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Interligues F / Eric Baradat:

France

mardi 12 octobre 2021 - © Yves Michel

 9 min 14 de lecture

240 jeunes filles issues de la génération 2005-2006 sont réunies depuis hier à Tournefeuille dans la banlieue de Toulouse à l’occasion des Interligues. Une bouffée d’air pur et un moment de détection qu’Eric Baradat, le responsable du Parcours Performance Fédérale suit avec attention. Avec constamment le renouvellement de l'élite.

Mercredi, au terme des trois jours de compétition, Eric Baradat aura accompli un mini-marathon. Le patron de la filière féminine à la FFHB ne compte pas ses pas afin d’assister à toutes les rencontres proposées au cours des Interligues qui se déroulent depuis ce lundi dans la banlieue de Toulouse. Plus précisément à Tournefeuille, une localité qui avec l’aide très précieuse de la région Occitanie n’a pas hésité en juillet 2016 à démarrer la construction d’un ensemble de plus de 4000 m² inauguré deux ans plus tard. C’est dans ce cadre très fonctionnel et sur deux terrains largement aux normes et dotés de gradins, que se tient la compétition qui peut enfin être organisée, les deux dernières saisons ayant été perturbées par la pandémie. 

 
Pour la seule journée de lundi, quatorze matches ont été proposés et le technicien fédéral a fait le va-et-vient afin de ne rien rater. 
 
 
Quelle est l’importance de ces Interligues ? 

L’intérêt est majeur. Celui de pouvoir faire une détection nationale prioritairement de la génération 2005-2006 qui de par la pandémie, a été privée d’Interligues pendant deux ans et d’Interpôles pendant un an. Mais même si on a continué à travailler, à tourner dans les pôles, on n’a pas eu l’évaluation comparative de tout le monde au même endroit comme ici, avec tous les ultramarins et les structures métropolitaines. C’est un point central de notre dispositif de détection qui va aller progressivement vers les stages nationaux et la sélection nationale. 

 
Ces deux ans de pandémie ont été, je présume, difficiles à traverser ? 

C’est le moins qu’on puisse dire. A notre niveau, il y a eu un Mondial annulé le 1er été de la pandémie mais on a continué à travailler avec les sélections nationales. Là où cela a été beaucoup plus problématique, c’est dans la détection. A la fois la détection initiale en amont de nos pôles car quand il se passe plus rien, pour les alimenter, c’est compliqué, et en amont des stages nationaux quand on regroupe une quarantaine de joueuses pour réaliser le fléchage vers la sélection nationale. C’est là qu’on a été le plus en souffrance mais je dois reconnaître que le système a été plutôt résilient par rapport à cela. 

 
Vous avez du vous réinventer ? 

C’est un peu ça, en lien avec les collègues, on a travaillé pas mal, il y a eu beaucoup d’images d’entraînement mais c’est un fait, cela ne remplace pas ce qui peut se passer au cours d’une évaluation comme les Interligues. On a tout fait pour essayer d’entretenir la dynamique mais c’est vrai, c’est pénalisant. 

 
Est-ce que ces Interligues vont déboucher comme chez les garçons sur un gros rassemblement ? 

Cette épreuve est à cheval sur deux générations. Les 2005 qui sont en 1ère sont sélectionnables cette année, en U18 dans la génération 2004-2005 alors que les 2006-2007 vont alimenter les U16. Donc, les 2005, nous risquons d’en revoir aux Interpôles en janvier et les meilleurs 2006, on va continuer à les suivre et cela débouchera sur un rassemblement qui aura lieu au mois de mai. On a cette photo ici, au mois d’octobre mais on suit les filles qui nous intéressent toutes les semaines sur une plateforme où en images, nous pouvons voir ce qu’elles font dans les clubs. 

 

Concernant le renouvellement, doit-on être confiant pour les générations qui arrivent ? 

