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Interligues F / Irrésistible Nouvelle Aquitaine !

France

jeudi 14 octobre 2021 - © Yves Michel

 4 min 51 de lecture

La régularité et le sérieux ont été récompensés. Ce mercredi devant une belle assistance, la Nouvelle Aquitaine a remporté aux dépens de son homologue du Grand Est (21-14), l'édition 2021-2022 des Interligues féminines. La Bretagne a terminé 3ème.

Les voir brandir le trophée récompensant un succès en finale des Interligues féminines version 2021-2022 n’a étonné personne. Avant même que tout commence, les filles de la Nouvelle-Aquitaine apparaissaient comme les grandes favorites de la compétition. En matchs de poule, elles avaient avalé chacun de leurs adversaires. Personne n’était sorti indemne du parquet et surtout avec moins de six buts d’écart dans la musette. En demi-finale, les Hauts de France avaient explosé en vol, limitant la casse dans le 1er acte, perdant totalement pied après la pause pour terminer avec un déficit de dix longueurs (26-16). 

En finale, comme pour ménager le suspense, donnant certainement de faux espoirs à une sélection du Grand Est pourtant bien armée, les Aquitaines ont réalisé une entame catastrophique. Profusion de tirs précipités, manque de justesse dans les intentions, finition galvaudée, arrêts de la gardienne d'en-face Lisa-Marie Lentz, rien ne leur a été épargné, pas même un passif inhabituel au tableau d’affichage (1-5 après 9’). Les filles du Sud-Ouest ne pouvaient pas plus mal jouer. Mais sans s’affoler, le collectif va refaire son retard, en mettant un peu plus d’agressivité et de volonté en défense, un peu plus d’intensité dans son jeu offensif et en poussant son vis-à-vis à la faute. Et à 7 mètres, une certaine Lylou Borg sous les yeux de sa maman Myriam (Korfanty à ses débuts, championne du monde 2003 !) va montrer l’étendue de son talent (6 réalisations à son actif dont 3 pénaltys). 8 buts de chaque côté à la pause (aux Interligues, les matchs sont disputés en 2x20’), le sort de la rencontre restait indécis mais la Nouvelle Aquitaine avait mieux terminé que son adversaire. Impression confirmée à la reprise avec une base arrière intenable avec les impacts de la capitaine Elsa Colinot, les changements de rythme de Mélissa Chantelly et la puissance d’une autre Borg, Enola, sœur jumelle de Lylou. La Nouvelle Aquitaine était dès lors sur une rampe de lancement qui ne pouvait la détourner d’un succès quasi programmé. Et le final sera à la hauteur avec dans ses œuvres, l’excellente prestation de la gardienne de La Rochelle, Estelle Forjonel. Le doute n'était plus permis quant à l'issue du scénario (21-14). « Les joueuses ont avancé en tenant compte de ce qu’on s’était dit à chaque moment de la compétition et elles sont là où elles voulaient être, précise non sans une pointe de satisfaction le coach Lucile Bruxelles. Cette finale n’a pas été le plus beau match du tournoi mais je suis vraiment satisfaite et fière de ce qu’elles ont fait. » La Nouvelle Aquitaine a aligné ses plus beaux fleurons issus des pôles de Bordeaux et d’Angoulême et chaque rotation s’est avérée très efficace. « Quelles que soient les joueuses que j’ai fait entrer, il y a toujours eu un plus. Pour apporter ce qu’il manquait lorsqu’on était en difficulté ou remettre de l’accélération lorsque cela s’imposait. C’est beaucoup de travail au quotidien et une belle récompense surtout après les mois qu’elles viennent de passer. » Sevrées pour la plupart de matches officiels à cause de la pandémie à un moment de leur vie où l’avenir se dessine. La présence depuis lundi d’Eric Baradat, rejoint par Sébastien Gardillou relevait l’importance de ces Interligues organisées à Tournefeuille dans la banlieue toulousaine. Dans un même lieu, les cadres techniques ont passé en revue ce qui se fait de mieux de la génération 2005-2006. Certaines sélections ont même aligné des 2007 et… des 2008 ! La crème alimentera les différentes équipes de France jeunes et qui sait, un jour, en France A ! « En retrouver quelques-unes au plus haut niveau est un des 1ers objectifs, valide Lucile Bruxelles, nous on les entraîne au quotidien, non pas pour créer une équipe mais pour qu’elles soient capables de jouer avec les autres mais surtout se développer individuellement. » Quoi qu’il en soit, la Nouvelle Aquitaine est définitivement un des laboratoires émérites du handball féminin ! 

