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Ce vendredi, on devrait y voir plus clair

Jeux Olympiques

mercredi 28 juillet 2021 - © Yves Michel

 5 min 38 de lecture

Même si certains ont failli créer l’exploit (comme le Portugal face à la Suède alors que l’Argentine a été par moments le poil à gratter de la Norvège), cette 3ème journée de compétition chez les hommes est tombée sous la logique. Tous les favoris annoncés se sont imposés et occupent les quatre 1ères places dans les deux groupes.

Groupe A

30 minutes, c’est ce qu’il a fallu à l’Espagne pour asseoir au tableau d’affichage une réelle domination face au Brésil. Et encore, elle doit une grande partie de son succès à la prestation de son portier Gonzalo Perez de Vargas (13 arrêts). Cinq minutes de disette en début de 1ère période lui ont fait craindre le pire (7-3 à remonter après 9’) et ce, malgré les banderilles plantées par les ailiers Ferran Sole et Aleix Gomez. Au passif de la Roja, un cruel manque d’intensité et il faudra l’entrée du vétéran Raul Entrerrios (40 ans bien frappés - photo de tête) que Ribera avait l’intention d’économiser sur ce match (c’est râté) pour enclencher la révolte. Un peu plus concentrée sur son sujet, l’Espagne a abordé le second épisode dans de meilleures dispositions, Alex Dujshebaev débloquant certaines situations. Sur la fin, le Brésil a payé la somme des efforts consentis jusque-là et a cédé, encaissant un rédhibitoire 6-1 en six minutes. Score final : 25-32. Troisième succès consécutif après celui contre l’Allemagne et la Norvège pour les Espagnols qui ont déjà l’esprit tourné vers la confrontation face à la France. Ils savent d’ores et déjà que c’est vendredi que pourrait se disputer la 1ère place du groupe. France-Espagne est un classique du genre. Ce sera des retrouvailles, six mois après le Mondial en Egypte où dans le match pour la médaille de bronze, les Tricolores s’étaient inclinés 29-35. 

Quel match ont livré Norvégiens et Argentins ! Et tout le mérite revient aux Sud-américains. En 1ère période, Sander Sagosen et les siens menaient de 6 buts et avaient semble-t-il fait le plus difficile pour assurer un succès qui ne devait pas leur faire défaut. Mais sept minutes plus tard, tout était remis en question puisque l’Argentine avait refait son retard et tout était à refaire (9-9 à la 24ème). Pour les Nordiques, rentrer aux vestiaires avec un but de mieux n’avait rien de sécurisant d’autant que l’Argentine qui n’avait toujours pas ouvert son compteur, n’avait rien à perdre. Tiens, la suffisance des hommes de Berge avait ressurgi et pourquoi ne pas en profiter dans le camp albiceleste ? Scénario indécis jusqu’à moins de 20 minutes du terme (19-18). Mais trop de ballons perdus (17 contre 10 en face) et trop d’indiscipline pour entrevoir l’ombre de l’exploit. Quand Kevin Gulliksen l’ailier de Minden a inscrit deux buts consécutifs, tout le monde a pu respirer dans le camp norvégien. L’Argentine tombe les armes à la main (27-23) mais cela ne suffit pas à son bonheur !

Le classement du groupe A c'est ici 



Groupe B 

La Suède dans le groupe B, c’est un peu comme la France dans le A. Lors de leurs deux 1ères sorties, les Nordiques avaient affronté Bahreïn et Japon, équipes réputées les plus faibles des six. Le Portugal était donc un 1er test de fiabilité (comme pour les Bleus face à leurs voisins allemands). Si les hommes de Guillaume Gille ont pu avoir quelques doutes sur la fin, assurant toutefois le gain de la rencontre, les coéquipiers du Montpelliérain Lucas Pellas n’ont pas montré la même assurance et se sont même faits peur en fin de rencontre. A 17 secondes du terme, ils menaient d’un but mais le Portugal a mal négocié sa dernière possession. 
En 1ère période et en début de seconde, les Lusitaniens ont souvent mis en difficulté leurs vis-à-vis sur leur jeu à 7 contre 6 mais les Suédois distancés, ont toujours trouvé des ressources pour recoller au score (18-18 à la 37ème). Plus présents dans les duels et pouvant compter sur un excellent Andreas Palicka dans les cages (12 arrêts à 30%), les Suédois ont pris l’avantage et ont donné l’impression de totalement maîtriser le scénario. Avec quatre longueurs d’avance à six minutes de la fin, personne ne voyait le Portugal refaire surface. Et pourtant ! Les amateurs de thriller ont été comblés.  Ballon perdu par les Suédois, arrêt de Capdeville, tir raté alors que Martins, Frade et Ferraz soignaient la conclusion, l’égalisation était proche. Mais le coup franc protégé n’a rien changé au scénario. Les vice-champions du Monde valident leur 3ème succès consécutif. Vendredi ils retrouveront l’Egypte qui s’est débarrassée d’un Japon valeureux mais limité en rotations (29-33) et deux jours plus tard, dans un duel fratricide, le tenant du titre olympique, le Danemark qui comme la Norvège chez les filles, parait intouchable. 