C’est le souci majeur d’un responsable de filière. C’est d’alimenter, de faire en sorte que lorsque France A a besoin de sang neuf, on trouve les réponses adéquates. Tout le cursus est au service de France A. Certainement qu’aujourd’hui, on est un peu mieux équipé qu’on ne l’a été à d’autres époques parce que le travail qui est mené est plus volontariste et peut-être plus efficace. Mais attention, dans ce milieu-là, quand tu dors, tu es mort ! La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain si on fait de l’autosatisfaction. Il faut qu’on fasse toujours mieux pour être en capacité d’alimenter le plus haut niveau. 

 
Le réservoir est-il bien rempli ? 

C’est du circonstanciel. Par moments, on va trouver plusieurs filles sur un poste et on va être un peu plus en difficulté sur un autre. 

 
Ce(s) poste(s) en souffrance est/sont-il(s) identifié(s) ? 

J’avais des inquiétudes pour le renouvellement sur le poste d’ailière droite dans l’aspect quantitatif et non qualitatif. On l’a vu avec l’arrivée de filles comme Alicia Toublanc qui pour moi était clairement identifiée ou Lucie Granier qui arrivent sur France A (elles viennent d’être sollicitées sur les deux matches qualificatifs à l’Euro 2022) mais on n’a pas pléthore d’éléments sur le poste. Il ne faudrait pas qu’on ait une hécatombe. 

 
Pour le reste, il n’y a pas de problème ? 

Il faut qu’on ait un flot continu de joueuses parce que ça créé une nécessaire émulation. Par expérience, je sais que si on n’est pas vigilant et qu’on verse dans la moindre autosatisfaction, à tous les niveaux, structure pôle, fédé, etc… tu « prends vite la porte dans la gueule » parce qu’en face, il y a une équipe de Hongroises, de Russes ou de Danoises qui va te donner une bonne leçon et cela va te ramener à la réalité. Il faut donc bosser en prenant en compte la spécificité du hand féminin qui nécessite certainement un peu plus d’accompagnement global que chez les garçons qui très vite, forment des projets. 

 
Comment ça ? 

Chez les filles, multiplier les compétitions, participer aux Interligues, c’est leur faire vivre une expérience qui relève du haut niveau et qui leur donne de l’ambition. Il faut créer du désir. Quand tu n’as pas ces compét’, tu t’entraînes toute la semaine dans un pôle, en fin de semaine tu rentres chez toi dans ton club mais tu n’as pas assez d’images pour te comparer et quelque part, c’est pénalisant. 

 
L’exposition avec l’or aux Jeux a-t-elle eu un effet locomotive ? 

Euhhh… Ce que je sens c’est une certaine fierté de ces jeunes filles de faire du hand féminin et d’appartenir à un sport qui est champion olympique et qui a donné une belle image avec aussi une grande performance du côté des masculins. Le fait que le hand féminin ait un résultat similaire à celui des garçons, cela contribue à susciter de l’engouement et de l’ambition chez ces jeunes filles. 

 
 

Ces interligues féminines organisées dans la banlieue toulousaine, c’est aussi un laboratoire pour l’arbitrage. Six jeunes binômes à peine plus âgés que les joueuses qui courent sur le parquet, se relaient au sifflet. Ils sont supervisés puis débriefés par Jérome Briois, conseiller technique sportif mais surtout responsable du PPF Arbitrage. Le dialogue est permanent avec les coaches (comme sur notre photo avec le coach de la sélection de Normandie) mais également les joueuses qui n’hésitent pas à demander des explications sur la pertinence de certaines décisions. Si certaines rencontres ont été plus disputées que d’autres, si les sanctions (exclusion temporaire) sont plus tombées d’un côté que d’un autre, tout est fait dans le respect de soi. Certains présidents de club par exemple devraient venir faire des stages de savoir-vivre et de savoir se comporter dans de telles épreuves. 

