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Euro U19F : Le plus dur commence pour Eric Baradat

Euro

lundi 12 juillet 2021 - © François Dasriaux

 4 min 48 de lecture

Très convaincantes, les Bleuettes ont réussi un 3 sur 3 qui n’était pas facile à pronostiquer, vu la qualité des adversaires dans leur poule. Mais les résultats de cet Euro sont quand même assez étonnants. Retour sur cette phase préliminaire avec leur coach Eric Baradat et projection vers ce qui attend la France dans le tour principal qui sera tout sauf simple.


Si les victoires font du bien au moral et mettent les Bleuettes en bonne position pour accéder au dernier carré, les 3 matches ont été totalement différents dans leur déroulement et dans la production du groupe tricolore. Petite revue de ces 3 première étapes avec Eric Baradat : « On est très content de ce que les filles ont produit mais il ne faut pas se leurrer sur les écarts. Le + 9 face au Monténégro est très circonstanciel et il ne reflète ni l’écart sur le match ni celui entre les deux équipes. Par contre face à la Croatie, là on est sur un match très abouti avec une production défensive de premier plan et notamment une performance des gardiennes qui nous a étonné mais surtout ravi. Face aux Croates, on a su être très solide, faire vivre la balle et monter les ballons pendant 60 minutes. La victoire face à l’Autriche est anecdotique entre une équipe qui n’aurait pas dû se faire éliminer et une qui était déjà qualifiée. Après s’être fait châtier physiquement par le Monténégro on savait que la qualité de la base arrière autrichienne allait revenir et on a eu les pires problèmes à prendre le meilleur. Les filles étaient d’ailleurs assez déçues et mécontentes d’elles lors du débriefing. Mais jouer ce genre de match sans enjeu n’est jamais simple non plus. »



On est maintenant dans le vif du sujet avec dès demain un choc face à la Hongrie, véritable épouvantail dans cette catégorie d’âge. Sur ce match, Eric Baradat sait bien que tout sera très compliqué et que le manque de puissance de feu pourrait coûter cher aux Françaises, mais il ne reniera rien des qualités du groupe. « La Hongrie, c’est juste énorme sur cette catégorie. Il suffit de dire que cette catégorie (2002 – 2003) n’a jamais connu la défaite en match international pour comprendre la qualité de ce collectif. Alors on sait que tout sera très complexe. Mais on va y aller avec nos forces et nos faiblesses sans crainte du résultat. On sait qu’on manque de puissance de feu sur la base arrière, qu’on n’a pas des rotations énormes à ce niveau de jeu malgré tous les progrès des joueuses, donc on connaît nos faiblesses. Par contre on connaît aussi nos forces, une défense capable de mettre tout le monde sur le reculoir, des gardiennes qui, comme je l’ai dit, sont une très belle surprise de cet Euro. Et un jeu de défi, un jeu à travers et de prises de risque qui peut déstabiliser n’importe quel bloc défensif. Je serai ravi d’avoir une ou deux tireuses de loin pour varier le jeu, on ne les a pas et on fait avec. Maintenant le match face à la Hongrie n’est pas couperet, il nous restera la Roumanie le lendemain. »



C’est l’avantage de sortir avec ces deux points si précieux, les Tricolores possèdent un joker, et elles peuvent se permettre de le poser face à la Hongrie, même si l’exploit reste toujours possible. Sans ça, mercredi à 13h00 ce sera un match couperet : « Si on n’arrive pas à faire trébucher la Hongrie, on aura alors un vrai quart de finale face à la Roumanie. C’est une équipe complète, sans trop de faiblesses mais loin du statut de la Hongrie même si elle a tenu une mi-temps face à elle avant de lâcher. A voir où en seront les organismes au bout de 5 matches ». C’est visiblement la grosse inconnue de l’équation tricolore en Slovénie. Eric Baradat possède 8 ou 9 joueuses de gros potentiel à ce niveau mais derrière c’est un peu plus complexe. Sur la base arrière, derrière le quatuor Chambonnier – Grandveau – Kanoute – Modenel, les rotations seront compliquées à cette altitude de jeu. Et que dire de Sarah Bouktit, seule pivot de métier après les graves ennuis physiques qu’a connus Emmanuelle Thobor son binôme. Même si elle est dans le groupe en Slovénie, la pivot de Fleury est loin de pouvoir assurer des minutes de jeu à cette altitude pour le moment. Là encore, Eric Baradat va faire avec ou plutôt sans… « On savait avant de partir que le groupe n’était pas trop homogène. Pourtant des joueuses comme Laura Fauvarque a qui je demande de jouer en pivot et qui fait du mieux possible, Phellys Kibuey ou Iona Stemmer progressent vraiment dans cet Euro comme tout le reste du groupe, mais il en manque encore un peu pour défier la Roumanie ou pire la Hongrie. Là encore, on sait ce que l’on a et ce que l’on n’a pas, donc on fera avec… C’est le lot des équipes jeunes, faire avec ce que propose la catégorie d’âge et travailler pour le futur et donc les A. La saison prochaine, par exemple, on pourrait être privé de Lena Grandveau si Olivier Krumbholz décide de l’intégrer chez les A. On a connu ça avec Pauletta (Foppa), ce pourrait être le cas pour Lena et on devra faire sans, mais ce sera avec plaisir car on aura fait notre travail ». Mais avant de voir la pépite péageoise et peut-être Sarah Bouktit briller tout en haut de la pyramide, elles seront deux des atouts majeurs pour les Bleuettes pour décrocher un dernier carré qui validerait un Euro très réussi. Pour le moment, il est de bonne facture, reste à transformer cela en grosse satisfaction voire énorme réussite si affinités.

