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Les Bleus n’ont aucune pitié pour leur hôte japonais

Jeux Olympiques

dimanche 18 juillet 2021 - © Yves Michel

 4 min 17 de lecture

Avant de quitter son camp de base et d’entrer mardi au village olympique, la France a surclassé le Japon (32-47) en match de préparation aux J.O de Tokyo. Dans le sillage d’un Vincent Gérard très efficace en 1ère période, les Bleus ont fait le job et Guillaume Gille a parfaitement pu faire tourner son effectif, utilisant 16 sur les 17 joueurs à sa disposition, seul le gardien Rémi Desbonnet restant sur le banc pendant la durée de la rencontre.

Chacun sa croix. Si Dagur Sigudsson, l’entraîneur de l’équipe du Japon a trouvé que ce match était « un peu trop amical », ses joueurs faisant preuve par moments de largesse, d’imprécision en  attaque et de carences dans le secteur défensif et que les 47 buts encaissés sanctionnent une note un peu trop salée au goût du technicien islandais, côté français, on ne va pas s’enflammer. Il ne s’agissait que du 2ème des 3 matches de préparation (après celui remporté à Créteil face à l’Egypte d’une longueur). Mais les champions d’Afrique avaient opposé des arguments bien plus costauds que leurs homologues nippons qui sont d’ailleurs dans la même poule qu’eux, lorsque le tournoi olympique va débuter. 

Le Japon qualifié d’office en tant que pays organisateur savait pertinemment à quel adversaire il devait faire face. Après les cinq premières minutes pendant lesquelles ils ont gardé le contact, avec quelques individualités intéressantes comme l’ailier droit Watanabe, ils vont se laisser irrémédiablement distancer. Les Français n’avaient pas à forcer leur talent et le rythme imposé n’était pas celui d’un match de très haut niveau. Guillaume Gille avait pourtant choisi d’aligner ce qui pourrait ressembler à son 7 majeur. Du classique avec Guigou-Abalo sur les ailes, Fabregas au pivot, sur la base arrière, N’Guessan et Mem sur les extrémités et Remili à la mène, Luka Karabatic permutant avec l’arrière gauche (puisque Lagarde sera aussi sollicité) en défense. Dans les cages, Vincent Gérard. Le Parisien, fortement critiqué ces derniers temps, a fait preuve de concentration et de sang-froid sur les intentions nippones. Lecture parfaite du jeu adverse, très attentif sur les tirs de loin, il a mis en échec les attaquants japonais. Bilan : un 0-6 en cinq minutes qui a marqué le 1er écart conséquent pour le camp tricolore. Pourtant, les hôtes ont trouvé quelques solutions notamment sur la relation arrière-pivot ou sur les décalages d’ailiers. Le gardien japonais Motoki Sakaï qui avait plutôt subi jusque-là derrière un axe central des plus friables, est parvenu à s’illustrer en s’offrant le luxe de détourner un pénalty face au spécialiste Mika Guigou qui pour l'occasion, "fêtait" sa 300ème sélection sous le maillot tricolore. Mais rien à voir niveau stats avec son vis-à-vis, Vincent Gérard pointant à la pause avec une bonne douzaine d’arrêts à son crédit (13-17 pour le score). 


Au retour des vestiaires, changement complet de paysage. A l’exception de Luka Karabatic qui va conserver son rôle en défense, Guillaume Gille va totalement renouveler sa formation avec l’apparition de Descat-Porte et Tournat sur la base avant, Nikola Karabatic, Mahé et Richardson derrière, Genty prenant sa place entre les barres. Les Nippons qui lors du 1er acte avaient beaucoup donné, vont progressivement céder. Au fil des minutes, l’écart ne va cesser d’augmenter en faveur des Bleus qui vont culminer à +18 (27-45 à la 55è). Sur cette 2ème période, Hugo Descat et Melvyn Richardson vont se montrer les plus efficaces et les Français inscrire comme d’ailleurs leurs hôtes, profitant du jeu à 7 contre 6, quelques buts dans la cage désertée. 

L’issue de cette confrontation (32-47) n’étonnera personne même si les plus grincheux feront remarquer qu’encaisser plus de 30 buts face à un adversaire qui est loin de figurer dans le gotha handballistique, ce n’est pas du niveau de l’équipe de France. Et encore, répétons-le, Vincent Gérard a été irréprochable durant les trente 1ères minutes.

Avant d’attaquer le tournoi olympique, samedi face à l’Argentine, les Bleus auront un test autrement plus conséquent et certainement plus consistant, mercredi face au Danemark. Ni plus, ni moins. Mikkel Hansen et les siens sont dans l’autre groupe et soignent eux aussi, leur préparation. En début de semaine, ils se sont mesurés à la Suède et ils ne se sont imposés que d’un but dans les dernières secondes (31-30). Pour les champions olympiques et du monde en titre, la performance malgré le succès a été caractérisée de mitigée notamment dans le projet de jeu. Contre les Français, ils voudront se rassurer d’où une confrontation qui pourrait s’avérer intéressante. Pour autant, le Danemark a laissé quelques forces dans le match contre la Suède puisque le meneur de jeu ex Raphaélois Morten Olsen et l’ailier Jakobsen se sont blessés. 