 
 

Les résultats de la 1ère Journée n’ont en fait pas réservé de grandes surprises au niveau de la hiérarchie. Une sélection, celle de Nouvelle-Aquitaine dans le sillage de sa demi-centre Louane Texier (notre photo), meilleure buteuse de la poule B, a fait forte impression en prenant l’ascendant sur la Ligue AURA et celle de Normandie. Les filles coachées par Lucille Bruxelles et Béatrice Blondy à qui il ne reste qu’une seule confrontation face à la sélection des Antilles devraient terminer invaincues et grandes favorites pour le titre. Dans la poule D, la seule à 3 équipes, Le Grand-Est n’a pas de rival et a infligé à ses deux adversaires (Ile de France et Nouvelle-Calédonie) de véritables corrections. Rien n’est fait en poule A entre PACA et Bretagne qui se rencontrent ce mardi à 11h30. En poule C, les Hauts de France qui ont remporté leurs deux oppositions (contre la Réunion et de justesse face à Bourgogne Franche Comté), sont en ballotage favorable pour terminer invaincus sauf si Pays de Loire vient semer le trouble. 

Poule A

 

 Bretagne - Occitanie

 19-17

 Bretagne - Centre Val de Loire 

 22-13

 Occitanie - PACA

 16-21

 Centre Val de Loire - PACA 

 10-30

Poule B

 Nelle Aquitaine - AURA

 20-14

 Nelle Aquitaine - Normandie 

 21-15

 AURA - Antilles Guyane

 20-14

 Normandie - Antilles Guyane

 10-30

Poule C

 Bourgogne F. Comté - Pays Loire

 24-16

 Bourgogne F. Comté - Hauts de F. 

 17-18

 Pays Loire - Réunion 

 20-14

 Hauts de F. - Réunion 

 29-16

 


Poule D

 Ile de F. - Gd Est

 17-32

 Gd Est - Nelle Calédonie 

 31-16

 

 

Le diaporama des Interligues féminines par Yves MICHEL 

Interligues F / Eric Baradat:  

France

mardi 12 octobre 2021 - © Yves Michel

 9 min 14 de lecture

240 jeunes filles issues de la génération 2005-2006 sont réunies depuis hier à Tournefeuille dans la banlieue de Toulouse à l’occasion des Interligues. Une bouffée d’air pur et un moment de détection qu’Eric Baradat, le responsable du Parcours Performance Fédérale suit avec attention. Avec constamment le renouvellement de l'élite.

Mercredi, au terme des trois jours de compétition, Eric Baradat aura accompli un mini-marathon. Le patron de la filière féminine à la FFHB ne compte pas ses pas afin d’assister à toutes les rencontres proposées au cours des Interligues qui se déroulent depuis ce lundi dans la banlieue de Toulouse. Plus précisément à Tournefeuille, une localité qui avec l’aide très précieuse de la région Occitanie n’a pas hésité en juillet 2016 à démarrer la construction d’un ensemble de plus de 4000 m² inauguré deux ans plus tard. C’est dans ce cadre très fonctionnel et sur deux terrains largement aux normes et dotés de gradins, que se tient la compétition qui peut enfin être organisée, les deux dernières saisons ayant été perturbées par la pandémie. 

 
Pour la seule journée de lundi, quatorze matches ont été proposés et le technicien fédéral a fait le va-et-vient afin de ne rien rater. 
 
 
Quelle est l’importance de ces Interligues ? 

L’intérêt est majeur. Celui de pouvoir faire une détection nationale prioritairement de la génération 2005-2006 qui de par la pandémie, a été privée d’Interligues pendant deux ans et d’Interpôles pendant un an. Mais même si on a continué à travailler, à tourner dans les pôles, on n’a pas eu l’évaluation comparative de tout le monde au même endroit comme ici, avec tous les ultramarins et les structures métropolitaines. C’est un point central de notre dispositif de détection qui va aller progressivement vers les stages nationaux et la sélection nationale. 