Euro U19F : Le plus dur commence pour Eric Baradat 

Euro

lundi 12 juillet 2021 - © François Dasriaux

 4 min 48 de lecture

Très convaincantes, les Bleuettes ont réussi un 3 sur 3 qui n’était pas facile à pronostiquer, vu la qualité des adversaires dans leur poule. Mais les résultats de cet Euro sont quand même assez étonnants. Retour sur cette phase préliminaire avec leur coach Eric Baradat et projection vers ce qui attend la France dans le tour principal qui sera tout sauf simple.


Si les victoires font du bien au moral et mettent les Bleuettes en bonne position pour accéder au dernier carré, les 3 matches ont été totalement différents dans leur déroulement et dans la production du groupe tricolore. Petite revue de ces 3 première étapes avec Eric Baradat : « On est très content de ce que les filles ont produit mais il ne faut pas se leurrer sur les écarts. Le + 9 face au Monténégro est très circonstanciel et il ne reflète ni l’écart sur le match ni celui entre les deux équipes. Par contre face à la Croatie, là on est sur un match très abouti avec une production défensive de premier plan et notamment une performance des gardiennes qui nous a étonné mais surtout ravi. Face aux Croates, on a su être très solide, faire vivre la balle et monter les ballons pendant 60 minutes. La victoire face à l’Autriche est anecdotique entre une équipe qui n’aurait pas dû se faire éliminer et une qui était déjà qualifiée. Après s’être fait châtier physiquement par le Monténégro on savait que la qualité de la base arrière autrichienne allait revenir et on a eu les pires problèmes à prendre le meilleur. Les filles étaient d’ailleurs assez déçues et mécontentes d’elles lors du débriefing. Mais jouer ce genre de match sans enjeu n’est jamais simple non plus. »



On est maintenant dans le vif du sujet avec dès demain un choc face à la Hongrie, véritable épouvantail dans cette catégorie d’âge. Sur ce match, Eric Baradat sait bien que tout sera très compliqué et que le manque de puissance de feu pourrait coûter cher aux Françaises, mais il ne reniera rien des qualités du groupe. « La Hongrie, c’est juste énorme sur cette catégorie. Il suffit de dire que cette catégorie (2002 – 2003) n’a jamais connu la défaite en match international pour comprendre la qualité de ce collectif. Alors on sait que tout sera très complexe. Mais on va y aller avec nos forces et nos faiblesses sans crainte du résultat. On sait qu’on manque de puissance de feu sur la base arrière, qu’on n’a pas des rotations énormes à ce niveau de jeu malgré tous les progrès des joueuses, donc on connaît nos faiblesses. Par contre on connaît aussi nos forces, une défense capable de mettre tout le monde sur le reculoir, des gardiennes qui, comme je l’ai dit, sont une très belle surprise de cet Euro. Et un jeu de défi, un jeu à travers et de prises de risque qui peut déstabiliser n’importe quel bloc défensif. Je serai ravi d’avoir une ou deux tireuses de loin pour varier le jeu, on ne les a pas et on fait avec. Maintenant le match face à la Hongrie n’est pas couperet, il nous restera la Roumanie le lendemain. »



C’est l’avantage de sortir avec ces deux points si précieux, les Tricolores possèdent un joker, et elles peuvent se permettre de le poser face à la Hongrie, même si l’exploit reste toujours possible. Sans ça, mercredi à 13h00 ce sera un match couperet : « Si on n’arrive pas à faire trébucher la Hongrie, on aura alors un vrai quart de finale face à la Roumanie. C’est une équipe complète, sans trop de faiblesses mais loin du statut de la Hongrie même si elle a tenu une mi-temps face à elle avant de lâcher. A voir où en seront les organismes au bout de 5 matches ». C’est visiblement la grosse inconnue de l’équation tricolore en Slovénie. Eric Baradat possède 8 ou 9 joueuses de gros potentiel à ce niveau mais derrière c’est un peu plus complexe. Sur la base arrière, derrière le quatuor Chambonnier – Grandveau – Kanoute – Modenel, les rotations seront compliquées à cette altitude de jeu. Et que dire de Sarah Bouktit, seule pivot de métier après les graves ennuis physiques qu’a connus Emmanuelle Thobor son binôme. Même si elle est dans le groupe en Slovénie, la pivot de Fleury est loin de pouvoir assurer des minutes de jeu à cette altitude pour le moment. Là encore, Eric Baradat va faire avec ou plutôt sans… « On savait avant de partir que le groupe n’était pas trop homogène. Pourtant des joueuses comme Laura Fauvarque a qui je demande de jouer en pivot et qui fait du mieux possible, Phellys Kibuey ou Iona Stemmer progressent vraiment dans cet Euro comme tout le reste du groupe, mais il en manque encore un peu pour défier la Roumanie ou pire la Hongrie. Là encore, on sait ce que l’on a et ce que l’on n’a pas, donc on fera avec… C’est le lot des équipes jeunes, faire avec ce que propose la catégorie d’âge et travailler pour le futur et donc les A. La saison prochaine, par exemple, on pourrait être privé de Lena Grandveau si Olivier Krumbholz décide de l’intégrer chez les A. On a connu ça avec Pauletta (Foppa), ce pourrait être le cas pour Lena et on devra faire sans, mais ce sera avec plaisir car on aura fait notre travail ». Mais avant de voir la pépite péageoise et peut-être Sarah Bouktit briller tout en haut de la pyramide, elles seront deux des atouts majeurs pour les Bleuettes pour décrocher un dernier carré qui validerait un Euro très réussi. Pour le moment, il est de bonne facture, reste à transformer cela en grosse satisfaction voire énorme réussite si affinités.

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