Ce mercredi, choc des cultures et différence de niveau, le Danemark affrontait le Bahrein. Si bien que Lasse Svan largement utilisé lors des deux 1ères sorties, avait été laissé dans les tribunes et pendant les 60 minutes, Niklas Landin et Henrik Mollgaard n’ont même pas été utilisés. Dans les cages par exemple, Kevin Moller s’est chargé de la totalité du boulot à 34% de réussite (10 arrêts). Les joueurs du Golfe Persique ont tenu la comparaison pendant 26 minutes (8-6) avant la machine Hansen se mette en route. Le Parisien Mikkel (celui qui est en photo ci-dessus) certes (avec 5 buts dont 2 à 7m) mais aussi Johan (avec un 6/6). Excellent finisseur sur son côté droit, verrou bien huilé en défense, l’ailier de Hanovre n’est pas le plus connu avec un tel patronyme mais pas le moins efficace. Dans la série mais avec un nom composé, un certain Toft Hansen, Henrik de Paris si vous préférez, s’est également illustré. Il avait la lourde tâche de suppléer Mollgaard dans le central et il s’en est très bien sorti. Avec une avance de 12 unités à la 54ème, que vouliez-vous qu’il arrive au Danemark. Bon, la concentration n’a pas été de tous les instants dans le money-time, ce qui a permis au Bahrein d’atténuer la sanction. Doux euphémisme… (31-21). 

Dans l’autre match du groupe B, le Japon a été battu par l’Egypte (29-33). Logique sur le papier, tant les champions d’Afrique ont plus d’armes dans chaque secteur. En fait, ils ont mis leur coup d’assommoir dans les dix dernières minutes avant la pause en plaçant un 8-3 que les Nippons ont pris de plein fouet. Retour aux vestiaires la tête basse (11-18). L’arrière droit Watanabé et le demi-centre Agarie dont on avait pu apprécier les qualités en amical contre la France puis Tokuda sur la fin, tenteront bien d’inciter à la révolte mais les Egyptiens n’auront aucune difficulté pour garder les commandes. 

Le classement du groupe B c'est ici 

Ce vendredi, on devrait y voir plus clair 

Jeux Olympiques

mercredi 28 juillet 2021 - © Yves Michel

 5 min 38 de lecture

Même si certains ont failli créer l’exploit (comme le Portugal face à la Suède alors que l’Argentine a été par moments le poil à gratter de la Norvège), cette 3ème journée de compétition chez les hommes est tombée sous la logique. Tous les favoris annoncés se sont imposés et occupent les quatre 1ères places dans les deux groupes.

Groupe A

30 minutes, c’est ce qu’il a fallu à l’Espagne pour asseoir au tableau d’affichage une réelle domination face au Brésil. Et encore, elle doit une grande partie de son succès à la prestation de son portier Gonzalo Perez de Vargas (13 arrêts). Cinq minutes de disette en début de 1ère période lui ont fait craindre le pire (7-3 à remonter après 9’) et ce, malgré les banderilles plantées par les ailiers Ferran Sole et Aleix Gomez. Au passif de la Roja, un cruel manque d’intensité et il faudra l’entrée du vétéran Raul Entrerrios (40 ans bien frappés - photo de tête) que Ribera avait l’intention d’économiser sur ce match (c’est râté) pour enclencher la révolte. Un peu plus concentrée sur son sujet, l’Espagne a abordé le second épisode dans de meilleures dispositions, Alex Dujshebaev débloquant certaines situations. Sur la fin, le Brésil a payé la somme des efforts consentis jusque-là et a cédé, encaissant un rédhibitoire 6-1 en six minutes. Score final : 25-32. Troisième succès consécutif après celui contre l’Allemagne et la Norvège pour les Espagnols qui ont déjà l’esprit tourné vers la confrontation face à la France. Ils savent d’ores et déjà que c’est vendredi que pourrait se disputer la 1ère place du groupe. France-Espagne est un classique du genre. Ce sera des retrouvailles, six mois après le Mondial en Egypte où dans le match pour la médaille de bronze, les Tricolores s’étaient inclinés 29-35. 