 
Ces deux ans de pandémie ont été, je présume, difficiles à traverser ? 

C’est le moins qu’on puisse dire. A notre niveau, il y a eu un Mondial annulé le 1er été de la pandémie mais on a continué à travailler avec les sélections nationales. Là où cela a été beaucoup plus problématique, c’est dans la détection. A la fois la détection initiale en amont de nos pôles car quand il se passe plus rien, pour les alimenter, c’est compliqué, et en amont des stages nationaux quand on regroupe une quarantaine de joueuses pour réaliser le fléchage vers la sélection nationale. C’est là qu’on a été le plus en souffrance mais je dois reconnaître que le système a été plutôt résilient par rapport à cela. 

 
Vous avez du vous réinventer ? 

C’est un peu ça, en lien avec les collègues, on a travaillé pas mal, il y a eu beaucoup d’images d’entraînement mais c’est un fait, cela ne remplace pas ce qui peut se passer au cours d’une évaluation comme les Interligues. On a tout fait pour essayer d’entretenir la dynamique mais c’est vrai, c’est pénalisant. 

 
Est-ce que ces Interligues vont déboucher comme chez les garçons sur un gros rassemblement ? 

Cette épreuve est à cheval sur deux générations. Les 2005 qui sont en 1ère sont sélectionnables cette année, en U18 dans la génération 2004-2005 alors que les 2006-2007 vont alimenter les U16. Donc, les 2005, nous risquons d’en revoir aux Interpôles en janvier et les meilleurs 2006, on va continuer à les suivre et cela débouchera sur un rassemblement qui aura lieu au mois de mai. On a cette photo ici, au mois d’octobre mais on suit les filles qui nous intéressent toutes les semaines sur une plateforme où en images, nous pouvons voir ce qu’elles font dans les clubs. 

 

Concernant le renouvellement, doit-on être confiant pour les générations qui arrivent ? 

C’est le souci majeur d’un responsable de filière. C’est d’alimenter, de faire en sorte que lorsque France A a besoin de sang neuf, on trouve les réponses adéquates. Tout le cursus est au service de France A. Certainement qu’aujourd’hui, on est un peu mieux équipé qu’on ne l’a été à d’autres époques parce que le travail qui est mené est plus volontariste et peut-être plus efficace. Mais attention, dans ce milieu-là, quand tu dors, tu es mort ! La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain si on fait de l’autosatisfaction. Il faut qu’on fasse toujours mieux pour être en capacité d’alimenter le plus haut niveau. 

 
Le réservoir est-il bien rempli ? 

C’est du circonstanciel. Par moments, on va trouver plusieurs filles sur un poste et on va être un peu plus en difficulté sur un autre. 

 
Ce(s) poste(s) en souffrance est/sont-il(s) identifié(s) ? 

J’avais des inquiétudes pour le renouvellement sur le poste d’ailière droite dans l’aspect quantitatif et non qualitatif. On l’a vu avec l’arrivée de filles comme Alicia Toublanc qui pour moi était clairement identifiée ou Lucie Granier qui arrivent sur France A (elles viennent d’être sollicitées sur les deux matches qualificatifs à l’Euro 2022) mais on n’a pas pléthore d’éléments sur le poste. Il ne faudrait pas qu’on ait une hécatombe. 

 
Pour le reste, il n’y a pas de problème ? 

Il faut qu’on ait un flot continu de joueuses parce que ça créé une nécessaire émulation. Par expérience, je sais que si on n’est pas vigilant et qu’on verse dans la moindre autosatisfaction, à tous les niveaux, structure pôle, fédé, etc… tu « prends vite la porte dans la gueule » parce qu’en face, il y a une équipe de Hongroises, de Russes ou de Danoises qui va te donner une bonne leçon et cela va te ramener à la réalité. Il faut donc bosser en prenant en compte la spécificité du hand féminin qui nécessite certainement un peu plus d’accompagnement global que chez les garçons qui très vite, forment des projets. 