Japan Cup à Koshu (Japon) match de préparation pré-olympique

Dimanche 18 juillet (18h HL - 11h HF)

JAPONFRANCE         32-47  (MT : 13-17)

Evolution du score : 4-3 (5è) 4-9 (10è) 6-12 (15è) 9-14 (20è) 11-16 (25è) 13-17 (MT) 18-24 (35è) 20-30 (40è) 21-35 (45è) 23-39 (50è) 27-45 (55è) 32-47 (FIN)

Le diaporama du match par Yukihito Taguchi

Les Bleus n’ont aucune pitié pour leur hôte japonais  

Jeux Olympiques

dimanche 18 juillet 2021 - © Yves Michel

 4 min 17 de lecture

Avant de quitter son camp de base et d’entrer mardi au village olympique, la France a surclassé le Japon (32-47) en match de préparation aux J.O de Tokyo. Dans le sillage d’un Vincent Gérard très efficace en 1ère période, les Bleus ont fait le job et Guillaume Gille a parfaitement pu faire tourner son effectif, utilisant 16 sur les 17 joueurs à sa disposition, seul le gardien Rémi Desbonnet restant sur le banc pendant la durée de la rencontre.

Chacun sa croix. Si Dagur Sigudsson, l’entraîneur de l’équipe du Japon a trouvé que ce match était « un peu trop amical », ses joueurs faisant preuve par moments de largesse, d’imprécision en  attaque et de carences dans le secteur défensif et que les 47 buts encaissés sanctionnent une note un peu trop salée au goût du technicien islandais, côté français, on ne va pas s’enflammer. Il ne s’agissait que du 2ème des 3 matches de préparation (après celui remporté à Créteil face à l’Egypte d’une longueur). Mais les champions d’Afrique avaient opposé des arguments bien plus costauds que leurs homologues nippons qui sont d’ailleurs dans la même poule qu’eux, lorsque le tournoi olympique va débuter. 

Le Japon qualifié d’office en tant que pays organisateur savait pertinemment à quel adversaire il devait faire face. Après les cinq premières minutes pendant lesquelles ils ont gardé le contact, avec quelques individualités intéressantes comme l’ailier droit Watanabe, ils vont se laisser irrémédiablement distancer. Les Français n’avaient pas à forcer leur talent et le rythme imposé n’était pas celui d’un match de très haut niveau. Guillaume Gille avait pourtant choisi d’aligner ce qui pourrait ressembler à son 7 majeur. Du classique avec Guigou-Abalo sur les ailes, Fabregas au pivot, sur la base arrière, N’Guessan et Mem sur les extrémités et Remili à la mène, Luka Karabatic permutant avec l’arrière gauche (puisque Lagarde sera aussi sollicité) en défense. Dans les cages, Vincent Gérard. Le Parisien, fortement critiqué ces derniers temps, a fait preuve de concentration et de sang-froid sur les intentions nippones. Lecture parfaite du jeu adverse, très attentif sur les tirs de loin, il a mis en échec les attaquants japonais. Bilan : un 0-6 en cinq minutes qui a marqué le 1er écart conséquent pour le camp tricolore. Pourtant, les hôtes ont trouvé quelques solutions notamment sur la relation arrière-pivot ou sur les décalages d’ailiers. Le gardien japonais Motoki Sakaï qui avait plutôt subi jusque-là derrière un axe central des plus friables, est parvenu à s’illustrer en s’offrant le luxe de détourner un pénalty face au spécialiste Mika Guigou qui pour l'occasion, "fêtait" sa 300ème sélection sous le maillot tricolore. Mais rien à voir niveau stats avec son vis-à-vis, Vincent Gérard pointant à la pause avec une bonne douzaine d’arrêts à son crédit (13-17 pour le score). 


Au retour des vestiaires, changement complet de paysage. A l’exception de Luka Karabatic qui va conserver son rôle en défense, Guillaume Gille va totalement renouveler sa formation avec l’apparition de Descat-Porte et Tournat sur la base avant, Nikola Karabatic, Mahé et Richardson derrière, Genty prenant sa place entre les barres. Les Nippons qui lors du 1er acte avaient beaucoup donné, vont progressivement céder. Au fil des minutes, l’écart ne va cesser d’augmenter en faveur des Bleus qui vont culminer à +18 (27-45 à la 55è). Sur cette 2ème période, Hugo Descat et Melvyn Richardson vont se montrer les plus efficaces et les Français inscrire comme d’ailleurs leurs hôtes, profitant du jeu à 7 contre 6, quelques buts dans la cage désertée. 

L’issue de cette confrontation (32-47) n’étonnera personne même si les plus grincheux feront remarquer qu’encaisser plus de 30 buts face à un adversaire qui est loin de figurer dans le gotha handballistique, ce n’est pas du niveau de l’équipe de France. Et encore, répétons-le, Vincent Gérard a été irréprochable durant les trente 1ères minutes.

Avant d’attaquer le tournoi olympique, samedi face à l’Argentine, les Bleus auront un test autrement plus conséquent et certainement plus consistant, mercredi face au Danemark. Ni plus, ni moins. Mikkel Hansen et les siens sont dans l’autre groupe et soignent eux aussi, leur préparation. En début de semaine, ils se sont mesurés à la Suède et ils ne se sont imposés que d’un but dans les dernières secondes (31-30). Pour les champions olympiques et du monde en titre, la performance malgré le succès a été caractérisée de mitigée notamment dans le projet de jeu. Contre les Français, ils voudront se rassurer d’où une confrontation qui pourrait s’avérer intéressante. Pour autant, le Danemark a laissé quelques forces dans le match contre la Suède puisque le meneur de jeu ex Raphaélois Morten Olsen et l’ailier Jakobsen se sont blessés. 


Japan Cup à Koshu (Japon) match de préparation pré-olympique

Dimanche 18 juillet (18h HL - 11h HF)

JAPONFRANCE         32-47  (MT : 13-17)

Evolution du score : 4-3 (5è) 4-9 (10è) 6-12 (15è) 9-14 (20è) 11-16 (25è) 13-17 (MT) 18-24 (35è) 20-30 (40è) 21-35 (45è) 23-39 (50è) 27-45 (55è) 32-47 (FIN)

Le diaporama du match par Yukihito Taguchi

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