La finale de ces Interligues a été très attentivement suivie par six des championnes du Monde 2003. Myriam Borg venue apprécier la prestation de son fief, l'Aquitaine et plus précisément ses deux progénitures, a tiré par la manche, ses copines de l’exploit en Croatie, Nodjalem Myaro, Véronique Pecqueux-Rolland, Leila Lejeune, Stéphanie Ludwig et Myriam Saïd Mohamed. Ravies de s’être retrouvées et d’avoir constaté que la relève était bien présente. 



Infranchissable Mur de Bretagne ! 
La Bretagne s’est classée 3ème de l’épreuve après avoir dominé les Hauts de France (14-17). Dans le sillage de leur capitaine Ana Scolari, les Bretonnes ont du se montrer vigilantes jusqu’au bout pour préserver un matelas substantiel (+3) et empêcher le retour des Nordistes.

Dans l'ensemble, ces Interligues d'après-pandémie parfaitement organisées par le club de Tournefeuille Handball et la Ligue d'Occitanie, ont tenu leurs promesses quant à la qualité du handball pratiqué. Dans la perspective des prochains rassemblements et championnats internationaux, de nouvelles joueuses vont très certainement venir grossir les rangs des sélections nationales. 

Le classement des INTERLIGUES FEMININES 

 LIGUE

 1

 NOUVELLE AQUITAINE

 2

 GRAND EST

 3

 BRETAGNE

 4

 HAUTS DE FRANCE

 5

 AUVERGNE RHÔNE ALPES

 6

 PROVENCE ALPES CÔTE D'AZUR

 7

 BOURGOGNE FRANCHE COMTE

 8

 ILE DE FRANCE

 9

 NORMANDIE

10 

 CENTRE VAL DE LOIRE

11 

 PAYS DE LA LOIRE

 12

 ANTILLES GUYANE

 13

 OCCITANIE

 14

 REUNION

 15

 NOUVELLE CALEDONIE


Le diaporama de la Finale des Interligues F par Yves Michel

Interligues F / Irrésistible Nouvelle Aquitaine !  

France

jeudi 14 octobre 2021 - © Yves Michel

 4 min 51 de lecture

La régularité et le sérieux ont été récompensés. Ce mercredi devant une belle assistance, la Nouvelle Aquitaine a remporté aux dépens de son homologue du Grand Est (21-14), l'édition 2021-2022 des Interligues féminines. La Bretagne a terminé 3ème.

Les voir brandir le trophée récompensant un succès en finale des Interligues féminines version 2021-2022 n’a étonné personne. Avant même que tout commence, les filles de la Nouvelle-Aquitaine apparaissaient comme les grandes favorites de la compétition. En matchs de poule, elles avaient avalé chacun de leurs adversaires. Personne n’était sorti indemne du parquet et surtout avec moins de six buts d’écart dans la musette. En demi-finale, les Hauts de France avaient explosé en vol, limitant la casse dans le 1er acte, perdant totalement pied après la pause pour terminer avec un déficit de dix longueurs (26-16). 