 
Comment ça ? 

Chez les filles, multiplier les compétitions, participer aux Interligues, c’est leur faire vivre une expérience qui relève du haut niveau et qui leur donne de l’ambition. Il faut créer du désir. Quand tu n’as pas ces compét’, tu t’entraînes toute la semaine dans un pôle, en fin de semaine tu rentres chez toi dans ton club mais tu n’as pas assez d’images pour te comparer et quelque part, c’est pénalisant. 

 
L’exposition avec l’or aux Jeux a-t-elle eu un effet locomotive ? 

Euhhh… Ce que je sens c’est une certaine fierté de ces jeunes filles de faire du hand féminin et d’appartenir à un sport qui est champion olympique et qui a donné une belle image avec aussi une grande performance du côté des masculins. Le fait que le hand féminin ait un résultat similaire à celui des garçons, cela contribue à susciter de l’engouement et de l’ambition chez ces jeunes filles. 

 
 

Ces interligues féminines organisées dans la banlieue toulousaine, c’est aussi un laboratoire pour l’arbitrage. Six jeunes binômes à peine plus âgés que les joueuses qui courent sur le parquet, se relaient au sifflet. Ils sont supervisés puis débriefés par Jérome Briois, conseiller technique sportif mais surtout responsable du PPF Arbitrage. Le dialogue est permanent avec les coaches (comme sur notre photo avec le coach de la sélection de Normandie) mais également les joueuses qui n’hésitent pas à demander des explications sur la pertinence de certaines décisions. Si certaines rencontres ont été plus disputées que d’autres, si les sanctions (exclusion temporaire) sont plus tombées d’un côté que d’un autre, tout est fait dans le respect de soi. Certains présidents de club par exemple devraient venir faire des stages de savoir-vivre et de savoir se comporter dans de telles épreuves. 

 
 

Les résultats de la 1ère Journée n’ont en fait pas réservé de grandes surprises au niveau de la hiérarchie. Une sélection, celle de Nouvelle-Aquitaine dans le sillage de sa demi-centre Louane Texier (notre photo), meilleure buteuse de la poule B, a fait forte impression en prenant l’ascendant sur la Ligue AURA et celle de Normandie. Les filles coachées par Lucille Bruxelles et Béatrice Blondy à qui il ne reste qu’une seule confrontation face à la sélection des Antilles devraient terminer invaincues et grandes favorites pour le titre. Dans la poule D, la seule à 3 équipes, Le Grand-Est n’a pas de rival et a infligé à ses deux adversaires (Ile de France et Nouvelle-Calédonie) de véritables corrections. Rien n’est fait en poule A entre PACA et Bretagne qui se rencontrent ce mardi à 11h30. En poule C, les Hauts de France qui ont remporté leurs deux oppositions (contre la Réunion et de justesse face à Bourgogne Franche Comté), sont en ballotage favorable pour terminer invaincus sauf si Pays de Loire vient semer le trouble. 

Poule A

 

 Bretagne - Occitanie

 19-17

 Bretagne - Centre Val de Loire 

 22-13

 Occitanie - PACA

 16-21

 Centre Val de Loire - PACA 

 10-30

Poule B

 Nelle Aquitaine - AURA

 20-14

 Nelle Aquitaine - Normandie 

 21-15

 AURA - Antilles Guyane

 20-14

 Normandie - Antilles Guyane

 10-30

Poule C

 Bourgogne F. Comté - Pays Loire

 24-16

 Bourgogne F. Comté - Hauts de F. 

 17-18

 Pays Loire - Réunion 

 20-14

 Hauts de F. - Réunion 

 29-16

 


Poule D

 Ile de F. - Gd Est

 17-32

 Gd Est - Nelle Calédonie 

 31-16

 

 

Le diaporama des Interligues féminines par Yves MICHEL