Quel match ont livré Norvégiens et Argentins ! Et tout le mérite revient aux Sud-américains. En 1ère période, Sander Sagosen et les siens menaient de 6 buts et avaient semble-t-il fait le plus difficile pour assurer un succès qui ne devait pas leur faire défaut. Mais sept minutes plus tard, tout était remis en question puisque l’Argentine avait refait son retard et tout était à refaire (9-9 à la 24ème). Pour les Nordiques, rentrer aux vestiaires avec un but de mieux n’avait rien de sécurisant d’autant que l’Argentine qui n’avait toujours pas ouvert son compteur, n’avait rien à perdre. Tiens, la suffisance des hommes de Berge avait ressurgi et pourquoi ne pas en profiter dans le camp albiceleste ? Scénario indécis jusqu’à moins de 20 minutes du terme (19-18). Mais trop de ballons perdus (17 contre 10 en face) et trop d’indiscipline pour entrevoir l’ombre de l’exploit. Quand Kevin Gulliksen l’ailier de Minden a inscrit deux buts consécutifs, tout le monde a pu respirer dans le camp norvégien. L’Argentine tombe les armes à la main (27-23) mais cela ne suffit pas à son bonheur !

Le classement du groupe A c'est ici 



Groupe B 

La Suède dans le groupe B, c’est un peu comme la France dans le A. Lors de leurs deux 1ères sorties, les Nordiques avaient affronté Bahreïn et Japon, équipes réputées les plus faibles des six. Le Portugal était donc un 1er test de fiabilité (comme pour les Bleus face à leurs voisins allemands). Si les hommes de Guillaume Gille ont pu avoir quelques doutes sur la fin, assurant toutefois le gain de la rencontre, les coéquipiers du Montpelliérain Lucas Pellas n’ont pas montré la même assurance et se sont même faits peur en fin de rencontre. A 17 secondes du terme, ils menaient d’un but mais le Portugal a mal négocié sa dernière possession. 
En 1ère période et en début de seconde, les Lusitaniens ont souvent mis en difficulté leurs vis-à-vis sur leur jeu à 7 contre 6 mais les Suédois distancés, ont toujours trouvé des ressources pour recoller au score (18-18 à la 37ème). Plus présents dans les duels et pouvant compter sur un excellent Andreas Palicka dans les cages (12 arrêts à 30%), les Suédois ont pris l’avantage et ont donné l’impression de totalement maîtriser le scénario. Avec quatre longueurs d’avance à six minutes de la fin, personne ne voyait le Portugal refaire surface. Et pourtant ! Les amateurs de thriller ont été comblés.  Ballon perdu par les Suédois, arrêt de Capdeville, tir raté alors que Martins, Frade et Ferraz soignaient la conclusion, l’égalisation était proche. Mais le coup franc protégé n’a rien changé au scénario. Les vice-champions du Monde valident leur 3ème succès consécutif. Vendredi ils retrouveront l’Egypte qui s’est débarrassée d’un Japon valeureux mais limité en rotations (29-33) et deux jours plus tard, dans un duel fratricide, le tenant du titre olympique, le Danemark qui comme la Norvège chez les filles, parait intouchable. 

Ce mercredi, choc des cultures et différence de niveau, le Danemark affrontait le Bahrein. Si bien que Lasse Svan largement utilisé lors des deux 1ères sorties, avait été laissé dans les tribunes et pendant les 60 minutes, Niklas Landin et Henrik Mollgaard n’ont même pas été utilisés. Dans les cages par exemple, Kevin Moller s’est chargé de la totalité du boulot à 34% de réussite (10 arrêts). Les joueurs du Golfe Persique ont tenu la comparaison pendant 26 minutes (8-6) avant la machine Hansen se mette en route. Le Parisien Mikkel (celui qui est en photo ci-dessus) certes (avec 5 buts dont 2 à 7m) mais aussi Johan (avec un 6/6). Excellent finisseur sur son côté droit, verrou bien huilé en défense, l’ailier de Hanovre n’est pas le plus connu avec un tel patronyme mais pas le moins efficace. Dans la série mais avec un nom composé, un certain Toft Hansen, Henrik de Paris si vous préférez, s’est également illustré. Il avait la lourde tâche de suppléer Mollgaard dans le central et il s’en est très bien sorti. Avec une avance de 12 unités à la 54ème, que vouliez-vous qu’il arrive au Danemark. Bon, la concentration n’a pas été de tous les instants dans le money-time, ce qui a permis au Bahrein d’atténuer la sanction. Doux euphémisme… (31-21). 

Dans l’autre match du groupe B, le Japon a été battu par l’Egypte (29-33). Logique sur le papier, tant les champions d’Afrique ont plus d’armes dans chaque secteur. En fait, ils ont mis leur coup d’assommoir dans les dix dernières minutes avant la pause en plaçant un 8-3 que les Nippons ont pris de plein fouet. Retour aux vestiaires la tête basse (11-18). L’arrière droit Watanabé et le demi-centre Agarie dont on avait pu apprécier les qualités en amical contre la France puis Tokuda sur la fin, tenteront bien d’inciter à la révolte mais les Egyptiens n’auront aucune difficulté pour garder les commandes. 

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