan Zuzo veut apprivoiser le plaisir de jouer 

France

jeudi 4 novembre 2021 - © Yves Michel

 13 min 44 de lecture

Que ce soit pour les moins de 19 (comme cette semaine, de jeudi à samedi) ou les moins de 21 (en avril 2022), le Tiby est une compétition incontournable et de référence chez les jeunes handballeurs. Combien de jeunes talents, français ou européens ont pu s’y révéler ? Le Hall of Fame est impressionnant. C’est au tour des 2004-2005 d’y inscrire leur nom en lettres dorées. Dix-neuf joueurs ont été sélectionnés par Pascal Person, le tout nouveau responsable des U19. Parmi eux, Reyhan Zuzo qui perpétue la tradition familiale. L’histoire du jeune villeurbannais reste atypique, arrivé au hand quasiment par hasard et dont l’ascension ravit les siens mais également tous les techniciens qui ont la charge de l’encadrer.

A onze ans, amorti, revers, passing et lift n’avaient aucun secret pour le gamin. Raquette en main, la progression de Reyhan Zuzo du côté de Pacy-sur-Eure est fulgurante. Au point de figurer parmi les espoirs de la Ligue de Normandie. Et puis le coup d’arrêt. « Je me suis cassé le bras et pendant ma rééducation, j’ai perdu la motivation. Pourtant, j’avais un bon niveau et je pratiquais depuis plusieurs années. Je voulais continuer le sport mais en équipe. » Il s’essaye au rugby mais c’est tout naturellement vers le hand qu’il s’oriente. Dans la famille, le jeu à 7 est au centre de toutes les discussions. Semir, le père a déjà une belle carrière à son actif avec une cinquantaine de sélections en équipe de France, plusieurs titres nationaux, coupes comprises acquis à l’époque avec Montpellier, Sedin, l’oncle gardien de buts passé notamment par Villeurbanne et Djeylan, le frangin de deux ans son aîné qui lui évolue à Plaisir (Yvelines) n’ont pourtant rien fait pour l’influencer. « Avant tout, je voulais prendre du plaisir dans ce que j’allais faire. J’ai tourné la page tennis et j’ai suivi mon grand frère à l’entraînement. Le coach de l’équipe m’a proposé de faire un essai mais je ne voyais dans la pratique d’un sport rien d’autre qu’un loisir. L’ambiance m’a tout de suite plu et au fil des semaines j’ai vraiment accroché. J’ai pris une licence et dès la 1ère année, j’ai été surclassé en moins de 16,  au côté de Djeylan. » Comme au tennis, les débuts sont prometteurs. Semir qui a quitté Montpellier depuis déjà un moment et évolué entre autres clubs à Tremblay où il disputera une finale de Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe, met un terme à son aventure de joueur et passe de l’autre côté du banc comme entraîneur et manager général. A Villeurbanne, là où tout a commencé. « Et la famille a suivi, poursuit Reyhan. J’ai signé à l’Entente St Genis-Tassin. Je m’éclatais sur le terrain et je ne me préoccupais toujours pas de ce qui se passait autour. Un jour, l’entraîneur Kevin Nazaret m’a convaincu de regarder vers le pôle de Lyon. J’ai fait les tests et j’ai été retenu. » A 14 ans, il entre au lycée Jean Perrin. En même temps qu’un certain Guillaume Joli qui vient de succéder à Gilles Malfondet à la tête du pôle Espoirs masculin. « J’avais basculé dans un peu plus de rigueur et de sérieux. Même si les deux années ont été particulières avec le Covid. Il y a eu pas mal de cas contacts au sein du pôle, j’ai eu la chance de passer au travers mais c’est vrai que l’absence de compétition et de matches, cela a été très pénalisant. Comme je jouais à Villeurbanne, les rencontres en fin de semaine m’ont beaucoup manqué. » Qu’importe, le blondinet qui a pris une certaine aisance et une certaine assurance s’épanouit pleinement dans son nouvel environnement. De Guillaume Joli à Pascal Person qui au pôle et en U17 le suivent attentivement, l’appréciation est quasiment la même. « Il a une connaissance du jeu plus développée que la moyenne, le handball était dans ses gènes mais il ne le savait peut-être pas. C’est un gros travailleur en plein développement avec un gabarit intéressant. Il joue depuis peu de temps donc il a besoin de découvrir toutes les ficelles mais comme il est à l’écoute, il corrige vite ce qui ne va pas. » De son poste d’arrière gauche, il possède toutes les facultés pour s’exprimer avec un sens aigu pour l’anticipation. « Je m’intéresse à tout ce qui touche à la tactique. Trouver des solutions, varier le jeu pour désorienter l’adversaire. » Et atout majeur surtout à son âge, Reyhan Zuzo se plaît à évoluer en défense. « C’est parce qu’au début j’avais des difficultés en attaque (rires). J’ai donc tout misé sur la défense. Prendre le dessus sur celui qui vient te défier, j’aime vraiment ça. Mes entraîneurs me le disent constamment. Pour réussir au plus niveau, il n’y a pas que l’aspect offensif, il faut être polyvalent. Et au hand, tout part de la défense. » Dès ce jeudi sur les installations d’Eaubonne, l’arrière gauche participera à sa 1ère compétition chez les moins de 19 et pourra se mesurer à des nations qui ont connu elles aussi les contraintes de la pandémie et qui se déplacent dans le Val d’Oise sans certitudes mais avec beaucoup d’envie. « J’ai vraiment hâte d’y être. Avec les copains, on a besoin de montrer ce qu’on vaut au niveau international. C’est une bonne entrée en matière. A titre perso, c’est une grande fierté de revêtir le maillot tricolore, de chanter l’hymne national, de jouer pour mon pays, comme l’a fait mon père il y a quelques années. C’est un honneur de faire partie de cette équipe, être au Tiby, c’est une vraie récompense. Je sais que le chemin est encore long si je veux atteindre mes objectifs. » Et sans se cacher derrière son petit doigt, Reyhan affirme ses ambitions. « Mon rêve ? Faire partie d’un grand club et surtout être appelé un jour en France A. Mais je ne m’emballe pas, je sais que je suis sur la bonne trajectoire mais à moi de montrer que les coaches ont raison de me faire confiance. » Depuis septembre, en compagnie de son pote du Villeurbanne Handball Ethan Bandaranayake (demi-centre de la N3 et des moins de 18 nationaux), il a quitté le cocon lyonnais pour rejoindre le Pôle Excellence de Chambéry où il a aussi retrouvé le Grenoblois Sacha Frattaruolo et le Chambérien Stanis Soullier, membres eux-aussi des U19 sélectionnés au Tiby. « S’entraîner avec les gars du centre de formation de Chambé’, ça nous aide beaucoup dans notre progression et c’est un accélérateur au niveau de l’expérience. »  Dans  le monde du handball, la lignée des Zuzo n’est pas prête à s’éteindre.  