En finale, comme pour ménager le suspense, donnant certainement de faux espoirs à une sélection du Grand Est pourtant bien armée, les Aquitaines ont réalisé une entame catastrophique. Profusion de tirs précipités, manque de justesse dans les intentions, finition galvaudée, arrêts de la gardienne d'en-face Lisa-Marie Lentz, rien ne leur a été épargné, pas même un passif inhabituel au tableau d’affichage (1-5 après 9’). Les filles du Sud-Ouest ne pouvaient pas plus mal jouer. Mais sans s’affoler, le collectif va refaire son retard, en mettant un peu plus d’agressivité et de volonté en défense, un peu plus d’intensité dans son jeu offensif et en poussant son vis-à-vis à la faute. Et à 7 mètres, une certaine Lylou Borg sous les yeux de sa maman Myriam (Korfanty à ses débuts, championne du monde 2003 !) va montrer l’étendue de son talent (6 réalisations à son actif dont 3 pénaltys). 8 buts de chaque côté à la pause (aux Interligues, les matchs sont disputés en 2x20’), le sort de la rencontre restait indécis mais la Nouvelle Aquitaine avait mieux terminé que son adversaire. Impression confirmée à la reprise avec une base arrière intenable avec les impacts de la capitaine Elsa Colinot, les changements de rythme de Mélissa Chantelly et la puissance d’une autre Borg, Enola, sœur jumelle de Lylou. La Nouvelle Aquitaine était dès lors sur une rampe de lancement qui ne pouvait la détourner d’un succès quasi programmé. Et le final sera à la hauteur avec dans ses œuvres, l’excellente prestation de la gardienne de La Rochelle, Estelle Forjonel. Le doute n'était plus permis quant à l'issue du scénario (21-14). « Les joueuses ont avancé en tenant compte de ce qu’on s’était dit à chaque moment de la compétition et elles sont là où elles voulaient être, précise non sans une pointe de satisfaction le coach Lucile Bruxelles. Cette finale n’a pas été le plus beau match du tournoi mais je suis vraiment satisfaite et fière de ce qu’elles ont fait. » La Nouvelle Aquitaine a aligné ses plus beaux fleurons issus des pôles de Bordeaux et d’Angoulême et chaque rotation s’est avérée très efficace. « Quelles que soient les joueuses que j’ai fait entrer, il y a toujours eu un plus. Pour apporter ce qu’il manquait lorsqu’on était en difficulté ou remettre de l’accélération lorsque cela s’imposait. C’est beaucoup de travail au quotidien et une belle récompense surtout après les mois qu’elles viennent de passer. » Sevrées pour la plupart de matches officiels à cause de la pandémie à un moment de leur vie où l’avenir se dessine. La présence depuis lundi d’Eric Baradat, rejoint par Sébastien Gardillou relevait l’importance de ces Interligues organisées à Tournefeuille dans la banlieue toulousaine. Dans un même lieu, les cadres techniques ont passé en revue ce qui se fait de mieux de la génération 2005-2006. Certaines sélections ont même aligné des 2007 et… des 2008 ! La crème alimentera les différentes équipes de France jeunes et qui sait, un jour, en France A ! « En retrouver quelques-unes au plus haut niveau est un des 1ers objectifs, valide Lucile Bruxelles, nous on les entraîne au quotidien, non pas pour créer une équipe mais pour qu’elles soient capables de jouer avec les autres mais surtout se développer individuellement. » Quoi qu’il en soit, la Nouvelle Aquitaine est définitivement un des laboratoires émérites du handball féminin ! 

La finale de ces Interligues a été très attentivement suivie par six des championnes du Monde 2003. Myriam Borg venue apprécier la prestation de son fief, l'Aquitaine et plus précisément ses deux progénitures, a tiré par la manche, ses copines de l’exploit en Croatie, Nodjalem Myaro, Véronique Pecqueux-Rolland, Leila Lejeune, Stéphanie Ludwig et Myriam Saïd Mohamed. Ravies de s’être retrouvées et d’avoir constaté que la relève était bien présente. 



Infranchissable Mur de Bretagne ! 
La Bretagne s’est classée 3ème de l’épreuve après avoir dominé les Hauts de France (14-17). Dans le sillage de leur capitaine Ana Scolari, les Bretonnes ont du se montrer vigilantes jusqu’au bout pour préserver un matelas substantiel (+3) et empêcher le retour des Nordistes.

Dans l'ensemble, ces Interligues d'après-pandémie parfaitement organisées par le club de Tournefeuille Handball et la Ligue d'Occitanie, ont tenu leurs promesses quant à la qualité du handball pratiqué. Dans la perspective des prochains rassemblements et championnats internationaux, de nouvelles joueuses vont très certainement venir grossir les rangs des sélections nationales. 

Le classement des INTERLIGUES FEMININES 

 LIGUE

 1

 NOUVELLE AQUITAINE

 2

 GRAND EST

 3

 BRETAGNE

 4

 HAUTS DE FRANCE

 5

 AUVERGNE RHÔNE ALPES

 6

 PROVENCE ALPES CÔTE D'AZUR

 7

 BOURGOGNE FRANCHE COMTE

 8

 ILE DE FRANCE

 9

 NORMANDIE

10 

 CENTRE VAL DE LOIRE

11 

 PAYS DE LA LOIRE

 12

 ANTILLES GUYANE

 13

 OCCITANIE

 14

 REUNION

 15

 NOUVELLE CALEDONIE


Le diaporama de la Finale des Interligues F par Yves Michel

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