 

Le Tiby est bien plus qu'un laboratoire évaluatif 

Le Tiby arrive au bon moment pour relancer la machine. D'abord parce que ce sera la 1ère compétition officielle pour la génération 2004-2005 chez les U19 mais également pour Pascal Person qui a repris la suite d'Eric Quintin parti vers le beach et qui a laissé les U17 à Guillaume Joli. Le technicien francilien connait donc très bien tous les joueurs qu'il a retenus et qui pour la plupart figure sur les tablettes des plus grands clubs français. L'objectif est d'amener ce groupe et ceux qui durant les mois à venir s'y grefferont (car la sélection n'est pas fermée) au Monténégro en août 2022 afin d'y disputer le championnat d'Europe U18. Avant cette échéance, plusieurs rassemblements sont programmés dont le tournoi d'Eaubonne qui validera cette année, sa 19 ème édition. Les adversaires sont costauds. La Hongrie en 1er lieu qui fait partie des nations majeures de cette génération, la Croatie et l'Islande. D'autres comme l'Allemagne ou le Danemark auraient bien voulu y participer mais à cause du Covid ou parce que les clubs n'ont pas voulu libérer leurs joueurs, elles ont du renoncer. 

 Les 19 sélectionnés pour le Tiby U19 - 2021

 Nom 

 Prénom

 Club 

 Poste

 Année

 BANDARANAYAKE

 Ethan

 Villeurbanne HB Asso

 DC

 2005

 BERRIAU

 Jules

 HBC Nantes 

 ARD

 2005

 BOURILLON

 Edgar

 US Créteil HB

 PVT

 2004

 FAVRIL

 Pierre-Alexis

 Mainvilliers Chartres HB

 ALG

 2004

 FOSSOU NANA'S

 Nziki

 PSG HB 

 ARG

 2005

 FRATTARUOLO

 Sacha

 Grenoble SMH M Isère

 PVT

 2005

 KIRTZ

 Henri

 Dunkerque HBGL

 ARD

 2004

 LE JOSSEC

 Thomas 

 Cercle Paul Bert Rennes HB

 ARG

 2004

 LOBGEOIS

 Mathys

 Compiègne HB 

 PVT

 2005

 PICHON

 Yann

 Cesson Rennes MHB

 GRD

 2005

 PIERSON-LAUNAY

 Enzo

 HBC Nantes 

 ALG

 2004

 QUERE

 Graciel-Yanis

 Tremblay en France HB

 GRD

 2004

 RAVAISSE

 Lukas

 Ent. Strasbourg Schiltigheim

 ALD

 2004

 SARRE

 Sabi

 US Créteil HB

 ALD

 2004

 SIMONNET

 Alban 

 HBC Nantes 

 DC

 2004

 SOULLIER

 Stanis

 Chambéry Savoie MBHB

 GRD

 2004 

 TAHIMILI

 Tristan

 Grand Nancy MHB

 ARD

 2004

 TRAORE

 Keyliane

 US Créteil HB 

 ARG

 2004

 ZUZO

 Reyhan 

 Villeurbanne HB Asso

 ARG

 2005

 
LE PROGRAMME DU TIBY U19 - 2021 
 

 Jeudi 4/11

 

 18h00

 HONGRIE - CROATIE

 20h15

 FRANCE - ISLANDE

 Vendredi 5/11

 

 18h00

 CROATIE - ISLANDE

 20h15

 FRANCE - HONGRIE

 Samedi 6/11

 

 18h00

 HONGRIE - ISLANDE

 20h15

 FRANCE - CROATIE